DCB/DBC Mobile beta
+

HEAD, sir FRANCIS BOND, soldat, homme de lettres, administrateur colonial, né le 1er janvier 1793 à The Hermitage, à Higham, dans le Kent, en Angleterre, fils de James Roper Mendes Head et de Frances Anne Burges ; en 1816, il épousa sa cousine, Julia Valenza Somerville, qui lui donna quatre enfants ; décédé à sa résidence de Duppas Hall, à Croydon, en Angleterre, le 20 juillet 1875.

Francis Bond Head descendait de Fernando Mendes, un juif espagnol, médecin personnel de Catherine de Bragance qu’il avait accompagnée en Angleterre en 1662. Le grand-père de Francis, Moses, avait épousé Anna Gabriella Head, héritière d’une famille de la gentry du Kent et son père adopta le nom de Head en héritant des propriétés d’Anna.

Francis obtint son brevet de lieutenant du Génie en sortant de la Royal Military Academy de Woolwich, en 1811. Il servit à Malte, à Waterloo, puis comme officier du Génie, en garnison à Édimbourg, après quoi il prit sa retraite avec demi-solde et le grade de major en 1825. Il occupa alors les fonctions de directeur de l’exploitation minière d’une firme qui avait des intérêts en Amérique du Sud. La firme perdit sa concession et cela fit de l’expédition un échec coûteux dont Head, dans ses Reports relating to the failure of the Rio Plata Mining Association de 1827, rendit ses employeurs responsables.

Head avait déjà établi des rapports, qui devaient durer toute sa vie, avec la maison d’édition John Murray qui avait publié, en 1826, ses Rough notes taken during journeys across the Pampas and among the Andes. Ce livre nous révèle son talent pour les descriptions pittoresques, son amour de la nature, son intérêt pour les peuplades primitives, sa méfiance profonde à l’égard de tout ce qui n’était pas anglais, sa tendance à l’impulsivité, à l’extravagance et à tout dramatiser. Ses livres et ses exploits lui valurent une certaine notoriété. On le surnomma « Galloping Head » à la suite de sa chevauchée à travers l’Amérique du Sud, de Buenos Aires aux Andes, une prouesse qu’il accomplit deux fois. La façon dont il démontra l’utilité du lasso dans le domaine militaire lui valut d’être créé chevalier par Guillaume IV en 1831. Il publia un certain nombre d’ouvrages par la suite, y compris des articles dans le Quarterly Review et, en 1834, celui de ses livres qui connut le plus de succès : Bubbles from the Brunnens of Nassau, récit de voyage aussi superficiel que plaisant dont il y eut six éditions. En 1834, il fut également nommé commissaire adjoint de l’Assistance publique dans le Kent, dans le cadre de la nouvelle loi, adoptée cette année-là. On prétendit qu’il dut cette marque de faveur à l’influence de lord Brougham.

En décembre 1835, on le nomma à un nouveau poste, et ce fut là une véritable surprise : on le chargea de remplacer sir John Colborne* qui exerçait les fonctions de lieutenant-gouverneur du Haut-Canada. Le ministre des Colonies, lord Glenelg, n’avait pas choisi Head parce qu’il l’avait confondu avec son cousin Edmund Walker Head*, ni à cause de l’influence de la famille de lady Head, mais bien parce que les réformistes les plus ardents du cabinet, et notamment lord Howick (qui devait devenir le troisième comte Grey) étaient persuadés, par la façon énergique dont Head avait exercé ses fonctions à l’Assistance publique et par les articles qu’il avait écrits sur le sujet, qu’il était tout désigné comme conciliateur pour le Haut-Canada. C’est pour cela également que Head, un peu surpris malgré tout, se rendit compte à son arrivée à Toronto, en janvier 1836, qu’on le considérait comme un « réformiste convaincu ». Le cabinet avait vraiment fait là un choix étonnant : Head avait si peu d’expérience dans le domaine de la politique qu’il n’avait jamais voté ; il ne s’était jamais intéressé aux affaires coloniales, et bien que son essai sur l’Assistance publique fût rédigé en des termes qui pouvaient plaire aux réformistes, il était véritablement fondé sur le conservatisme social le plus total.

Les premières mesures prises par Head, à titre de lieutenant-gouverneur, parurent de bon augure. Bien que la publication intégrale des instructions qu’il avait reçues de Glenelg fût quelque peu embarrassante pour la commission que dirigeait lord Gosford [Acheson*] au Bas-Canada et pour le gouvernement britannique, et qu’elle montrât à la fois son manque de soumission envers Glenelg et sa naïveté en politique, ce geste parut prometteur à bon nombre d’habitants du Haut-Canada. Puis, après une série d’entretiens avec des réformistes éminents, Head réussit à persuader John Rolph* et Robert Baldwin*, en dépit des hésitations de ce dernier, ainsi que John Henry Dunn*, le receveur général, de faire partie du Conseil exécutif. Moins de deux semaines plus tard, cependant, l’exploit de Head provoquait une crise ; les six conseillers protestèrent officiellement parce que Head ne les consultait pas sur tous les problèmes concernant l’administration de la province. La réponse de Head, fort bien rédigée et souvent attribuée au juge en chef John Beverley Robinson*, était inattaquable sur le plan constitutionnel. Puisque le lieutenant-gouverneur, aux termes de la constitution de 1791, était seul responsable du gouvernement et n’était obligé de consulter son conseil que sur des sujets bien précis, Head exigea que les conseillers modifient leur attitude ou donnent leur démission. Ces derniers choisirent de se retirer le 12 mars, après avoir exercé leurs fonctions pendant trois semaines. Les tories qui faisaient partie du conseil (il s’agissait de George Herchmer Markland*, de Joseph Wells* et de Peter Robinson*), bien que prêts à se dédire, en firent autant, car Head prétendait que le conseil devait agir à l’unisson ; il voulait sans doute également éviter l’impopularité que lui aurait valu le seul renvoi des nouveaux conseillers.

Dans cette controverse entre Head et son conseil, on avait gardé un ton modéré, mais l’Assemblée, elle, réagit violemment. Réformistes et conservateurs, à deux voix près, exigèrent de la part de Head plus de renseignements sur la situation. Sur réception des précisions demandées, on créa un comité chargé de faire enquête et de soumettre un rapport. Pendant que ce comité siégeait, le climat politique se détériora brusquement lorsqu’on apprit que Colborne avait, juste avant son départ, doté 57 presbytères anglicans. Aussi le rapport du comité à l’Assemblée le 15 avril fut très sévère, on traita Head de despote menteur dont la conduite déshonorait le roi qu’il représentait. L’Assemblée, en adoptant le rapport, vota également l’arrêt des crédits, privant ainsi le gouvernement de £7 000 qui devaient servir à payer les traitements des fonctionnaires. Head, furieux d’être attaqué personnellement, réagit trop violemment, mit de côté toutes les lois financières passées au cours de la session et prorogea la législature. Un mois plus tard, le 28 mai, il dissolvait le parlement et ordonnait que l’on procédât à des élections.

L’attitude qu’adopta Head, au cours de ces événements, fut celle d’un homme au-dessus des partis, injustement accusé par un faction d’être favorable aux conservateurs. Loin d’être captivé par le « Family Compact », il était arrivé à ses propres conclusions sur la politique de la province dès son arrivée, ou presque, et il ne changea jamais d’opinion. Le 5 février, il faisait savoir à Glenelg que la politique de conciliation des whigs était maladroite, et que les réformistes – tous les réformistes – constituaient le « parti républicain », et qu’ils cherchaient à se servir du gouvernement responsable pour rompre avec le gouvernement impérial.

Comme Head en avait exprimé l’intention en février, il « s’en remit au bon sens et aux bonnes intentions du peuple » pendant la campagne électorale la plus orageuse que la province ait jamais connue au cours de sa brève histoire et il lutta ouvertement contre les réformistes. Un grand nombre de facteurs causèrent la défaite totale de ces derniers, mais l’habileté dont Head fit preuve pendant la campagne électorale compta sûrement pour beaucoup. Usant d’un langage direct et vivant, il fit apparaître les complexités de la politique provinciale comme un simple affrontement entre les forces de la loyauté, de l’ordre et de la prospérité et celles d’une faction égoïste et peu loyale. Il arriva même à évoquer la menace d’une intervention extérieure (se gardant de préciser s’il s’agissait des Canadiens français ou des Américains) prête à appuyer les démocrates de la province et il s’exclama, se faisant l’interprète de la fidèle milice : « qu’ils y viennent, s’ils l’osent ». Pareille tactique « n’était peut-être pas dans les règles », admit-il à Glenelg « mais, ajouta-t-il en français, Mon Seigneur, croyez-vous donc qu’on fasse des Révolutions avec de l’Eau de Rose ? » Ce que Head appelait son « langage simple et familier » aurait sans doute stupéfié le ministère des Colonies mais il lui gagna des « centaines d’amis ». Conservateurs, modérés, immigrants de fraîche date, tous répondirent à son appel et s’unirent pour battre non seulement les plus éminents réformistes, tels que William Lyon Mackenzie*, Marshall Spring Bidwell et Peter Perry*, mais aussi la plupart de leurs partisans.

Head considéra le résultat des élections comme la preuve qu’il voyait juste et l’année suivante fut relativement paisible et heureuse pour lui. Au cours des étés de 1836 et de 1837, il parcourut la province sans formalités, rencontrant de nombreux colons et rendant visite aux Indiens, recueillant ainsi les anecdotes qui donnent tant de piquant à ses livres sur le Haut-Canada. Ses rapports avec la nouvelle Assemblée étaient bons et Head encourageait la majorité conservatrice à mettre en œuvre son ambitieux programme de travaux publics.

Mais, au cours de la même période, Head perdit une bonne partie de l’appui des modérés qu’il avait acquis lors de la compagne électorale ainsi que le prestige que sa victoire lui avait temporairement valu auprès du ministère des Colonies. Renvoyant un certain nombre de fonctionnaires, dont le médecin William Warren Baldwin* et le juge George Ridout, qui avaient fait preuve de sympathie à l’égard des réformistes pendant les élections, il entama au même moment une extraordinaire correspondance avec Glenelg, insistant pour que l’on abandonnât la politique de conciliation. Bien que Glenelg se rendît parfaitement compte que Ridout avait été traité injustement, Head refusa de lui rendre son poste et il ne voulut pas non plus nommer Bidwell juge. Selon Head, Bidwell était un « homme déloyal », encore qu’il reconnût que sa compétence dépassait de beaucoup celles des juges qui avaient été nommés dans la province. La vive animosité de Head à l’égard de Bidwell provenait sans doute du rôle que ce dernier avait joué comme orateur (président) de l’Assemblée réformiste. Quelle qu’en fut la raison, elle aveugla Head au point qu’il ne se rendit pas compte combien la nomination de Bidwell au poste de juge aurait pu cimenter l’alliance précaire qui s’était nouée entre conservateurs et modérés pendant la campagne électorale. Il fut vigoureusement attaqué pour sa réaction trop chevaleresque lors de la crise bancaire du début de l’année 1837 (il refusa de permettre aux banques provinciales de suspendre les paiements en espèce, comme l’avaient fait les banques des États-Unis et du Bas-Canada) au cours d’une session spéciale de la législature, convoquée pour tenter de résoudre la crise. L’impasse à laquelle en arrivèrent l’Assemblée et le Conseil législatif, bien qu’elle se terminât finalement selon les conditions de Head, montrait combien sa popularité avait diminué.

Les difficultés soulevées par le peu d’emprise de Head sur la politique provinciale furent bientôt reléguées au second plan par les événements qui devaient mener à une révolte armée en décembre, révolte dont on l’a traditionnellement rendu en grande partie responsable. Et pourtant, il faut chercher les origines de la rébellion de 1837 dans les antagonismes politiques et religieux antérieurs à son arrivée dans le Haut-Canada ainsi que dans les tensions sociales dues à l’immigration massive en provenance de la Grande-Bretagne, immigration qui changeait considérablement la composition de la population de la province. La situation critique dans le domaine agraire, la marche rapide du Bas-Canada vers la révolte et la personnalité de Mackenzie contribuèrent à la rébellion qui éclata dans le Haut-Canada, autant d’éléments dont on ne peut tenir sir Francis responsable.

Head n’était pourtant pas sans torts. Bien qu’il n’eût pas « volé » les élections de 1836, comme le prétendaient Mackenzie et les autres, son intervention sans précédent avait démoli l’ancien équilibre politique et créé un profond mécontentement au sein d’une minorité, l’hostilité inflexible dont il fit preuve à l’égard des réformistes, après les élections, et qui semblait avoir l’approbation du gouvernement britannique, avait fait disparaître chez beaucoup l’espoir d’une évolution graduelle qu’ils avaient entretenu un moment. Mais surtout, la façon délibérée dont il priva la province de son armée régulière, en novembre 1837, afin d’aider Colborne à faire face à l’état d’urgence au Bas-Canada, et cela malgré la connaissance qu’il avait des préparatifs de rébellion armée de Mackenzie et de ses partisans, était une provocation ouverte. Dans son Narrative (1839), Head explique : « plus j’encourageais [les rebelles] à me croire sans défense, mieux cela valait ». Il souhaitait « attendre le début des hostilités qui, j’en étais sûr, n’aboutiraient à rien » afin de bien faire ressortir la loyauté de la population. Comme le fit remarquer J. B. Robinson en lisant ce passage, « n’importe quel Anglais bien tranquille sera porté à dire que pareil homme susciterait la révolution n’importe où ! » La critique força Head à changer sa version dans The emigrant, publié en 1846. Cette fois, il prétendit que Colborne avait retiré les troupes sans le consulter, déclaration dénuée de tout fondement. Le 20 novembre 1837 encore, Head faisait savoir à Colborne qu’il envoyait des troupes au Bas-Canada « afin de défier, ni plus ni moins, les rebelles de passer de l’agitation à l’attaque » et en même temps, il l’assurait sottement, malgré les avertissements répétés du colonel James FitzGibbon* et de quelques autres, que « rien ne peut être plus satisfaisant que la situation dans la province à l’heure actuelle ».

Ce fut précisément le fait que le gouvernement se trouvait sans défense qui amena Mackenzie d’abord à proposer un coup de force puis, la nuit du 4 décembre, à y procéder. Quand on éveilla Head avec la nouvelle de la révolte, il semble avoir reçu un choc sérieux, si l’on en juge par sa conduite indécise et extravagante des jours suivants Le 7 décembre, la milice avait dispersé les rebelles dans la rue Yonge, au nord de Toronto, et Head (tout comme Mackenzie avant la bataille) céda à sa passion pour l’exagération en ordonnant de brûler la taverne Montgomery [V. Montgomery], la résidence et les bâtiments de David Gibson*, un des meneurs de la rébellion, tout en accordant le pardon immédiat à des rebelles prisonniers de moindre importance. Il avait déjà réglé un autre compte en persuadant Marshall Spring Bidwell, qui n’avait pas pris part à la révolte, de s’exiler volontairement.

Après la répression des soulèvements dans la province, Head, sa confiance revenue ; se lança avec son énergie habituelle dans la tâche de diriger les mouvements de la milice à la frontière, afin de parer à la menace que représentaient Mackenzie et ses nouveaux partisans américains. Au beau milieu de toutes ces activités, il apprit, par une dépêche de Glenelg, que la démission qu’il avait donnée quelques mois auparavant avait été acceptée, à cause de son refus de rendre au juge Ridout son poste ou de lui faire connaître les raisons de son renvoi. Une des dernières réalisations de Head fut d’obtenir que le ministère des Colonies acceptât, à l’encontre des désirs du conseil, sa recommandation de mettre fin « au plus tôt » aux pouvoirs spéciaux dont jouissait Thomas Talbot* qui, depuis de longues années, dirigeait la colonisation de l’ouest de la province.

Head quitta le Haut-Canada convaincu qu’il l’avait conservé à l’Empire et, pendant plusieurs années, se battit sans résultats contre la politique coloniale d’hommes tels que Durham [Lambton*], James Stephen, lord John Russell et sir Robert Peel qui, d’après lui, gaspillaient les fruits de son travail. Même si Francis Head n’était jamais venu dans le Haut-Canada, il aurait laissé le souvenir d’un de ces hommes de lettres de l’Angleterre du xixe siècle, peu important sans doute, mais plaisant et quelque peu excentrique comme il y en eut tant à l’époque. Lord Melbourne qui accorda une entrevue à Head à son retour d’Amérique du Nord ne put s’empêcher de rétorquer à l’énoncé de ses nombreux griefs : « Mais, Head, vous êtes un tel original. » L’avoir choisi comme lieutenant-gouverneur fut une mesure singulièrement fâcheuse car la mise en œuvre de la politique du gouvernement whig et la situation de la province exigeaient la diplomatie et l’équilibre d’un habile politique et non les mélodrames auxquels se complaisait un homme de lettres devenu polémiste, un romantique qui souhaitait jouer les héros.

Head n’occupa plus jamais de poste officiel. Pendant les nombreuses années qui lui restaient à vivre, il écrivit une série d’articles et de livres dont le genre éphémère et la variété se reflètent bien dans les titres : Stokers and pokers (1849), Hi-ways and dry-ways (1849), The defenceless state of Great Britain (1850), A faggot of French sticks, or Paris in 1851 (1852), A fortnight in Ireland (1852), The horse and his rider (1860), Mr. Kinglake and his history of the Crimean War (1863), The life of Field Marshal Sir John Burgoyne (1872), ainsi qu’un recueil de ses essais, publié en deux volumes, en 1857.

L’année de la Confédération, sir Francis fit une demande auprès du cabinet afin que l’on rendît hommage à la contribution qu’il avait apportée au développement du Canada. Le 21 décembre 1867, la reine Victoria le nomma membre de son Conseil privé. Selon le premier ministre, lord Derby, cet honneur était « simple justice, et aurait dû lui être accordé plus tôt ».

S. F. Wise

On trouve une liste complète des œuvres de F. B. Head dans le British Museum Catalogue, mais les titres qui suivent sont les plus intéressants pour cette biographie : F. B. Head, Descriptive essays contributed to the Quarterly Review (2 vol., Londres, 1857) ; The emigrant (Londres, 1846) ; A narrative (Londres, 1839) ; réédité sous le titre A narrative with notes by William Lyon Mackenzie, S. F. Wise, édit. (« Carleton Library series », no 43, Toronto, Montréal, 1969) ; Rough notes taken during some rapid journeys across the Pampas and among the Andes (Londres, 1826).

APC, FM 24, A25 (Papiers Francis Bond Head) ; FM 24, A40 (Papiers Colborne) ; FO 5, A1, 160–180 ; FO 7, G1, 75.— PAO, Macaulay family papers ; Mackenzie-Lindsey collection ; Sir John Beverley Robinson papers ; John Strachan papers.— PRO, CO 42/429–42/431, 42/437, 42/439, 42/444.— Charles Lindsey, The life and times of William Lyon Mackenzie ; with an account of the Canadian rebellion of 1837, and the subsequent frontier disturbances, chiefly from unpublished documents (2 vol., Toronto, 1862), I : 355–401 ; II : 5–132.— [A. E. Ryerson], Sir F. B. Head and Mr. Bidwell (Kingston, H.-C., 1838).— J. C. Dent, The story of the Upper Canadian rebellion ; largely derived from original sources and documents (2 vol., Toronto, 1885).— M. A. FitzGibbon, A veteran of 1812, the life of James FitzGibbon (Toronto, 1894), 184–235.— S. W. Jackman, Galloping Head ; the life of the Right Honourable Sir Francis Bond Head, bart., P.C., 1793–1875, late lieutenant governor of Upper Canada (Londres, [1958]).— J. A. Gibson, The « persistent fallacy » of the Governors Head, CHR, XIX (1938) : 295–297.— H. T. Manning, The colonial policy of the Whig ministers, 1830–37, CHR, XXXIII (1952) : 203–236, 341–368.— H. T. Manning et J. S. Galbraith, The appointment of Francis Bond Head : a new insight, CHR, XLII (1961) : 50–52.— C. B. Sissons, The case of Bidwell ; correspondence connected with the withdrawal of Marshall Spring Bidwell from Canada, CHR, XXVII (1946) : 368–382.— William Smith, Sir Francis Bond Head, CHA Report, 1930, 25–38.

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

S. F. Wise, « HEAD, sir FRANCIS BOND », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 1 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/head_francis_bond_10F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique

Permalien: http://www.biographi.ca/fr/bio/head_francis_bond_10F.html
Auteur de l'article:   S. F. Wise
Titre de l'article:   HEAD, sir FRANCIS BOND
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   1 septembre 2014