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    DUFFY, JAMES – Volume XIV (1911-1920)

    décédé célibataire le 23 avril 1915 près d’Ypres (Ieper, Belgique)

    La Confédération

    Le gouvernement responsable

    Sir John Alexander Macdonald

    De la colonie de la Rivière-Rouge au Manitoba (1812–1870)

    Sir Wilfrid Laurier

    Sir George-Étienne Cartier

    Sports et sportifs

    Les Fenians

    Les femmes dans le DBC/DCB

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    BOULTON, GEORGE STRANGE, avocat, officier de milice, fonctionnaire et homme politique, né le 11 septembre 1797 à Greenbush, près d’Albany, New York, troisième fils de D’Arcy Boulton* et d’Elizabeth Forster ; il épousa en 1824 Elizabeth Boulton (décédée en 1836) qui lui donna trois enfants et, en 1840, Anna Maria Berk, née Walton, de Schenectady, New York ; décédé le 13 février 1869 à Cobourg, Ontario.

    Les Boulton arrivèrent au Haut-Canada vers 1800, et George Strange Boulton fréquenta l’école de John Strachan à Cornwall. Lorsque, aux environs de 1807, la famille s’établit à York (Toronto), il fut parmi les premiers élèves à s’inscrire à la Home District Grammar School du révérend George Okill Stuart. Admis au barreau en 1818, il commença à pratiquer le droit à Port Hope. Aux alentours de 1824, Boulton déménagea à Cobourg, après avoir été nommé registraire du comté de Durham, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort.

    À l’âge de 15 ans, il avait pris part à la guerre de 1812 et, en 1837, dès que la rébellion éclata, il se rendit en hâte à Toronto pour offrir ses services d’officier de milice à sir Francis Bond Head*. Pendant de nombreuses années, il fut colonel du 4e district de la milice du Haut-Canada.

    Dans les milieux politiques, on a qualifié Boulton de « remarquable pour son attachement à la cause des conservateurs qu’il n’a jamais manqué de soutenir jusqu’au jour de sa mort ». Il fut élu pour la première fois à la chambre d’Assemblée en 1824 pour y représenter Durham, mais son élection fut annulée en 1825 et il ne se présenta pas à l’élection partielle qui suivit. Sa deuxième tentative d’entrer à l’Assemblée en 1830 fut plus heureuse et il resta député de Durham jusqu’en 1841. Au cours des élections de cette année, un des partisans de son adversaire victorieux, John Tucker Williams, fut tué. Boulton nia avoir « engagé des hommes de main ou des fainéants », affirmant que les partisans de Williams étaient venus armés aux bureaux de scrutin et que ses propres partisans n’eurent recours à des bâtons que pour se défendre. Malgré cela, Boulton, connu pour sa bienveillance et sa générosité, surtout envers les pauvres, organisa une souscription en faveur de la famille de l’homme qui avait été tué.

    À l’Assemblée, Boulton appuya son frère, le procureur général Henry John Boulton, en votant au début des années 1830 pour l’expulsion de William Lyon Mackenzie et continua à voter contre ce dernier même après que son frère eut été démis de ses fonctions de procureur général à l’occasion de cette affaire. En 1834, Boulton s’opposa à l’une des clauses du projet de loi visant à ériger York en municipalité, clause qui prévoyait le scrutin secret aux élections municipales. C’est principalement à cause de son discours que le « vote au scrutin », qualifié par lui de « moyen mesquin et méprisable [...] tendant à encourager la fraude [...], le mensonge et la fausse représentation », fut rejeté par l’Assemblée.

    En juin 1847, Boulton fut nommé membre du Conseil législatif et il le demeura jusqu’à l’avènement de la Confédération. Il prenait ses fonctions au sérieux et pouvait être persuasif lorsqu’il s’agissait d’un sujet qui l’avait fortement touché. Pendant le débat sur les amendements à la loi agraire de 1847, Boulton appuya la proposition de Robert Baldwin Sullivan* qui voulait stimuler la colonisation en offrant des terres aux immigrants à titre gratuit ou à prix modique.

    Profondément attaché à l’Église d’Angleterre et membre de la Church Society depuis sa fondation en 1843, Boulton fut aussi commissaire du Cobourg Town Trust de 1858 jusqu’à sa mort. En sécurité sur le plan social et financier, il estimait que sa position privée et publique lui revenait de droit. Sa personnalité, contrairement à celle de son frère, Henry John, ne suscitait ni envie ni crainte. Dans les débats, il savait se montrer vigoureux et convaincant mais il semble que, dans l’exercice de ses fonctions parlementaires, il ait été guidé davantage par un certain esprit de « noblesse oblige » que par l’ambition ou l’appât du gain.

    Hereward Senior

    Colonial Advocate, 18241825.— Globe, 20 févr. 1869.— Toronto Patriot, 1833–1834, 1841, 1847, 3 mars 1869.— J. R. Robertson, Old Toronto : a selection of excerpts from « Landmarks of Toronto », E. C. Kyte, édit. (Toronto, 1954), 307.— H.-C., House of Assembly, Journal, 7 janv. 1831.— Armstrong, Handbook of Upper Canadian chronology, 81, 124.— CPC, 1862.— Political appointments, 1841–1865 (J.-O. Côté), 55.— Wallace, Macmillan dictionary, 73.

    Bibliographie générale

    FR:Citations

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    Information to be used in other citation formats

    Permalink: http://www.biographi.ca/fr/bio/boulton_george_strange_9F.html
    Author of Article:   Hereward Senior
    Title of Article:   BOULTON, GEORGE STRANGE
    Publication Name:   FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 9
    Publication Details:   FR:UNDEF:public_citation_publisher, 1977
    Year of publication:   1977
    Year of revision:   1977
    Access Date:   23 avril 2021