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DUNN, JOHN HENRY, fonctionnaire, homme politique, homme d’affaires et officier de milice, baptisé le 26 février 1792 à l’île Sainte-Hélène, fils de John Charles Dunn et d’Elizabeth Bazette ; le 4 mai 1820, il épousa Charlotte Roberts (décédée en 1835), et ils eurent six fils et deux filles, puis le 9 mars 1842, à Québec, Sophie-Louise Juchereau Duchesnay, et de ce mariage naquirent un fils et une fille ; décédé le 21 avril 1854 à Londres.

On croit que le père de John Henry Dunn, chirurgien originaire du Northumberland, en Angleterre, occupait un poste à l’East India Company. Il était assez riche pour offrir à son fils l’éducation qui convenait à un Anglais de bonne famille et pour marier sa fille, Mary Ann, à Francis William Ogilvie-Grant, plus tard 6e comte de Seafield. Cependant, on ne sait pas très exactement comment John Henry Dunn, dans la vingtaine avancée, obtint le poste à vie de receveur général du Haut-Canada. Lui-même attribuait ce fait à l’influence de Charles Grant (plus tard lord Glenelg), premier secrétaire d’Irlande et parent du mari de Mary Ann Dunn.

Nommé receveur général le 12 avril 1820, Dunn quitta l’Angleterre avant l’été en compagnie de sa femme de 19 ans, fille d’une riche famille du Sussex, pour s’établir à York (Toronto), dans le Haut-Canada. Il fut assermenté le 18 octobre et, en moins d’un mois, reçut du receveur général intérimaire, George Crookshank, l’argent, les obligations, les comptes et les grands livres dont il aurait la garde.

Dunn devait entre autres récolter les revenus imprévus et fonciers, et notamment les fonds provenant des terres de la couronne et des réserves du clergé, revenus qui étaient tous sous la responsabilité de la couronne par l’entremise de son représentant, le lieutenant-gouverneur. Le receveur général assistait en outre la chambre d’Assemblée de la province en recueillant les droits de douane, péages et autres taxes locales qu’elle pouvait fixer. Le salaire de Dunn reflétai*. son double rôle : il recevait £200 par année pour administrer les fonds de l’exécutif, une commission de 3 p. cent sur tout l’argent prélevé dans le Haut-Canada et une commission de 3,5 p. cent sur les droits de douane recueillis dans le Bas-Canada. Peu après sa nomination, la chambre d’Assemblée tenta de remplacer sa commission par un salaire fixe de £550. Dunn s’y opposa d’abord, mais, même si la Trésorerie britannique confirma le droit de la province de le payer comme elle l’entendait, la loi adoptée en vue du changement ne reçut jamais la sanction royale. Ce n’est qu’en juillet 1831 que l’Assemblée établit un salaire fixe, £700, qui, avec les £200 que Dunn gagnait comme représentant de la couronne et les £200 qu’il recevait en récoltant des fonds pour la Canada Company, lui permit de conserver le revenu annuel de £1 100 qu’il avait atteint sous l’ancien régime de rémunération.

Même si ses livres étaient soumis à une première vérification dans le Haut-Canada, Dunn soutint toujours que, à titre de receveur général, il était en dernier ressort comptable à la Trésorerie britannique. En 1824, s’appuyant sur cette conviction, il qualifia d’« injustifiables » les critiques que lui adressaient le procureur général John Beverley Robinson* et le juge en chef William Dummer Powell* parce qu’il avait prélevé un droit sur un emprunt qu’il avait négocié pour la province. Quand, en 1829, un comité formé par l’Assemblée pour examiner les comptes publics et présidé par Thomas Dalton* condamna tant les coûts disproportionnés du bureau du receveur général (causés en grande partie par ses émoluments) que ses méthodes inefficaces de comptabilité, Dunn déclara « impossibles » les « très nombreuses erreurs » relevées dans ses comptes. Tout aussi sensible aux critiques que les autorités britanniques émettaient sur son salaire et ses méthodes comptables, Dunn tenta constamment de jouer sur sa double imputabilité pour éluder ses responsabilités envers ses patrons provinciaux et impériaux et pour se garantir face à eux une certaine indépendance. Les succès qu’il connut au début de sa carrière en résolvant les difficultés financières de la province lui permirent d’élargir peu à peu ses pouvoirs discrétionnaires de receveur général. Ce n’est que lorsque le Haut-Canada se trouverait acculé à la faillite que l’exécutif et l’Assemblée parviendraient à affirmer leur autorité sur leur agent des finances.

Dunn était arrivé dans le Haut-Canada peu après qu’un différend eut éclaté avec le Bas-Canada au sujet de leur entente sur le partage des droits prélevés dans les ports bas-canadiens. À la suite de cette controverse, le Haut-Canada n’avait reçu aucune partie de son dû depuis juillet 1819, ce qui signifiait pour lui, d’après le rapport soumis en 1821 par les commissaires représentant le Haut-Canada aux négociations entre les deux provinces, William Claus*, Thomas Clark* et Allan MacLean*, une perte annuelle de près des « quatre cinquièmes [de son] revenu total ». Devant un problème financier aussi grave, l’Assemblée envoya en 1822 le procureur général Robinson en Angleterre pour obtenir l’aide du gouvernement impérial. Entre-temps, Dunn faisait face à un problème immédiat, celui de composer avec la pénurie temporaire de recettes. Il pressa les receveurs des douanes du Haut-Canada de remettre les sommes qu’ils devaient, faisant ainsi passer le montant recueilli de £6 000 en 1820 à £9 500 un an plus tard. Fait plus important encore, Dunn fit appel à des intérêts privés pour financer des activités publiques. En 1821, l’Assemblée l’autorisa à emprunter pour payer les arrérages de pension dus aux anciens miliciens de la guerre de 1812. À l’automne, la compagnie de Thomas Clark et de Samuel Street*, établie dans le district de Niagara, prêta au gouvernement £20 000 à 6 p. cent d’intérêt, taux maximum autorisé par la loi britannique sur le prêt usuraire. L’emprunt devait être remboursé par versements au cours des trois années suivantes. Toutefois, comme les recettes publiques ne suffisaient pas à couvrir la somme, le gouvernement permit à la Bank of Upper Canada de reprendre les débentures à mesure qu’elles arrivaient à échéance, ce qui revenait à emprunte d’une nouvelle source pour rembourser l’emprunt antérieur.

Même après que le différend avec le Bas-Canada eut été résolu, les difficultés financières du Haut-Canada ne se trouvèrent pas réglées. En effet, le Canada Trade Act, adopté en 1822 par le Parlement impérial, ne donnait pas au Haut-Canada de moyen de surveiller réellement la répartition des droits récoltés dans le port de Québec, alors le plus important, de sorte que la province ne pouvait pas augmenter suffisamment ses recettes pour faire face à des dépenses de plus en plus grandes au chapitre des travaux publics. Les revenus tirés de la Canada Company après le début de ses activités en 1826 [V. John Galt*] aideraient à couvrir les dépenses gouvernementales, mais, comme la province cherchait dans les années 1820 à améliorer ses routes et ses voies d’eau, le receveur général contracta des emprunts pour financer ces travaux. Jusqu’en 1830, par l’émission de débentures provinciales, Dunn emprunta plus de £90 000.

Dunn était personnellement engagé dans un projet privé de transport qui absorbait une part de plus en plus grande des recettes gouvernementales. En 1824, William Hamilton Merritt*, propriétaire de moulins, qui avait dressé un plan ambitieux en vue de relier les lacs Ontario et Erié, le persuada d’acheter des actions de la Welland Canal Company, nouvellement constituée, et lui demanda d’en devenir le premier président [V. George Keefer*]. Dunn refusa d’abord le poste, sans doute influencé par le manque d’enthousiasme avec lequel les milieux officiels et non officiels d’York avaient accueilli le projet de Merritt. L’année suivante, cependant, il accepta la présidence : sa décision coïncidait avec l’adoption d’un amendement à la charte de la compagnie obligeant chaque administrateur à verser au moins £250, ce qui assurait virtuellement une représentation majoritaire de l’élite d’York au conseil d’administration. Même si Merritt espérait seulement que le nom du receveur général aiderait à promouvoir la vente d’actions, il trouva en Dunn un ami personnel et un allié intéressant dans les cercles gouvernementaux. Dunn vendit personnellement à New York 6 000 actions d’une valeur totale de £75 000 et aida Merritt à obtenir de l’Assemblée une aide de £25 000, que la compagnie reçut au début de 1826. Plongée dans une situation financière difficile, en grande partie parce qu’un autre administrateur, le solliciteur général Henry John Boulton*, n’avait pas vendu les £100 000 d’actions réservées au marché londonien, la compagnie fit de nouveau appel au gouvernement. En tant que conseiller financier de celui-ci, Dunn maintint que l’État pouvait souscrire £50 000 d’actions en toute sécurité, sans grever ses ressources, ce qui fut fait en 1827. Au même moment, le lieutenant-gouverneur, sir Peregrine Maitland, achemina au ministère des Colonies un plan conçu par Dunn et proposant au gouvernement impérial de prêter £50 000 (cours d’Angleterre) aux promoteurs du projet. Merritt donna suite à cette initiative en se rendant en Angleterre en 1828 et obtint l’emprunt.

Le canal fut terminé en mars 1833, mais Dunn n’était plus président de la compagnie. Il avait démissionné en février, refusant de céder aux pressions des autres administrateurs, qui voulaient lui faire endosser personnellement un emprunt nécessaire pour payer plusieurs entrepreneurs. L’année suivante, les relations entre Dunn et Merritt se gâtèrent lorsque le receveur général, craignant une dépréciation excessive, refusa d’autoriser l’émission de £50 000 de débentures pour le canal Welland, même si Merritt avait déjà négocié un emprunt sur leur vente anticipée. Finalement, le gouvernement remboursa l’emprunt et annula les débentures, ce qui ne fit qu’accroître la dette publique, de plus en plus lourde.

Tandis que l’on exigeait que le gouvernement apporte son appui au canal Welland et à d’autres projets de transport et que les débentures parvenaient à échéance, Dunn prenait une part décisive aux efforts déployés par la province pour affermir sa position financière. En mars 1830, en vue d’éteindre la dette publique, la chambre d’Assemblée l’autorisa à négocier un emprunt à long terme en Angleterre où, croyait-elle, il obtiendrait de meilleures conditions que dans la province. Dunn s’adressa sans succès à plusieurs compagnies londoniennes dont l’activité principale était le financement du commerce britannique en Amérique du Nord. Trois ans plus tard, il fit une nouvelle tentative sur le marché londonien, n’ayant réussi, à ce moment, à rassembler dans le Haut-Canada qu’un peu plus de £10 000 des £250 000 nécessaires à l’amélioration de la navigation sur le Saint-Laurent, à la construction de routes et de ponts, à la réduction de la dette publique et au versement d’indemnités à ceux qui avaient subi des pertes pendant la guerre de 1812. Cette fois, Dunn obtint des réponses plus favorables. La Thomas Wilson and Company manifesta quelque intérêt à offrir un prêt à long terme de £200 000 (cours d’Angleterre). Le lieutenant-gouverneur, sir John Colborne*, permit à Dunn d’aller en Angleterre, où il arriva au début de septembre 1833 ; en octobre, il était de retour dans le Haut-Canada, ayant mené à bien ses négociations avec la Thomas Wilson and Company.

Une fois l’entente sanctionnée par l’Assemblée, le 6 mars 1834, la situation financière de la province s’améliora considérablement. Mais à la fin de l’année, le montant de l’emprunt était épuisé. Les dépenses publiques continuaient d’excéder les recettes régulières, d’autant plus que les travaux des canaux du Saint-Laurent étaient commencés. Le 16 avril 1835, l’Assemblée, pressée d’exploiter sa nouvelle source de financement, approuva tous les emprunts qui seraient négociés à Londres et autorisa Dunn à en contracter un de £400 000 (cours d’Angleterre). Arrivé à Londres pendant que la bourse connaissait un boom et que les titres d’Amérique du Nord étaient d’une grande valeur, Dunn parvint cet hiver-là à négocier la totalité de l’emprunt à de bonnes conditions auprès de la firme Baring Brothers et de la Thomas Wilson and Company. Malgré le pouvoir considérable (et peut-être inconstitutionnel) accordé à Dunn pour mener ces négociations à l’extérieur de la province et malgré les répercussions que pourrait avoir le refinancement continuel de la dette publique sur le marché de Londres, les succès du receveur général firent taire les critiques. William Allan, président de la Bank of Upper Canada, semble avoir été le seul à contester les pratiques fiscales de Dunn. Répliquant à Allan en 1834, Dunn défendit ses propres méthodes tout en révélant son mécontentement à l’endroit des pratiques bancaires conservatrices de celui-ci : « J’ai préconisé des emprunts à l’étranger plutôt que dans la colonie d’abord parce que l’argent est plus facile à obtenir et qu’il l’est à des conditions plus sûres, ensuite parce que cela laisse les ressources privées de la province à l’entreprise privée. »

Au sommet de sa carrière, en 1836, Dunn reçut une distinction qu’il désirait depuis longtemps. Devenu conseiller législatif le 1er mars 1822, il avait été incapable d’entrer au Conseil exécutif, malgré les efforts de sa sœur en 1822 et la recommandation de Colborne en 1834. Lorsque le nouveau lieutenant-gouverneur, sir Francis Bond Head*, envisagea de faire passer le nombre de conseillers de trois à six, le secrétaire d’État aux Colonies, lord Glenelg, lui indiqua que, sur la recommandation de son prédécesseur au ministère des Colonies, un siège avait été assuré à Dunn. Cherchant à élargir la représentativité du Conseil exécutif en y faisant entrer des réformistes, Head fut probablement soulagé d’entendre que la nomination de Dunn, avec celle de John Rolph* et de Robert Baldwin, recevrait l’appui de l’Assemblée, dominée par les réformistes. Les trois hommes furent assermentés le 20 février 1836. Mais le geste de conciliation de Head aboutit à un fiasco quand il refusa de tenir compte d’un document signé par les six conseillers dans lequel ceux-ci demandaient d’être consultés sur toutes les questions relatives au gouvernement de la province. Head leur intima de choisir entre leurs principes et leur poste. Même si Dunn, George Herchmer Markland*, Peter Robinson* et Joseph Wells étaient prêts à retirer leur signature, ils résignèrent leurs fonctions le 12 mars avec Baldwin et Rolph. Ainsi, en moins de trois semaines, Dunn perdit le poste auquel il avait aspiré pendant 16 ans.

Fâché par l’incident, Head fut exaspéré par la conduite subséquente du receveur général. En avril, l’Assemblée demanda à Dunn de se joindre à Marshall Spring Bidwell* et à Peter Perry, deux des critiques les plus virulents de Head, pour rencontrer Louis-Joseph Papineau* et deux autres réformistes du Bas-Canada, de toute évidence afin de discuter de l’aménagement du Saint-Laurent. Au lieu de décliner l’invitation sur le ton ferme que le lieutenant-gouverneur lui avait dicté d’adopter, Dunn répondit, soit naïvement, soit pour contrarier Head, que, malgré son désir, il ne pouvait pas accepter l’« honneur » que lui conférait l’Assemblée, en raison de ses autres fonctions et parce qu’il ne bénéficiait pas de l’appui du lieutenant-gouverneur. Même si Dunn prétendit pendant toute cette affaire n’avoir en vue que la promotion des travaux du fleuve, Head, furieux, exigea en vain de lord Glenelg qu’il le démette de ses fonctions. Aux yeux de Head, Dunn était un sympathisant du « parti révolutionnaire », et on raconta, dans le journal tory de George Gurnett*, qu’il faisait partie de la « cabale » qui s’était réunie chez John Rolph et qu’il versait de l’argent à la Canadian Alliance, organisation radicale [V. James Lesslie*]. Dunn démentit publiquement ces accusations.

S’il était clair, en 1841, que Dunn était un réformiste modéré, ses affiliations politiques antérieures sont difficiles à déterminer. Socialement, il détenait des postes réservés d’ordinaire à l’élite tory de Toronto. Il n’admettait pas être riche : en 1834, il confia à William Hamilton Merritt que seul le revenu de famille de sa femme, Charlotte, l’empêchait de s’endetter et, pendant les années 1840, il prétendit vivre de l’héritage qu’elle avait laissé à leurs enfants. Mais il détenait au gouvernement un poste important qui lui valait un salaire annuel appréciable, vivait sur un domaine spacieux, appelé Dunstable, envoyait son fils aîné à l’Upper Canada College et était un membre et un donateur en vue de l’église St James. Au cours des décennies 1820 et 1830, il appartint, comme des tories importants et des réformistes, à plusieurs associations communautaires : ainsi, il fut membre du conseil d’administration de l’hôpital général et commissaire de la Home District Grammar School, membre du Bureau chargé de la surveillance générale de l’éducation, président de l’Upper Canadian Temperance Society et de l’Auxiliary Bible Society, membre du conseil d’administration de la Bank of Upper Canada et de la Compagnie d’assurance de l’Amérique britannique contre le feu et sur la vie, colonel du 2 e régiment de milice de West York, trésorier de la loge maçonnique du Haut-Canada, protecteur du York Mechanics’ Institute et membre de l’Upper Canada Club. Pourtant, semble-t-il, il ne fit jamais partie de l’élite mondaine ou politique. Peu avant que n’éclate la rébellion de 1837 [V. William Lyon Mackenzie*], il indiqua à lord Glenelg que l’« esprit partisan » semait beaucoup de discorde dans le Haut-Canada. Soulignant qu’il n’appartenait à aucune formation politique, il fit valoir qu’il avait toujours tenté de concilier les deux groupes opposés. Deux ans plus tard, il écrivit à lord John Russell un long mémoire dans lequel il avançait : « L’union mettra fin aux partis [...] qui ont amené la province dans l’état lamentable que nous connaissons, et ces partis s’opposent de plus en plus l’un à l’autre. Tous deux comptent de grands talents et sont également dans l’erreur. » Mais en dépit de ses efforts d’impartialité, Dunn n’avait de toute évidence aucune affinité avec le « violent parti » des tories entre les mains duquel Head était tombé. Même s’il avait fait marche arrière lors de l’incident du Conseil exécutif, en 1836, son nom demeurait associé à ceux de Rolph et de Baldwin.

Les différends qui opposaient Dunn au lieutenant-gouverneur ne menèrent pas à sa destitution comme receveur général, mais ils lui compliquèrent la tâche lorsqu’il s’agit de contrer les effets que la crise internationale du commerce de 1836–1837 eut sur les finances du Haut-Canada. À la fin de 1836, le marché britannique des titres nord-américains, dont la hausse lui avait autrefois permis d’obtenir assez facilement des emprunts, connut un ralentissement considérable. De nombreuses rumeurs circulaient dans le Haut-Canada voulant que la Thomas Wilson and Company et la Baring Brothers, chez qui la province avait déposé des sommes estimées à £147 000 (cours d’Angleterre), étaient près de s’effondrer. En avril 1837, Dunn demanda d’être envoyé à Londres comme représentant de la province pour protéger les recettes et la poursuite des travaux du Haut-Canada contre la faillite des compagnies britanniques. Head refusa et envoya plutôt le solliciteur général, William Henry Draper*, tout en accordant à Dunn un congé personnel pour qu’il puisse l’accompagner.

À leur arrivée, en juin, la Thomas Wilson and Company avait déjà suspendu tous ses versements, dont celui d’une somme estimée à £80 000 (cours d’Angleterre), et destinée au Haut-Canada. Draper pressa le ministère des Colonies de rendre une ordonnance d’exécution au nom de la province, ce qui donnerait priorité à la couronne sur les créanciers privés de la compagnie lors du règlement de la faillite, mais pourrait signifier la ruine pour les banques ou compagnies canadiennes représentées par la Thomas Wilson and Company. Glenelg, découragé parce qu’il n’avait pas eu connaissance des emprunts antérieurs de la province, doutait qu’il soit politiquement sage de rendre une telle ordonnance et de léser ainsi les créanciers privés. Entre-temps, Dunn, qui était responsable de la perte des fonds provinciaux déposés en Angleterre, apprit qu’une autre société londonienne, la Glyn, Halifax, Mills and Company, avait pressenti le ministère des Colonies et accepté d’assumer, à compter de juillet, le paiement des intérêts sur les débentures provinciales détenues par la Thomas Wilson and Company. Introduit auprès de la société par un marchand bien au fait des affaires canadiennes, Robert Gillespie*, Dunn accepta l’arrangement de son propre chef, éliminant ainsi la possibilité qu’une ordonnance soit rendue et évitant à la province de manquer au versement de ses intérêts. On lui reprocha plus tard d’avoir contracté cette entente, car l’ordonnance aurait pu permettre à la province de recouvrer plus d’argent. Cependant, il ne fut jamais évident que le Parlement impérial aurait rendu une telle ordonnance à la demande de Draper ni que cette mesure n’aurait nullement terni la crédibilité du Haut-Canada sur le marché londonien. En août, Glenelg informa Head de l’intervention de Dunn et refusa de se prononcer sur la sagesse de l’entente, préférant soulever la question de savoir s’il était bon de confier les finances du Haut-Canada à une seule personne : « M. Dunn prétend avoir, et a très probablement, le droit de prendre au nom de la province des dispositions pécuniaires d’une grande portée dont l’adoption repose sur son seul jugement. » Malgré les doutes qui pesaient sur l’à-propos de son initiative auprès de la Glyn, Halifax, Mills and Company, Dunn s’était senti justifié, en juillet, de demander un titre de chevalier, qu’il n’obtint jamais. Il rentra au Canada en septembre.

Les négociations de Dunn à Londres n’avaient pas amené de nouveaux capitaux dans le Haut-Canada, et pourtant l’Assemblée cherchait £654 250 pour des travaux publics, et notamment pour la construction de deux chemins de fer. Comme la dépression continuait de sévir, les débentures du Haut-Canada étaient invendables à Londres. Le crédit de la province était d’autant plus affaibli que Head avait décidé, en l’absence de Dunn, de vendre £138 000 de débentures, payables à la compagnie Baring Brothers, mais sans en informer celle-ci, et qu’en plus la rébellion de 1837–1838 était en cours. À deux reprises, d’abord en 1839 puis un an plus tard, Dunn retourna à Londres, officiellement pour des affaires personnelles, tout en tentant de négocier un emprunt qui réduirait la dette de la province, car il avait déjà fallu réduire ou abandonner divers travaux. Dans les deux cas, il échoua. Il fallut l’union des Canadas, avec l’augmentation des revenus provinciaux, et un prêt de £1 500 000 (cours d’Angleterre), garanti par le gouvernement impérial, pour restaurer la stabilité financière du Haut-Canada.

Par sa résistance à toute réforme administrative de son bureau, Dunn perdit de la crédibilité au sein du gouvernement. À l’automne de 1839, le successeur de Head, le lieutenant-gouverneur sir George Arthur, créa, à la requête de l’Assemblée, des comités qui enquêteraient sur plusieurs services administratifs. Dunn, toujours sensible à la critique, fut probablement encore moins enclin à collaborer avec le comité enquêtant sur son bureau qu’il était présidé par son critique le plus tenace, William Allan, qui, quelques mois plus tôt, avait attaqué les vastes pouvoirs discrétionnaires du receveur général.

Le rapport du comité Allan condamna durement les pratiques en vigueur au bureau du receveur général et les résistances de Dunn à l’enquête. Étant donné la complexité des opérations et l’importance des fonds publics dont le bureau était responsable, une administration incohérente et hautement personnelle ne convenait plus. Le comité découvrit que, des £41 496 dues au Trésor public par le bureau, seules les £4 666 déposées à la Bank of Upper Canada et dans les coffres du bureau pouvaient être comptabilisées. Dunn prétendit que £10 560 avaient été envoyées à la Glyn, Halifax, Mills and Company pour couvrir une partie des intérêts sur les débentures de la province, mais il ne put pas le prouver immédiatement. Le solde de £26 270, expliqua-t-il, pouvait être obtenu sur demande chez son représentant personnel de Montréal, la Forsyth, Richardson and Company, où l’argent était, et avait toujours été, conservé à son nom. Il n’y avait rien d’irrégulier dans cet arrangement pour la garantie duquel Dunn avait reporté des obligations (elles-mêmes quelque peu sujettes à caution). En tant que receveur général, il devait pouvoir produire au moment et de la manière voulus par le gouvernement les fonds qu’il avait recueillis et, souligna-t-il, il était toujours prêt à le faire. Se rappelant ses désaccords antérieurs avec Allan sur la politique fiscale, Dunn se justifia d’avoir recouru à des représentants montréalais, la Banque de Montréal et la Forsyth, Richardson and Company, pour les finances et les opérations de change de la province. Il soutint que l’argent était déposé à Montréal plutôt qu’à Toronto pour que le receveur général, donc la population, puisse continuer de bénéficier des meilleures conditions d’achat de change qui y prévalaient.

Dunn ne voyait pas que l’entremêlement des finances privées et publiques, traditionnellement pratiqué dans plusieurs ministères britanniques, était démodé. En 1833, la Cour des comptes, à Londres, avait noté que, sous ce régime, Dunn pouvait tirer un profit personnel des fonds déposés chez ses représentants montréalais, argument qui avait été employé lors du débat sur la réduction de ses émoluments. Pourtant, rien ne prouvait, et il n’était guère probable, qu’il s’était risqué à spéculer avec les fonds dont il avait la garde. En 1835, devant le comité des griefs présidé par William Lyon Mackenzie, Dunn avait offert de collaborer à toute mesure créant un compte purement public et portant intérêt, à condition d’être libéré de ? ses cautionnements. Mais en 1840, Arthur fit remarquer au gouverneur en chef, Charles Edward Poulett Thomson*, que Dunn considérait toute critique et tout effort de réforme comme « un affront, une remise en question de son intégrité ». Une querelle éclata cette année-là entre Dunn et l’inspecteur général des comptes publics, John Macaulay, à qui Thomson avait demandé d’apporter des réformes dans la vérification des comptes du receveur général. Thomson, plus tard lord Sydenham, finit par intervenir en faveur de Macaulay et ordonna à Dunn de produire des états trimestriels qui rendraient compte des recettes et dépenses gouvernementales et indiqueraient l’endroit précis où les fonds publics étaient déposés. Ainsi, le gouverneur en chef s’assurait que Dunn n’aurait pas sur les fonds du gouvernement « la mainmise illimitée qu’il souhait[ait] ».

Malgré la résistance de Dunn aux réformes, Sydenham parvint à le faire plier ; en octobre 1839, le ministère des Colonies avait mis fin aux nominations à vie qui se faisaient pour de nombreux postes coloniaux, celui de Dunn compris. Vers la fin de 1840, Dunn fit discrètement savoir qu’il se présenterait dans Toronto aux prochaines élections générales comme candidat favorable à l’union à la condition que Sydenham le nomme receveur général des provinces unies. Le gouverneur en chef mesurait la valeur d’un candidat aussi populaire, mais il posa ses propres conditions à sa candidature. Dunn fut assermenté comme receveur général le 27 février 1841, avant les élections, mais seulement après avoir accepté, s’il était élu, de continuer à observer les instructions de Sydenham sur l’utilisation des finances provinciales et, s’il était défait, de démissionner.

Même si son avenir de fonctionnaire dépendait de sa victoire électorale, ce nouveau venu en politique faillit abandonner la chaude campagne de cette année-là à trois reprises, d’abord quand son cocandidat, Robert Baldwin, se retira, ensuite quand Baldwin fut remplacé par Isaac Buchanan*, homme politique au ton agressif, enfin quand Sydenham décida de faire de Kingston, et non de Toronto, la nouvelle capitale. Sir George Arthur, qui joua un rôle d’arrière-plan pendant la campagne, décrivit Dunn à Sydenham comme un « homme faible, soumis à l’influence du moment et entêté à l’extrême ». Il se plaignit à juste titre : « C’est une terrible tâche que de soutenir dans une campagne publique une personne d’un tel tempérament. » Francis Hincks*, rédacteur en chef du journal réformiste Examiner et candidat dans Oxford, se montra encore plus catégorique : « Dunn est un homme faible qui ne comprend pas la politique mais qui est pressé d’agir avec Baldwin et les réformistes. » Finalement, Dunn et Buchanan battirent leurs adversaires tories, George Monro* et Henry Sherwood, et paradèrent triomphalement dans les rues le 21 mars. La première et dernière victoire électorale de Dunn fut cependant troublée par la violence partisane car, ce jour-là, un homme fut tué lors d’une émeute.

Dunn poursuivit pendant les trois années suivantes une carrière sans histoire. Dans la nouvelle ère que l’Union avait inaugurée au chapitre des finances publiques, il fut largement éclipsé, pour ce qui était des questions de recettes, par Hincks qui, à titre d’inspecteur général des comptes publics, critiquait vivement ses méthodes démodées de tenue de livres et sa conception de la responsabilité des fonctionnaires. De son côté, Dunn n’hésitait pas, dans des conversations avec d’autres fonctionnaires importants, à avancer que Hincks avait été « mêlé aux insurrections de 1837 ». Le successeur de Sydenham, sir Charles Bagot*, tenait Dunn pour un incompétent et ne voulut pas lui confier la négociation du prêt de £1 500 000 garanti par le gouvernement britannique.

Au cours de ces années, Dunn prit de plus en plus parti pour la cause réformiste, s’engageant particulièrement envers Robert Baldwin et Louis-Hyppolyte La Fontaine*. Le 26 novembre 1843, il démissionna avec tous les autres membres de la coalition Baldwin-La Fontaine, Dominick Daly* excepté, pour protester contre le refus du nouveau gouverneur en chef, sir Charles Theophilus Metcalfe*, de consulter le Conseil exécutif sur le favoritisme. Dunn quitta le poste de receveur général au début du mois de janvier suivant, Bernard Turquand devenant receveur intérimaire. D’abord enivré par sa nouvelle liberté, Dunn demeura au Canada, apparemment pour soutenir la cause des réformes et du gouvernement responsable. En avril, il se réjouit de la victoire décisive remportée par La Fontaine lors d’une élection partielle à Montréal et dénonça « l’insolence et l’arrogance [des] tories enragés ». Toutefois, par suite des déceptions professionnelles qu’il avait essuyées depuis 1836, il considérait avec une ambivalence amère son avenir au Canada..

Sans le poste qu’il avait occupé pendant 23 ans, Dunn était comme un poisson hors de l’eau, nota un contemporain, et avait du mal à croire que le pays put se passer de lui. Oublié ou négligé par le monde politique et financier changeant de l’Union, il songeait à rentrer en Angleterre. Il se présenta néanmoins comme candidat réformiste dans Toronto aux élections générales de 1844 mais fut défait. L’année suivante, il quitta le Canada pour Londres, avec sa femme, une Canadienne française de 23 ans, et la plupart de ses enfants survivants. De retour en Angleterre après une absence de 25 ans, sans pension et sans perspective d’obtenir une autre nomination du ministère des Colonies, il espérait trouver « quelque emploi [...] par l’intermédiaire de [ses] is qui [avaient] du crédit ». À l’automne et à l’hiver de 1845–1846, il se plaignit à ses amis canadiens des impôts élevés et du « climat horrible et pourri,3 de Londres. Il exprima le désir de vivre à Montréal si jamais il en avait les moyens. Il attendit en vain d’être rappelé lorsque, en 1848, Baldwin et La Fontaine reprirent le pouvoir. Même s’il possédait encore quelques terres au Canada, il ne revint pas, semble-t-il, au pays qu’il avait fini par considérer comme le sien. Au printemps de 1848, il tenta de servir le gouvernement canadien en remplissant une mission familière, Hincks lui ayant demandé de négocier un emprunt auprès de la Baring Brothers, mais il échoua. Quatre ans plus tard, le maire de Toronto, John George Bowes*, le pressentit pour vendre au nom de la ville des obligations sur le marché londonien. Dunn demeura dans le pays qu’il affirmait détester jusqu’à ce qu’il soit « appelé à sa dernière vérification », le 21 avril 1854 à Londres. Même si, au cours de sa vie, il avait souvent parlé de sa mauvaise situation financière, il laissa une succession estimée à plus de £86 200. Il mourut avant que l’un de ses fils, le lieutenant Alexander Roberts Dunn, ne devienne le 25 octobre 1854 le premier récipiendaire d’origine canadienne de la Victoria Cross, pour son courage lors de la charge de la Light Brigade.

Dans une notice nécrologique parue dans le Mackenzie’s Weekly Message, William Lyon Mackenzie se souvint de l’ancien receveur général comme d’un « fidèle gardien de la bourse publique » qui avait apporté un puissant appui à la construction du canal Welland et des canaux du Saint-Laurent ainsi qu’à d’autres travaux publics. Pourtant, John Henry Dunn ne fut pas qu’un promoteur du développement de la province. Entre l’adoption du Canada Trade Act et l’Acte d’Union, il avait tenté d’assurer le financement des travaux d’aménagement en dépit des contraintes qui pesaient sur les finances provinciales. Pendant cette période, affirmerait-il plus tard, il avait préservé le Haut-Canada « de la faillite par [ses] propres efforts personnels ». Mais emprunter sur le marché londonien était un expédient temporaire qui ne pouvait résoudre les problèmes fondamentaux de fiscalité d’une province en plein essor. Néanmoins, comme les initiatives de Dunn permirent au gouvernement de s’engager plus avant dans l’économie et renforcèrent les liens entre le développement économique du Canada et le capital britannique, il eut, à titre de receveur général, une influence durable dans le domaine des finances publiques au Canada.

Ken Cruikshank

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Bibliographie générale

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Ken Cruikshank, « DUNN, JOHN HENRY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 2 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/dunn_john_henry_8F.html.

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Auteur de l'article:   Ken Cruikshank
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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1985
Année de la révision:   1985
Date de consultation:   2 septembre 2014