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OLIVER, FRANK (à sa naissance, son nom était Francis Robert Bowsfield, Bossfield ou Bousfield), imprimeur, marchand, rédacteur en chef et éditeur de journal, homme politique et fonctionnaire, né en septembre 1853 dans le comté de Peel, Haut-Canada, fils d’Allen (Allan) Bowsfield et d’une prénommée Anna (Hannah) ; le 6 juillet 1881, il épousa à Winnipeg Harriet Dunlop (1863–1943), et ils eurent cinq filles et deux fils ; décédé le 31 mars 1933 à Ottawa.

D’ascendance anglaise et irlandaise, les parents de Frank Oliver exploitaient une ferme dans le canton de Chinguacousy, au Haut-Canada. Tout en fréquentant une école secondaire non loin de chez lui, à Brampton, le jeune Frank travailla comme apprenti imprimeur dans un journal local. Selon une source d’information, il se brouilla avec son père et quitta le foyer familial ; il prit alors le nom d’Oliver, peut-être le nom de jeune fille de sa mère. Il trouva vite un emploi au Globe à Toronto, où il s’imprégna du libéralisme clear grit et de l’enthousiasme pour les possibilités de l’Ouest canadien qu’exprimait l’éditeur du journal, George Brown*. En 1873, Oliver s’installa à Winnipeg et obtint un poste au Manitoba Free Press [V. William Fisher Luxton*]. Il fut bientôt promu contremaître adjoint de l’atelier de composition. Comme il décrirait plus tard ses tâches, il « composait toutes les annonces, préparait la mise en forme et alimentait la presse pour [l’édition] tant quotidienne qu’hebdomadaire ».

Oliver, à l’instar de bien d’autres, prévoyait que le chemin de fer transcontinental qu’on projetait de construire passerait près du fort Edmonton (Edmonton), selon le tracé établi dans les années 1870 par Sandford Fleming*. Dans la perspective d’un développement rapide de la frontière agricole du Nord-Ouest, Oliver et un ami achetèrent, pendant l’été de 1876, huit charrettes à bœufs qu’ils remplirent de marchandises de traite, puis se mirent en route à pied. À Battleford (Saskatchewan), ils décidèrent que l’associé devait retourner à Winnipeg, tandis qu’Oliver se joignait à un groupe dont faisait partie John Andrew Davidson*. En octobre, le groupe atteignit sa destination, soit une colonie qui s’implantait autour du poste de la Hudson’s Bay Company. Oliver y dressa sa tente et ouvrit un magasin près du fort de la compagnie. Deux ans plus tard, il déboursa 25 $ pour l’achat d’un lopin de terre sur lequel il érigea un bâtiment plus durable en rondins. Chaque été, Oliver parcourait le long trajet aller-retour jusqu’à Winnipeg afin de se procurer des marchandises pour son magasin : produits d’épicerie, quincaillerie, marchandises sèches et vêtements. Après l’arrivée du télégraphe à Edmonton, en 1879, le télégraphiste Alexander Taylor commença à distribuer aux abonnés un bulletin écrit à la main contenant les nouvelles qu’il recevait chaque semaine de Winnipeg. L’intérêt d’Oliver pour cette initiative le mena à faire la connaissance de Taylor et éveilla en lui l’idée d’imprimer ces dépêches. L’été suivant, il fit l’acquisition de ce qu’il appelait une « presse jouet » et de quelques caractères typographiques ; en décembre, pendant un partenariat de courte durée avec Taylor, il lança le Bulletin, bientôt renommé Edmonton Bulletin, petit hebdomadaire qui diffusait également des nouvelles locales.

Au printemps de 1881, Taylor quitta l’entreprise pour cultiver la terre près du fort Saskatchewan (Fort Saskatchewan) et Oliver ferma le journal pour l’été. Pendant sa visite annuelle à Winnipeg, il épousa Harriet Dunlop, dont le frère, Alexander, alors imprimeur au Free Press, accepta de devenir son nouvel associé au Bulletin. Cette année-là, le début de la construction du chemin de fer canadien du Pacifique entraîna un boum économique à Edmonton. Un Bulletin augmenté et amélioré parut à la fin d’octobre, et Oliver semblait en position d’engranger des profits substantiels avec son magasin et son journal. Mais le désastre se produisit en 1882, quand la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique annonça qu’elle modifiait son trajet afin de passer par Calgary et le col Kicking Horse [V. sir William Cornelius Van Horne*]. Le marché immobilier s’effondra et le magasin d’Oliver fit faillite ; il dut licencier le personnel de son journal et Alexander Dunlop retourna à Winnipeg. Pendant les quelques années suivantes, Oliver vécut dans la précarité. Il va sans dire qu’il ressentait de l’amertume envers la société de chemin de fer et le gouvernement fédéral conservateur de sir John Alexander Macdonald*, qui avait approuvé le nouvel itinéraire.

Sans chemin de fer, la survie d’Edmonton dépendait de la conviction de promoteurs, tel Oliver, que l’avenir serait radieux. Le Bulletin se focalisa sur les affaires locales et présenta de plus grandes questions, d’ordre national et territorial, à travers le prisme des intérêts de la ville. Oliver adhéra tout naturellement à la politique des griefs, s’opposant, par exemple, aux lois foncières qui faisaient des premiers colons des squatteurs sans titre et favorisaient les nouveaux arrivants et les grands spéculateurs. Les Ontariens et les Manitobains, fit-il observer dans le Bulletin en février 1884, avaient dû recourir à la rébellion armée pour garantir leurs droits. « Si l’histoire doit servir de guide, quoi de plus évident que, sans rébellion, les habitants du Nord-Ouest ne doivent s’attendre à rien, tandis qu’avec une rébellion […] ils peuvent raisonnablement s’attendre à faire reconnaître leurs droits. »

Svelte, énergique, fougueux, arborant une moustache broussailleuse caractéristique, Oliver participa à de nombreuses assemblées publiques, dénonçant en particulier les actions autocratiques d’Edgar Dewdney*, lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest. En 1883, après qu’on eut fait d’Edmonton un district électoral, il devint le deuxième membre élu du Conseil des Territoires du Nord-Ouest, où les nominations prédominaient encore. Le conseil, comme l’organisme qui lui succéderait, l’Assemblée législative, était en grande partie sans affiliation politique et orienté vers l’électorat, même si la plupart des membres se disaient libéraux ou conservateurs. Oliver niait toutefois être un grit et affirmait : « nous soutenons des principes, non des hommes ». Il souhaitait que le district d’Edmonton reçoive sa juste part des crédits alloués pour les travaux publics, que la ville soit reconnue juridiquement, qu’on construise des écoles et qu’on satisfasse les revendications des Métis relatives aux certificats de concession [V. Amédée-Emmanuel Forget*]. À l’époque, le journaliste et avocat flamboyant Nicholas Flood Davin* décrivit Oliver comme « non seulement indépendant d’esprit et doté de grands talents naturels, mais aussi un homme d’une honnêteté transparente. Le genre d’hommes que l’air de liberté du Nord-Ouest engendre. »

Oliver était une source d’irritation pour Dewdney ; il se joignit au libéral James Hamilton Ross pour exiger que le conseil, au sein duquel les membres élus formèrent bientôt la majorité, soit habilité à administrer les affaires locales sans ingérence d’Ottawa ni du lieutenant-gouverneur. Son travail le plus constructif à titre de conseiller mena, en 1884, à la première ordonnance scolaire territoriale. Malgré sa préférence personnelle pour un seul système d’enseignement et une séparation complète de l’Église et de l’État, Oliver collabora avec les catholiques pour créer une structure d’écoles séparées protestantes et catholiques, comme le stipulait l’Acte des Territoires du Nord-Ouest de 1875. Néanmoins, sa position farouchement indépendante et controversée à l’égard des politiques de Dewdney devint une question débattue aux élections de 1885, à l’issue desquelles, au grand plaisir de ce dernier, Oliver essuya une défaite contre le Dr Herbert Charles Wilson, d’allégeance conservatrice et ayant, selon l’universitaire William S. Waddell, « des opinions modérées et des méthodes raisonnables ».

Dans ses éditoriaux, Oliver continua d’admonester Ottawa et d’exiger la mise en place d’un gouvernement responsable dans les Territoires du Nord-Ouest. Il remporta un siège dans l’Assemblée législative nouvellement créée en 1888. Trois ans plus tard, le gouvernement fédéral rendit l’assemblée entièrement élective et lui conféra des pouvoirs limités pour gérer les affaires locales. Le compromis déplut à Oliver, qui prétendait que « l’argent du peuple [principalement la subvention fédérale annuelle] devait être sous la gouverne des représentants du peuple. Jusqu’à ce que ce principe soit fermement établi, les lois promulguées par l’assemblée sur n’importe quel sujet peuvent être rendues caduques. » Sa réélection sans opposition en 1891 indiquait que la population soutenait largement sa position. Même s’il se déclarait tolérant, il était partisan de l’abolition du statut officiel de la langue française dans les territoires. Il préconisa également de restreindre la mainmise confessionnelle des écoles tout en accentuant la supervision gouvernementale, sapant ainsi les principes de l’ordonnance de 1884. Oliver approuva la prohibition de l’alcool et les demandes de l’Ouest pour obtenir plus de subventions du fédéral. En 1894, il persuada l’assemblée d’adopter le scrutin secret aux élections. Il continua de s’attaquer aux politiques fédérales dans les territoires et fut favorablement impressionné par le chef de l’opposition libérale, Wilfrid Laurier*, qui visita Edmonton en septembre de cette année-là. À un congrès tenu à Calgary au début de 1895, les libéraux désignèrent Oliver comme leur candidat fédéral dans le district d’Alberta ; Oliver insista toutefois sur le fait qu’il briguait les suffrages comme indépendant. Parmi ses revendications figuraient l’imposition de droits de douane à des fins uniquement lucratives, la fin du monopole de la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique, la réduction des frais de transport et de meilleures conditions pour le Nord-Ouest. Il triompha lors de l’importante victoire libérale du 23 juin 1896.

À Ottawa, l’arrivée d’Oliver créa un contraste saisissant avec son quasi invisible prédécesseur, Donald Watson Davis, représentant conservateur des élites de l’élevage et des affaires de la partie sud du district. Imbu du populisme des Prairies, Oliver épousait des thèmes qui, depuis longtemps, trouvaient un écho chez les Albertains. La convention territoriale de non-partisanerie était le produit non seulement de la dépendance envers le gouvernement fédéral, mais aussi de la perception que toutes les formes de politique étaient essentiellement locales. La tâche principale du membre élu était de refléter les intérêts de ses électeurs. Oliver insista sur le fait que, en tant que libéral indépendant, il donnerait son appui au gouvernement de Laurier à la condition qu’une attention satisfaisante soit accordée à ces préoccupations. Le temps était venu pour les cultivateurs de céréales, les polyculteurs-éleveurs et les résidents de petites villes, numériquement et moralement supérieurs, de s’affirmer contre les privilèges bien établis, la tradition et la corruption ; Oliver nota fièrement qu’en 1896, il avait profité du soutien de l’organisation agricole des Patrons of Industry [V. Charles Braithwaite*]. Au cours des quelques années suivantes, il dénonça l’échec du gouvernement à mettre fin au monopole foncier de la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique et attaqua ses politiques sur les droits de douane, l’immigration, les Amérindiens, le Crow’s Nest Pass Railway [V. John Duncan McArthur*] et la ligne du Yukon proposée ; en fait, il pouvait sembler plus apte à siéger dans l’opposition, mais il critiquait de façon encore plus virulente le bilan des conservateurs.

Aucun sujet ne faisait parler Oliver plus souvent et plus passionnément – et avec moins de tolérance – que l’immigration. Le but d’amener des colons dans l’Ouest, affirmait-il, était d’établir « une civilisation plus évoluée et meilleure dans ce pays ». Cet objectif exigeait une collectivité de voisins « de même sensibilité ». Accueillir ceux qui n’avaient pas « un instinct progressiste » ou « une tendance civilisée » compromettait sérieusement le développement de la collectivité souhaitée. En particulier, les Galiciens (Ukrainiens) et les doukhobors [V. Peter Vasil’evich Verigin*] ne pouvaient pas être « des citoyens de ce pays comme nous aurions souhaité qu’ils le soient ». La « population slave » constituait une « meule de moulin […] accrochée à nos cous ». Pour des raisons semblables, Oliver appuyait pleinement les efforts de la Colombie-Britannique pour restreindre l’immigration chinoise et japonaise : « Vous ne voulez pas que vos fils aillent en Colombie-Britannique et entrent en compétition avec des hommes qui vivent […] comme des cochons. » Selon ses dires, les Japonais, même si on devait peut-être les préférer aux Chinois, « ne sont pas des nôtres, ils n’appartiennent pas à notre civilisation, ils ne renforcent pas notre pays, et nous sommes ici pour nous-mêmes et non pour eux ». Le gouvernement, insistait-il, devait mettre en œuvre des politiques d’immigration beaucoup plus sélectives.

De toute évidence, Oliver contentait ses électeurs : il fut réélu en 1900, dans le district d’Alberta, où il battit à plate couture le conservateur Richard Bedford Bennett*, et, en 1904, à Edmonton, devenue l’une des quatre circonscriptions du district, où il remporta la majorité la plus importante au Canada dans ces élections. Au mois de février suivant, Laurier présenta des projets de loi pour créer les provinces d’Alberta et de Saskatchewan ; lorsque le ministre de l’Intérieur et surintendant général des Affaires indiennes, Clifford Sifton*, quitta inopinément ses fonctions en raison des dispositions sur l’enseignement contenues dans ces projets de loi d’autonomie de 1905, le premier ministre choisit Oliver pour le remplacer. Cette promotion reflétait probablement la popularité de ce dernier, mais aussi le fait qu’en 1897, il avait accepté la décision des libéraux de différer l’attribution du statut de province aux Territoires du Nord-Ouest et de leur accorder un gouvernement responsable dans un cadre limité seulement, car il croyait qu’une subvention plus importante rejoindrait les vraies préoccupations des gens de l’Ouest. Avant d’être nommé au cabinet, Oliver avait défendu la politique scolaire révisée par Ottawa et sa décision de conserver la mainmise sur les terres de la couronne et les ressources naturelles des nouvelles provinces. Il avait exercé des pressions pour qu’Edmonton devienne la capitale de l’Alberta. Les partisans de Calgary, dont le député conservateur Maitland Stewart McCarthy*, ne pouvaient pas faire grand-chose pour s’opposer à Oliver, qui fut ultérieurement mêlé à une manipulation des limites électorales favorisant les libéraux dans les circonscriptions de la province et la ville du nord au détriment de sa rivale du sud. Il usa également de son influence dans le choix d’Alexander Cameron Rutherford* comme premier ministre, le premier de la province.

Oliver était déterminé à laisser son empreinte sur ses ministères. Plus particulièrement, il présenta des projets de loi pour rendre la politique d’immigration plus sélective et renforcer les pouvoirs d’exclusion et de déportation du gouvernement. La loi de 1906 permettait une discrimination en partie d’après le rang social : les passagers de première classe n’étaient pas considérés comme des immigrants, contrairement à ceux des deuxième et troisième classes, qui étaient ainsi assujettis aux dispositions de la loi. Celle-ci était également sélective en matière de santé et de moralité : on refusait l’admission aux aveugles, aux sourds, aux aliénés, aux épileptiques, aux « faibles d’esprit » ou à ceux qui étaient affligés d’une maladie « détestable » ou contagieuse, ainsi qu’aux mendiants, aux miséreux, aux prostitués, aux souteneurs et aux personnes accusées d’un « crime impliquant une turpitude morale ». Toute personne qui, au cours des deux années suivant son arrivée, était incarcérée, hospitalisée ou devenue un fardeau public pouvait être expulsée. La loi habilitait le gouvernement à prohiber l’arrivée au Canada de « toute catégorie déterminée d’immigrants ». Le but d’Oliver était de diminuer le recrutement en Europe continentale et de favoriser les Britanniques.

En 1910, une nouvelle loi étendit les pouvoirs de déportation, renforça les moyens du gouvernement pour exclure des membres de « toute race jugée inadaptée au climat ou aux exigences du Canada » ou des immigrants de « toute catégorie, profession ou mentalité déterminées », rendit plus exigeant l’examen médical préalable à l’admission et introduisit une période de trois ans de « résidence », pendant laquelle la déportation pouvait être facilitée et les immigrants avaient peu de droits d’appel. Le Canada demeurait hostile aux nouveaux arrivants de couleur. La politique limitant le nombre d’immigrants du continent asiatique fut émise par le ministère de l’Industrie et du Commerce, même si Oliver contribua à sa formulation. Mais l’immigration noire, en grande partie des États-Unis, était sous sa responsabilité et, sous sa direction, elle fut sévèrement restreinte. L’opposition conservatrice critiqua le ministre principalement pour ne pas avoir imposé suffisamment de restrictions.

Dans la pratique, toutefois, le milieu du commerce canadien avait besoin de maintenir un contingent constant de main-d’œuvre à bon marché et ses exigences neutralisèrent l’application de la loi. L’immigration augmenta de façon spectaculaire pendant le mandat d’Oliver : elle passa de 141 465 personnes en 1905 à 331 288 six ans plus tard. Le ministre réduisit grandement les dépenses destinées à attirer des colons de l’Europe continentale, et intensifia ses efforts du côté de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Le Canada reçut une plus forte proportion d’émigrants de la Grande-Bretagne, mais ceux de l’Europe continentale continuèrent tout de même d’arriver en grand nombre ; comme résultat, le pourcentage de concessions statutaires enregistrées par des colons britanniques et américains évolua très peu entre 1905 et 1911, tandis que celui des colons du sud et de l’est de l’Europe passa de 8,7 à 13,1.

Comme de nombreux députés novices, Oliver était arrivé à Ottawa en 1896 avec deux idées fixes au sujet des peuples autochtones : le gouvernement dépensait trop pour eux et les tentatives de les instruire, en particulier dans des écoles techniques [V. Hayter Reed], étaient vaines. Pourquoi, demanda-t-il cette année-là, avoir investi annuellement près de 300 000 $ pour enseigner à moins de 1 000 élèves autochtones des Territoires du Nord-Ouest, tandis que la subvention globale accordée au gouvernement territorial se chiffrait à 242 000 $ pour instruire 10 000 élèves ? Comme ministre responsable des Affaires indiennes, cependant, Oliver défendait l’éducation comme moyen d’« élever l’Indien au-dessus de sa condition de sauvage », même s’il affirmait préférer les écoles des réserves aux pensionnats et s’opposait particulièrement à la séparation obligatoire des enfants autochtones de leurs parents. Malgré son discours et une diminution totale de près de 3 % de la population autochtone pendant les années de son mandat, les dépenses s’accrurent de plus de 12 %, le nombre de pensionnats augmenta de presque 15 % et des écoles de toute sorte d’environ 7 %.

Oliver prit des mesures décisives pour faciliter la cession de terres des réserves amérindiennes, politique que lui et le Bulletin avaient longtemps préconisée, et qui fut fortement soutenue par les colons et les hommes politiques, surtout dans l’Ouest. En 1906, il présenta une modification à la Loi sur les Indiens pour faire passer de 10 à 50 % le profit réalisé sur les ventes qui pouvait être distribué aux membres des bandes. En 1911, d’autres modifications, qui seraient connues globalement sous le nom de loi Oliver, permirent l’expropriation des terres amérindiennes, voire, dans certaines conditions, le déplacement des autochtones des réserves situées dans les villes ou à proximité. Des réserves d’un bout à l’autre du Canada furent touchées ; dans l’ouest des Prairies seulement, où il y avait eu six cessions de 1897 à 1904, on en compta 18 pendant le mandat d’Oliver, entre 1905 et 1911 [V. William Morris Graham]. Des autochtones de tout le pays furent persuadés ou forcés de renoncer à des milliers d’acres de terres ; les ventes, toutefois, rapportaient souvent beaucoup moins à leurs résidents qu’elles l’auraient dû. La réputation d’honnêteté du ministre fut entachée quand des officiels du ministère, des amis du gouvernement et lui obtinrent des lotissements substantiels à un prix bien moindre que la valeur du marché et tirèrent profit de leur revente.

Oliver fit des voyages dans le Territoire du Yukon en 1905 et, chose remarquable pour un homme de près de 57 ans, s’y rendit par le fleuve Mackenzie et la rivière Porcupine en 1910. Il fut le premier ministre fédéral à visiter Dawson et les champs aurifères. Il en résulta une démocratisation du gouvernement du Yukon, des changements administratifs nécessaires et quelques injections d’argent. Dans l’Ouest, les politiques d’Oliver favorisant les colons contribuèrent au déclin de l’industrie de l’élevage ; on laissa en effet venir à expiration de nombreux baux relatifs à d’immenses pâturages et les terres furent loties en concessions. À la suite de sa participation à la Convention forestière canadienne à Ottawa, en janvier 1906, Oliver présenta l’Acte concernant certaines réserves forestières pour assurer une gestion et une exploitation meilleures des forêts de la couronne. À titre de ministre responsable des parcs nationaux, il réduisit de façon draconienne la taille des parcs des Rocheuses (Banff), des Glaciers, des lacs Kootenay (lacs Waterton) et Jasper [V. John George Brown* ; William Pearce*] en vertu de la Loi concernant les réserves forestières et les parcs de 1911, qui remplaçait la loi antérieure ; une bonne partie des terres ainsi libérées furent déclarées réserves forestières à exploiter pour leur bois et leurs ressources minérales. Cette année-là, Oliver créa également la Direction des parcs du dominion au sein du ministère de l’Intérieur et nomma comme commissaire un homme compétent, James Bernard Harkin*. Entre 1907 et 1909, il avait importé du Montana le dernier grand troupeau de bisons des plaines au parc Elk (Elk Island), en Alberta.

Même s’il était le libéral dominant avant 1905 dans ce qui deviendrait la province d’Alberta, Oliver ne fut jamais un rassembleur. La rivalité parmi les membres du parti à Edmonton fut particulièrement marquée après cette date, quand le nouveau procureur général, Charles Wilson Cross*, mena une âpre bataille avec Oliver pour établir sa propre base de pouvoir dans la ville. Beaucoup crurent que le ministre fédéral et le Bulletin étaient derrière une bonne partie de l’agitation, qui mina le gouvernement de Rutherford, autour du scandale de l’Alberta and Great Waterways Railway en 1909–1910 [V. Arthur Lewis Watkins Sifton*]. Évincé du gouvernement et plein d’amertume, Rutherford lui-même défia sans succès Oliver pour la nomination libérale fédérale à Edmonton en 1911.

Oliver survécut à la défaite du gouvernement de Laurier cette année-là et devint rapidement l’une des mouches du coche qui harcelaient les conservateurs de Robert Laird Borden. Les tories croyaient qu’il y avait eu des malversations considérables dans l’administration des terres publiques et amérindiennes sous le règne des libéraux. En 1913, ils désignèrent l’avocat de Winnipeg Thomas Roberts Ferguson pour mener une enquête ; ce dernier remit son rapport au Parlement deux ans plus tard. Il était indéniable que des personnes clés, tant dans le ministère de l’Intérieur que dans celui des Affaires indiennes, comme, apparemment, Oliver et sa famille, avaient réalisé des profits par des manœuvres douteuses. L’ancien ministre avait également reçu 15 000 $ de la Grand Trunk Pacific Railway Company [V. Charles Melville Hays*] pour le Bulletin – seul investissement de cette société dans un journal – à une époque où il avait la haute main sur les terres dont le chemin de fer avait besoin. Oliver défendit son bilan, au cours d’un débat fort animé à la Chambre des communes le 14 avril 1915, mais ne fut pas convaincant : il rejeta simplement du revers de la main les preuves solides de conflits d’intérêts, de mauvaise gestion et de corruption flagrante.

D’abord publié hebdomadairement, le Bulletin était déjà devenu, en 1892, un bihebdomadaire, puis devint un quotidien en 1903. Oliver en fut le seul propriétaire jusqu’en 1898. Cette année-là, ses fonctions de personnalité publique nécessitèrent la participation d’autres personnes par le truchement dune forme restructurée de propriété, la Bulletin Company Limited. Oliver conservait un intérêt financier dans le journal, rédigeait des articles de temps en temps et continuerait de façonner ses « points de vue et politiques pendant plusieurs années à venir ». Malgré le parrainage du gouvernement libéral fédéral, les recettes du journal ne furent jamais considérables, surtout après l’apparition, en 1903, de l’Edmonton Journal, d’allégeance conservatrice et jouissant de solides appuis financiers. Jusqu’en 1912 environ, les deux journaux vendaient en gros le même nombre d’exemplaires, puis le Journal prit une avance décisive qu’il ne perdit pas. En 1921, par exemple, le Bulletin faisait état d’un tirage quotidien de 10 585 exemplaires, auquel s’ajoutait un tirage de 7 149 pour le bihebdomadaire ; le Journal, qui attirait plus d’annonces publicitaires et surclassait son rival pour la mise en pages et l’apparence, affichait quant à lui un tirage quotidien de 20 631 exemplaires.

Oliver abordait les relations entre les sexes d’un point de vue traditionnel. Il s’opposait à ce qu’on accorde des droits de concession à des femmes célibataires ; comme il l’affirma en 1910, il était essentiel pour le colon de « trouver une femme, et pour la femme qui [voulait] s’établir sur une terre dans le Nord-Ouest de trouver un homme, au lieu de posséder une terre à elle seule […] La femme célibataire ne peut pas amener la terre à la productivité dans des circonstances normales, même aussi bien que l’homme célibataire. » En 1931, à l’occasion du cinquantenaire de la fondation de la colonie de Clover Bar, en Alberta, il ferait observer : « C’est l’affaire de l’homme de diriger et de jouer le rôle de premier plan. C’est l’affaire de la femme d’insuffler à ce rôle inspiration, orientation et impulsion. » Oliver était également réfractaire à l’égalité de rémunération et de promotion pour les femmes dans la fonction publique. Au Bulletin, il employait peu de femmes. En parlant d’une linotypiste, il déclara – en guise de compliment – qu’elle était « l’un des meilleurs hommes qu’il avait ». L’une des premières journalistes qui travaillèrent pour cette publication, Miriam Green* Ellis, se rappellerait ultérieurement que « les femmes du bureau le rendaient plutôt perplexe […] même s’il n’avait jamais usé de discrimination envers elles […] Comme bien d’autres, il regroupait les femmes en une seule catégorie […] et s’attendait à ce qu’elles réagissent de la même façon. » Néanmoins, Oliver encourageait Mme Ellis et respectait son travail de journaliste en agriculture. En 1906, il engagea comme correspondante Katherine Angelina Hughes*, qui deviendrait archiviste de la province d’Alberta deux ans plus tard. De toute évidence, la femme d’Oliver, Harriet, s’accommodait du rôle de maîtresse de maison, hôtesse et mère aimante qui soutenait sa famille, renforçant ainsi les opinions de son mari au sujet des femmes.

En sa qualité de député, Oliver continua de manifester son indépendance. En 1916, quand son collègue libéral Ernest Lapointe* mit de l’avant une résolution, approuvée par Laurier, pour dénoncer le Règlement 17 de l’Ontario, qui restreignait les droits des francophones de la province, Oliver se joignit à d’autres libéraux de l’Ouest pour appuyer le gouvernement Borden dans la défaite de cette motion. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale, en 1914, le toucha dans sa vie tant publique que privée. S’intéressant depuis longtemps au traitement équitable des anciens combattants et de leurs familles, il fut désigné par Borden pour faire partie d’un comité spécial bipartite pour examiner les pensions des soldats invalides. En 1916, le comité recommanda des augmentations pour tous les grades, de simple soldat à capitaine. En novembre de cette année-là, son fils Allen fut tué au combat, peu après avoir été décoré de la Croix militaire pour sa bravoure. Ni cette perte ni le fait que son autre fils, John Sifton, surnommé Jack, était en service outre-mer ne persuadèrent Oliver des vertus de la conscription, à laquelle son Bulletin et lui s’opposaient. Au cours de la crise que souleva la question en 1917, il choisit de rester loyal à Laurier, que nombre de ses électeurs et lui respectaient personnellement. Il croyait que, dans une bataille juste, les libéraux avaient de bonnes chances de l’emporter. Il dénonça avec colère la Loi des électeurs militaires et la Loi des élections en temps de guerre présentées par le gouvernement Borden. Comme il l’avait correctement perçu, ces mesures avaient pour but d’assurer le succès d’une plateforme favorable à la conscription. Au cours des élections générales de cette année-là, Oliver remporta une faible majorité dans sa circonscription, puis perdit aux mains du candidat conservateur, le brigadier général William Antrobus Griesbach*, lorsqu’on dénombra les votes des militaires en service outre-mer.

Griesbach ne se porta pas candidat aux élections de 1921. Oliver, qui se présentait en appui aux libéraux de William Lyon Mackenzie King*, fut de nouveau défait, cette fois par un progressiste, Donald Macbeth Kennedy. La rebuffade mit fin à sa carrière politique. En 1923, le gouvernement de King le nomma à la Commission des chemins de fer pour le Canada, dont il fut membre jusqu’à l’âge de 75 ans. Pendant le reste de sa vie, il continua d’y agir activement à titre de conseiller. De nombreux libéraux de l’Alberta tentèrent en vain, en 1925 et 1926, de le convaincre d’accepter la direction du parti provincial. En 1923, il s’était départi de ses intérêts dans le Bulletin, qui battait de l’aile, mais il les racheta deux ans plus tard dans l’espoir de les revendre avec profit. Cependant, il ne les revendit qu’à une fraction du prix auquel il s’attendait et l’opération le laissa dans la gêne financière à un moment où il devait rembourser une dette en souffrance. Il esquissa une histoire de la traite des fourrures et un volume de ses mémoires (apparemment perdu). Il rédigea de nombreux articles sur ses premières années dans l’Ouest et sur des sujets d’intérêt contemporain. En 1931, la University of Alberta lui décerna un doctorat honorifique en droit.

La fin arriva subitement. En séjour à Ottawa pour les affaires de la commission et apparemment en excellente santé, Oliver tomba malade et mourut en quelques heures, le 31 mars 1933. On retourna sa dépouille à Edmonton, où il fut inhumé. Parmi les nombreux hommages qui suivirent son décès, deux d’entre eux révèlent une facette de l’ancien homme politique rarement perçue par le public. Plus de 20 ans après qu’il eut quitté ses fonctions, des employés de longue date du ministère de l’Intérieur se remémorèrent sa « nature des plus bienveillantes et généreuses » et déclarèrent que « beaucoup d’employés parlaient encore de lui avec respect et affection ». L’autre témoignage vint de la Ukrainian National Association, qui pleura avec un « profond respect » la perte de ce « grand homme d’État », qui « avait accordé son aide précieuse et son amitié aux vieux colons de la lointaine Europe qui avaient parcouru des milliers de milles pour installer leurs nouveaux foyers dans l’Ouest canadien », hommage rendu en dépit de la ferme position publique d’Oliver contre l’immigration ukrainienne.

Oliver légua un héritage assurément divers. Dans l’Ouest, il était considéré comme un pionnier visionnaire et dynamique. Par le Bulletin et sa carrière politique, il promut l’essor d’Edmonton et du centre-nord de l’Alberta. Il défendit le petit fermier et la région frontalière contre des intérêts enracinés – banques, chemins de fer, propriétaires de ranchs à grande échelle, grosses entreprises et leur instrument, le gouvernement fédéral – qui, selon lui, mettaient un frein au développement et au progrès. Son style d’argumentation coloré et implacable et son approche intransigeante étaient légendaires ; toutefois, ils provoquaient trop souvent la division. Oliver peut être vu comme l’un des fondateurs du système d’enseignement des Territoires du Nord-Ouest ; pourtant, il travailla ultérieurement à saper sa nature confessionnelle d’origine, préférant qu’il soit laïque, centralisé et géré par le gouvernement. Sous son administration, l’immigration atteignit des niveaux sans précédent et pourtant, ses politiques d’admission étaient extrêmement restrictives et reflétaient les valeurs chauvines et assimilatrices de la culture majoritaire. Son engagement pour assurer la cession des terres amérindiennes était prétendument suscité par le souhait qu’elles soient utilisées de façon plus productive pour l’agriculture, mais il découlait aussi des idées reçues sur l’incompétence autochtone et de l’appât du gain provenant des ventes. Ses premières prétentions à des qualités d’homme d’honneur et de principes dans la politique de l’Ouest furent entachées par son adhésion au favoritisme, à la corruption et à l’intérêt personnel lorsqu’il dirigea les ministères de l’Intérieur et des Affaires indiennes. Oliver n’était pas un homme d’affaires particulièrement prospère ; sous sa direction, le Bulletin perdit en réalité plus d’argent qu’il en généra. En fait, seule une nomination du gouvernement fédéral lui permit de vivre dans un confort raisonnable après 1923. L’un des fondateurs du libéralisme en Alberta, il contribua néanmoins, même s’il était loin d’en être entièrement responsable, aux âpres luttes intestines, aux divisions régionales et à la partisanerie intéressée qui en vinrent à caractériser le parti provincial, en particulier de 1910 aux années 1930.

Frank Oliver incarnait une bonne partie de l’époque de la colonisation en Alberta : ses passions, ses idéaux, ses espoirs, ses forces et ses faiblesses. Même après de nombreuses années de résidence à Ottawa, il resta étroitement identifié, dans l’esprit du public, à sa province d’adoption et, jusqu’à la fin, il fut connu sous le nom de Frank Oliver d’Alberta.

David J. Hall

De 1880 à au moins 1903, Frank Oliver a beaucoup écrit pour l’Edmonton Bulletin. Par la suite, il le fit de façon irrégulière. Certains de ses discours ont paru en version imprimée. « Canadian sentiment », prononcé au Canadian Club of Toronto, a été publié dans ses Addresses, 1909–1910 : 149–154. « Address delivered […] at the Clover Bar jubilee celebration » a paru dans J. P. Berry, Clover Bar in the making, 1881–1931 (s.l., [1931 ?]), 27–32, et des extraits d’un autre discours, dans The Grand Trunk Pacific Railway : pointed paragraphs from parliamentary speeches upon the new transcontinental line (s.l.n.d.). « Across the prairies fifty years ago », d’abord publié en deux parties dans Country Guide (Winnipeg), 15 sept. 1928, 3, 16–17 et 1er oct. 1928, 6, 45–46, a été réimprimé sous le titre « Frank Oliver’s journey to Edmonton, 1876 » dans Alberta Hist. (Calgary), 51 (2003), no 2 : 2–12.

La plupart des papiers personnels d’Oliver semblent avoir été détruits après sa mort. En 1992, un de ses descendants a donné une collection (PR1831) aux PAA : la plupart de ces documents datent des années 1920 et 1930, bien que quelques-uns fournissent de l’information sur des années antérieures. La collection a été utilisée pour dresser un portrait succinct d’Oliver, paru dans Alberta in the 20th century : a journalistic history of the province in twelve volumes [Ted Byfield et al., édit.] (12 vol., Edmonton, 1991–2003), 4 (The Great War and its consequences, 1914–1920, 1994) : 102–105. Dans les cinq premiers volumes de cette série figurent çà et là d’autres textes sur sa vie et sa carrière. Le Frank Oliver fonds (MS 172), conservé aux City of Edmonton Arch., contient des documents publiés et non publiés, ainsi qu’un volumineux dossier de coupures de journaux sur Oliver et sa famille.

Il existe deux importants mémoires sur Oliver : W. S. Waddell, « The Honorable Frank Oliver » (mémoire de m.a., Univ. of Alberta, Edmonton, 1950) et K. T. Hollihan, « “We want, not your money, but your citizenship” : the immigration policy of Frank Oliver » (mémoire de m.a., Univ. of Alberta, 1989).

Edmonton Bull., 7 avril 1905, 14 juill. 1930, 1er avril 1933.— Ottawa Citizen, 1er avril 1933.— Pierre Berton, The promised land : settling the west, 1896–1914 (Toronto, 1984).— Canada, Chambre des communes, Débats, 1896–1917 ; Parl., Doc. de la session, 1906–1934 (rapports du vérificateur général, 1904–1905, 1909–1910, 1929–1930 ; rapports du dép. de l’Intérieur et du dép. des Affaires indiennes, 1904–1912 ; rapports de la Commission des chemins de fer du Canada, 1923–1933).— Canadian annual rev., 1901–1933.— The Canadian newspaper directory (Montréal), 1892–1921.— P. [A.] Dutil et David MacKenzie, Canada 1911 : the decisive election that shaped the country (Toronto, 2011).— E. J. (Ted) Hart, J. B. Harkin : father of Canada’s national parks (Edmonton, 2010).— Heritage Community Foundation, « AlbertaSource.ca : l’Encyclopédie en-ligne de lAlberta »: www.albertasource.ca/fr/index.html (consulté le 1er août 2016).— K. T. Hollihan, « “A brake upon the wheel” : Frank Oliver and the creation of the Immigration Act of 1906 », Past Imperfect, 1 (1992) : 93–112.— Ninette Kelley et Michael Trebilcock, The making of the mosaic : a history of Canadian immigration policy (2e éd., Toronto, 2010).— A. B. Kilpatrick, « A lesson in boosterism : the contest for the Alberta provincial capital, 1904–1906 », Rev. d’hist. urbaine (Toronto), 8 (1980–1981) : 47–109.— M. [L.] Lang, Women who made the news : female journalists in Canada, 1880–1945 (Montréal et Kingston, Ontario, 1999).— W. F. Lothian, A history of Canada’s national parks (4 vol., Ottawa, 1976–1981), 1.— M. R. Lupul, The Roman Catholic Church and the North-West school question : a study in church-state relations in western Canada, 1875–1905 (Toronto, 1974).— Peggy Martin-McGuire, Cessions de terres des Premières Nations dans les Prairies, 1896–1911 (Ottawa, 1998).— D. R. Morrison, The politics of the Yukon Territory, 1898–1909 (Toronto, 1968).— L. G. Thomas, The Liberal party in Alberta : a history of politics in the province of Alberta, 1905–1921 (Toronto, 1959).— L. H. Thomas, The struggle for responsible government in the North-West Territories, 1870–97 (Toronto, 1956).— [E.] B. Titley, The frontier world of Edgar Dewdney (Vancouver, 1999) ; A narrow vision : Duncan Campbell Scott and the administration of Indian Affairs in Canada (Vancouver, 1986).

Bibliographie générale

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David J. Hall, « OLIVER, FRANK (Francis Robert Bowsfield, Bossfield ou Bousfield) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 16 déc. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/oliver_frank_16F.html.

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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
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