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THOMPSON, DAVID, trafiquant de fourrures, explorateur, arpenteur, juge de paix, homme d’affaires et auteur, né le 30 avril 1770 dans la paroisse St John the Evangelist, Westminster (Londres), fils de David Thompson et d’une prénommée Ann ; décédé le 10 février 1857 à Longueuil, Bas-Canada.

David Thompson était d’origine modeste et il passa les dernières années de sa vie dans la pauvreté. Cependant, le travail qu’il accomplit à titre d’explorateur et d’arpenteur lui a valu la réputation d’être l’un des meilleurs géographes parmi ceux qui firent œuvre de pionnier en Amérique du Nord. Ses parents venaient à peine de quitter le pays de Galles pour s’installer à Londres lorsqu’il naquit ; moins de deux ans plus tard, son père mourut, le laissant ainsi que sa mère et son jeune frère John dans une situation financière difficile. À l’âge de sept ans, Thompson entra au Grey Coat Hospital, école gratuite où l’on donnait une instruction morale et pratique aux enfants pauvres de Westminster, et il semble que, dès qu’il fut admis, il n’eut plus beaucoup de rapports directs avec sa famille. Par la suite, il fut inscrit à l’école de mathématiques du Grey Coat Hospital où il apprit les rudiments de la navigation et, le 20 mai 1784, la Hudson’s Bay Company l’engagea comme apprenti pour sept ans.

Thompson passa sa première année au service de la Hudson’s Bay Company sous la direction de Samuel Hearne* au fort Churchill (Churchill, Manitoba), le poste le plus au nord sur la rive ouest de la baie d’Hudson. Même s’il garda le souvenir d’une année pauvre en activités productives, Thompson fit une expérience qui dut stimuler son imagination et son goût de l’aventure : il copia des parties du manuscrit de Hearne, A journey from Prince of Wale’s Fort [...]. À l’automne de 1785, le comité de Londres de la Hudson’s Bay Company ordonna à Thompson de descendre à York Factory et il fit le voyage de 150 milles vers le sud à pied en compagnie de deux Indiens, en se nourrissant de ce qu’il trouvait en chemin. À York Factory, même si le comité avait donné l’ordre qu’il soit « écarté du commun et employé aux écritures, aux comptes et aux tâches de l’entrepôt », il passa au moins une partie de l’hiver dans les camps de chasse avec les travailleurs manuels. Cette expérience pratique fut pour lui un heureux contraste avec son travail de commis aux écritures qui l’amenait à assister l’irascible agent principal de York Factory, Humphrey Marten*, ou le nouveau commis aux écritures et comptable, Joseph Colen*.

Thompson fut envoyé dans les régions intérieures à l’été de 1786 et, en septembre, il quitta Cumberland House (Saskatchewan) en compagnie de Mitchell Oman – homme compétent mais illettré qui était originaire des Orcades – et de 13 autres personnes, pour aller établir le poste de South Branch House (près de Batoche) sur la rivière Saskatchewan-du-Sud. L’été suivant, à Cumberland House, il perfectionna, semble-t-il, ses connaissances de la langue crise, un atout indispensable pour qui voulait faire la traite des fourrures dans cette région. Le chef de poste était George Hudson, ex-élève du Grey Coat Hospital et ancien apprenti, dont la détérioration morale et physique allait être pour Thompson une leçon permanente sur les dangers d’un isolement prolongé. Au cours de l’été, Thompson connut également une expérience religieuse qu’il décrivit comme une partie de dames avec le diable. Cette expérience eut une forte influence sur son comportement jusqu’à la fin de sa vie et le confirma dans ses habitudes de sobriété et ses convictions religieuses.

Thompson demeura à l’intérieur des terres en 1787 et 1788, et il travailla sous la direction de William Tomison* à Manchester House (près de Standard Hill) et de James Tate à Hudson House (près de Brightholme). Il passa l’hiver de 1787–1788 avec les Peigans dans les contreforts des montagnes Rocheuses et il apprit leur langue. De retour à Manchester House à l’automne de 1788, il subit une grave fracture à la jambe droite le 23 décembre dans un accident de traîneau. À cause d’une forte enflure, il fut impossible de réduire correctement la fracture, de sorte que sa jambe mit du temps à guérir en dépit des excellents soins que Tomison, qui avait pour Thompson les attentions d’un père, dispensait à son jeune protégé. Au printemps, on transporta Thompson à Cumberland House où il fut soigné et se rétablit peu à peu. À la fin de l’été de 1789, il avait recouvré assez de forces pour se déplacer à l’aide de béquilles, mais il n’était pas en état de supporter le voyage de retour vers le cours supérieur de la rivière et il dut passer l’hiver à Cumberland House.

Ce séjour se révéla un moment décisif dans la vie de Thompson. Au début d’octobre, peu de temps après le départ des canots, Malchom Ross*, chef de poste à Cumberland House, et Thompson virent arriver l’équipe d’arpentage de Philip Turnor* qui se dirigeait vers la région de l’Athabasca. Thompson et Peter Fidler* étudièrent les mathématiques, l’arpentage et l’astronomie avec Turnor durant l’hiver de 1789–1790. Au printemps, Thompson n’avait pas encore repris ses forces et, pour comble de malheur, il avait perdu l’usage de l’œil droit. Il ne fut donc pas choisi par Turnor pour faire partie de l’expédition au lac Athabasca ; Fidler et Ross furent désignés pour compléter l’équipe. On envoya Thompson à York Factory pour terminer son apprentissage sous la direction de Colen, qui avait remplacé Marten comme chef résidant à cet endroit. Il semble que la décision de Turnor porta un dur coup à l’orgueil du jeune Thompson, et jamais il ne pardonna tout à fait à Ross et à Fidler d’avoir été choisis à sa place.

Par ailleurs, il faut reconnaître que Thompson avait résolu de mettre à profit les connaissances acquises grâce à Turnor. L’intérêt qu’il éprouvait pour l’arpentage et l’astronomie était très vif. Le 30 août 1790, peu de temps après son arrivée à la baie d’Hudson, il écrivit au secrétaire de la compagnie à Londres et lui offrit de faire des observations le long de la côte ; il demandait un sextant, des lunettes d’approche et des almanachs nautiques au lieu du costume habituellement offert aux apprentis à l’expiration de leur contrat. Au cours de l’année suivante, quand il n’était pas occupé à remplir ses fonctions de commis, Thompson organisait soigneusement les observations topographiques qu’il avait faites durant le trajet de Cumberland House à York Factory et il les soumit au comité de Londres en demandant une nouvelle fois d’être affecté à des travaux d’arpentage. Ses lettres furent bien accueillies. Son apprentissage terminé, on lui offrit l’habituel premier contrat de commis aux écritures pour une période de trois ans au salaire annuel de £15 ; dans une série de lettres privées, il fut également encouragé à continuer de s’intéresser à l’arpentage. En outre, on lui accorda les instruments d’arpentage qu’il désirait. Il avait donc toutes les raisons d’espérer que la compagnie allait bientôt le reconnaître comme arpenteur et il envisageait probablement de remplacer Turnor à ce poste. Cet espoir allait être comblé. À l’automne de 1792, Colen lui donna instructions de poursuivre les travaux accomplis par Turnor dans la région de l’Athabasca en traçant le plan des voies navigables de la région de Muskrat, entre les fleuves Nelson et Churchill. Cette étude devait fournir des renseignements sur les communications dans ce secteur, qui était depuis peu le théâtre d’une concurrence entre la Hudson’s Bay Company et la North West Company, et sur les rivières qui le traversaient et qui, croyait-on, offraient une route menant plus directement au lac Athabasca en passant par le lac du Caribou (lac Reindeer, Saskatchewan).

Après avoir hiverné à un poste qu’il construisit sur le lac Sipiwesk (Manitoba), Thompson établit le tracé d’une route qui menait au fleuve Churchill en passant par la rivière du Brûlé (rivière Burntwood) et il nota l’emplacement des postes d’hiver des deux compagnies. Incapable de se rendre au lac du Caribou sans l’aide d’un guide compétent, il retourna à York Factory. Le comité de Londres avait été convaincu par Turnor qu’il était important d’établir des postes dans la région de l’Athabasca pour rivaliser d’une manière efficace avec les Nor’Westers et, en mai 1793, il envoya à Ross des instructions pour qu’il mène une expédition dans ce secteur. La route partiellement explorée par Thompson étant sinueuse et encore incertaine, Colen décida que les membres de l’expédition suivraient la route de la North West Company à partir de Cumberland House jusqu’à Île-à-la-Crosse (Saskatchewan) et au portage Methy (portage La Loche). Comme il était déjà trop tard pour entreprendre l’expédition lorsque les instructions arrivèrent, Ross passa l’hiver de 1793–1794 à Cumberland House où il se prépara à partir au printemps. Thompson reçut l’ordre de remonter la Saskatchewan-du-Sud. Il parvint à Manchester House le 28 octobre, quelques jours après la mise à sac du poste par une bande de Falls (Gros-Ventres), et il poursuivit directement sa route, cette fois à cheval, jusqu’à Buckingham House (près de Lindbergh, Alberta). Il semble que, cet hiver-là, tous les projets d’exploration furent abandonnés en raison de l’instabilité des rapports avec les Indiens. Thompson passa l’hiver à Buckingham House et, au printemps de 1794, il regagna Cumberland House en faisant le levé des sections de la Saskatchewan-du-Nord dont on n’avait pas encore dressé la carte.

Ross et Thompson qui devait l’accompagner en qualité d’assistant durent renoncer à leur projet de quitter Cumberland House pour le lac Athabasca lorsque les hommes de canot refusèrent de se mettre en route sans un nouveau contrat leur assurant un salaire plus élevé. Tomison, de qui relevait alors les postes de l’intérieur, n’accepta pas de promettre les augmentations, affirmant que le comité de Londres ne l’avait pas autorisé à le faire, mais Colen et la plupart des autres fonctionnaires de la Hudson’s Bay Company estimèrent qu’il s’opposait au projet de crainte que sa situation en soit affaiblie. Persuadés que Tomison n’appuierait jamais de plein gré une expédition menée à partir de Cumberland House, Thompson et Ross décidèrent de suivre l’autre route qui passait par le lac du Caribou. C’est ainsi qu’en juin, avec les quelques employés qui avaient été affectés à l’expédition, ils se mirent en route, traversant le portage Cranberry (Manitoba) et se rendant au lac Reed où Ross s’installa pour l’été. Thompson continua son chemin vers le nord-est jusqu’à York Factory afin d’obtenir les hommes et les provisions supplémentaires dont ils avaient besoin pour l’expédition. Il dut attendre 21 jours à cet endroit, parce que le navire d’approvisionnement avait du retard, et lorsqu’il revint au lac Reed le 2 septembre, l’année était trop avancée pour que les membres de l’expédition puissent aller plus loin.

Au printemps de 1795, réconforté d’apprendre qu’il avait été nommé arpenteur de la Hudson’s Bay Company en mai 1794, avec un salaire appréciable de £60 par année, Thompson retourna à York Factory avec Ross pour y prendre les hommes et les provisions. Après avoir été si longtemps retardée, l’expédition au lac Athabasca semblait enfin devoir se réaliser. Le 18 juillet, les deux hommes commencèrent à remonter le fleuve Nelson, mais ils ne purent se rendre plus loin que le fleuve Churchill avant d’avoir à établir leurs quartiers d’hiver, Thompson au portage Duck (Saskatchewan) sur le lac Sisipuk, et Ross à Fairford House, près de l’embouchure de la rivière du Caribou (rivière Reindeer). Finalement, en 1796, tandis que Ross descendait à la baie d’Hudson où il allait chercher de nouvelles provisions, Thompson, quittant Fairford House, se dirigea à toute allure vers le nord avec deux jeunes guides chipewyans et atteignit l’extrémité est du lac Athabasca. Le voyage de retour dura six semaines et se fit dans des conditions difficiles et parfois dangereuses. Or, la route dont il avait tracé le plan se révéla une grande déception : à peine navigable au début de l’été avec un canot léger, elle était impraticable en septembre lorsque Thompson et Ross essayèrent de se rendre au lac Athabasca avec trois grands canots chargés d’articles de traite. Ils furent donc obligés de passer un hiver improductif et inconfortable à Bedford House, poste qu’ils construisirent sur la rive ouest du lac du Caribou.

Au printemps, Thompson prit la décision fort importante de laisser la Hudson’s Bay Company pour la North West Company et, le 23 mai 1797, il quitta Bedford House et se rendit à pied au poste d’Alexander Fraser* sur la rivière du Caribou. La moralité de ce geste ainsi que les raisons qui l’expliquent ont donné lieu à des controverses. On a critiqué Thompson avec raison pour être parti sans donner le préavis d’un an requis autant par son contrat que par courtoisie envers son employeur, qui n’aurait eu personne pour le remplacer si Ross n’avait consenti à différer le moment de sa retraite. Thompson déclara plus tard qu’il avait quitté parce qu’on lui avait ordonné d’abandonner son travail d’arpenteur ; il est impossible de vérifier le bien-fondé de son affirmation, mais on peut comprendre ce qui l’aurait amené à cette conclusion. À l’été de 1796, il avait été désigné pour remplacer Ross comme « maître au nord » et, à ce titre, sa tâche principale devait être de gérer un commerce de fourrures qui était florissant. Les motifs de son passage à la North West Company n’étaient probablement pas d’ordre financier, car la promotion que venait de lui accorder la Hudson’s Bay Company le mettait en situation d’obtenir des gratifications importantes et lui assurait de meilleures chances d’avancement pour l’avenir. Le fait qu’il nourrissait des griefs personnels contre ses employeurs et ses supérieurs apparaît clairement dans les lettres qu’il écrivit peu de temps après son arrivée au poste de Fraser, mais ces sentiments, à tout prendre, n’auraient pu à eux seuls motiver sa décision. Ils pouvaient être nécessaires d’un point de vue psychologique, toutefois, afin de donner à Thompson la sanction morale dont il avait besoin pour rompre des liens personnels étroits et de longue date avec une compagnie qui avait été comme une famille pour lui.

Thompson entreprit alors 15 années de travail productif au sein de la North West Company. En 1797, la question non encore résolue de la frontière entre les territoires britanniques et américains à l’ouest du lac des Bois (Ontario), mise en évidence par les termes du traité Jay en 1794, était une source d’inquiétude chez les associés de la North West Company ; lors d’une réunion des agents et des hivernants tenue à Grand Portage (près de Grand Portage, Minnesota) cet été-là, Thompson reçut instructions de mener des travaux d’arpentage en direction ouest, le long du 49e parallèle, qui était considéré comme la frontière la plus probable, et de dresser une carte indiquant l’emplacement des postes de la North West Company. Travaillant à un rythme intense, il fit en dix mois le levé des rivières et des lacs les plus importants qu’il découvrait : il se rendit du lac Supérieur au lac Winnipeg et jusqu’à la vallée de la rivière du Cygne (rivière Swan), puis, vers le sud, il suivit les rivières Assiniboine et Souris et, par voie de terre, il atteignit les villages des Mandanes sur le fleuve Missouri et, de là, il revint à l’Assiniboine, remonta la rivière Rouge, traversa jusqu’à la source du Mississippi, puis il franchit la ligne de partage des eaux, gagna le lac Supérieur en passant par Fond du Lac House et, finalement, il suivit la rive sud du lac Supérieur jusqu’à Sault-Sainte-Marie (Sault Ste Marie, Ontario) et il revint à Grand Portage. Sa conclusion que le Mississippi prenait sa source dans le lac Turtle (Minnesota) était juste, à quelques milles près, et ses observations étaient de loin les données les plus précises recueillies à cette date sur la source du fleuve.

Thompson avait accompli en un an une somme de travail prodigieuse et cela n’avait été possible que parce qu’on l’avait relevé de ses autres fonctions et qu’il avait reçu toute l’aide matérielle nécessaire – un net contraste avec ce qu’il avait connu à la Hudson’s Bay Company. Il avait utilisé les méthodes apprises au moment où il était un employé de cette compagnie et il avait fait ses observations avec les instruments qu’elle lui avait fournis. Il dressa ensuite des cartes en se fondant sur une série de points fixes, généralement des postes de traite, situés au moyen d’observations astronomiques déterminant la latitude et la longitude. Les voies d’eau et les autres éléments topographiques entre ces points de repère étaient tracés à partir de l’observation approximative des routes qu’il avait suivies. Son calcul des latitudes et des longitudes était ordinairement assez précis, compte tenu de son équipement et de ses méthodes, et cette précision témoigne du soin et de l’empressement qu’il mettait à multiplier les relevés chaque fois qu’il le pouvait. La direction suivie était établie à la boussole et les distances étaient le plus souvent évaluées en fonction du temps écoulé ; ces observations, en particulier son évaluation des distances, contiennent de nombreuses incohérences. Il ne fait pas de doute que sa perception visuelle des distances était déformée par sa cécité partielle.

En 1798, Thompson traversa le département de la rivière aux Anglais (fleuve Churchill) en remontant la rivière Castor (rivière Beaver, Saskatchewan) jusqu’au lac Red Deers (lac la Biche, Alberta) où il établit un poste de traite et passa l’hiver. Au début du printemps, il se rendit par voie de terre au fort Augustus (Fort Saskatchewan) et de là il explora une nouvelle route allant de la Saskatchewan-du-Nord au cours supérieur de la rivière Athabasca en passant par le lac la Nonne (Alberta) et la rivière Pembina. Il suivit ensuite la rivière Athabasca jusqu’à la rivière Eau-Claire (rivière Clearwater, Saskatchewan) et de là il prit la route habituelle qui traversait le portage Methy et descendait à Grand Portage. En chemin, il s’arrêta à Île-à-la-Crosse où, le 10 juin 1799, il épousa à la façon du pays Charlotte Small, fille sang-mêlé de Patrick Small, associé de la North West Company à la retraite. Charlotte Small n’avait que 13 ans, mais elle allait être pour Thompson la compagne de toute une vie et elle allait nouer avec lui des rapports dont l’intimité et la stabilité dépassèrent largement la moyenne dans ce genre de mariage.

Pendant quelques années, Thompson voyagea à un rythme plus lent. Tout en exerçant ses fonctions de trafiquant au fort George (près de Lindbergh, Alberta), à Rocky Mountain House et sur la rivière de la Paix, il fit quelques brèves expéditions d’arpentage, dont trois le conduisirent aux Rocheuses en 1800 et 1801. La dernière de ces trois expéditions, préparée par Duncan McGillivray*, devait traverser les montagnes afin d’établir un lien commercial direct avec les Kootenays et découvrir, si possible, une route économiquement avantageuse menant au Pacifique. En compagnie de James Hughes, Thompson remonta la Saskatchewan-du-Nord et la rivière Ram avant que le niveau exceptionnellement élevé des eaux de celle-ci ne le force à regagner Rocky Mountain House. Lors de la réunion annuelle tenue à Kaministiquia (Thunder Bay, Ontario) en juillet 1804, Thompson devint un associé de la North West Company. Il passa les deux années suivantes dans la région de Muskrat où, en qualité d’associé hivernant, il eut la tâche de gérer la traite des fourrures. Il trouva néanmoins le temps de poursuivre les travaux d’arpentage qu’il avait menés dans cette région plus d’une décennie auparavant. Sa carrière d’arpenteur aurait pu se terminer au moment où arriva son tour de prendre un congé en 1808, tellement il avait été déçu, en 1804–1805, de ne pouvoir donner libre cours à ses intérêts pour l’exploration et l’arpentage. Mais un changement dans les projets de la compagnie lui donna l’occasion d’entreprendre les explorations qui ont fait sa renommée.

Après la réunion annuelle de 1806, Thompson s’était dirigé vers les Rocheuses afin de donner suite aux remarques qu’il avait soumises à McGillivray après l’échec de l’expédition à la rivière Ram et qui portaient sur la façon d’éviter qu’une autre expédition à la côte du Pacifique ne connaisse le même sort. La North West Company s’inquiétait des conséquences de l’expédition américaine que Meriwether Lewis et William Clark avaient réussi à mener par voie de terre à la côte du Pacifique en 1806 et elle était pressée de savoir si le fleuve Columbia pouvait être une voie d’accès à ses territoires de traite. Thompson remonta la Saskatchewan-du-Nord avec Finan McDonald et huit autres hommes, ainsi que sa femme et ses trois enfants ; après avoir passé l’hiver à Rocky Mountain House, il franchit l’arête des montagnes le 25 juin 1807 en empruntant le col qui, plus tard, allait porter le nom de Joseph Howse, trafiquant de la Hudson’s Bay Company. Le groupe descendit la rivière Blaeberry (Colombie-Britannique) jusqu’à un cours d’eau que Thompson nomma d’abord Kootana, ne sachant pas qu’il avait atteint le cours supérieur du Columbia. À cet endroit, durant les trois années suivantes, il étendit la traite et ses travaux d’arpentage à tout le territoire des Kootenays et, vers le sud, à la région des Têtes-Plates ; il passa les deux premiers hivers à Kootenae House, près du lac Windermere, et le troisième à Saleesh House (près de Thompson, Montana). Thompson parvint à empêcher l’expansion américaine dans la région. En même temps, toutefois, il se trouva à réduire considérablement le rôle des Peigans comme intermédiaires dans la traite des fourrures, et il créa des tensions qui atteignirent un point culminant en 1810.

Thompson quitta Saleesh House pour Montréal au printemps de 1810 avec l’intention de prendre un congé qui avait été différé depuis 1808. En chemin, il laissa sa femme et ses enfants au fort Bas-de-la-Rivière (Fort Alexander, Manitoba) avec la sœur de celle-ci, Nancy, épouse à la façon du pays de John McDonald* of Garth. Mais en arrivant au lac à la Pluie (Ontario) le 22 juillet, il reçut de nouvelles instructions ; on renouvela en hâte ses provisions et il fut renvoyé en Colombie pour contrecarrer les projets de John Jacob Astor* qui voulait établir, avec la Pacific Fur Company, un commerce de fourrures à l’ouest des Rocheuses. La nature exacte de ces instructions n’est pas connue et fait l’objet d’un débat entre les historiens. D’une part, il est possible que Thompson ait reçu l’ordre de se rendre à l’embouchure du Columbia avant le navire de la Pacific Fur Company, qui devait partir de New York et contourner le cap Horn, dans le but de conférer un droit de premier occupant à la North West Company. D’autre part, étant donné que les associés hivernants de la North West Company avaient accepté l’offre faite par Astor d’acquérir un tiers des intérêts de la Pacific Fur Company (l’acceptation avait eu lieu en juillet, mais n’avait pas été ratifiée), il se peut que Thompson ait simplement reçu instructions de faire le levé d’une route permettant de traverser les montagnes pour se rendre à l’embouchure du Columbia. Une fois sur place, il aurait pu agir au nom de la North West Company en s’assurant que les astoriens n’empiétaient pas sur le commerce que sa compagnie avait déjà établi dans les régions intérieures. Les quelques documents qui ont été conservés semblent appuyer cette dernière hypothèse. Il ne fait pas de doute que Thompson espérait arriver à la côte du Pacifique avant les astoriens, mais il se soucia davantage de renforcer l’influence qu’il avait dans l’arrière-pays.

Quelles qu’aient été ses instructions, Thompson subit un retard qui fut décisif, avant même d’atteindre les montagnes. Les Peigans, déjà inquiets des activités commerciales de la North West Company, étaient d’humeur belliqueuse depuis que les Salishs leur avaient infligée une cinglante défaite plus tôt cet été-là. L’aide qui avait été apportée aux Salishs par Finan McDonald et deux autres commis de la North West Company, que Thompson avait laissés dans la Colombie, renforça les Peigans dans leur résolution d’empêcher que les fourrures parviennent de l’autre côté des montagnes. À la fin de septembre, à un moment où il s’était éloigné des canots, Thompson apprit la présence d’une bande de Peigans au nord de Rocky Mountain House et il décida de se rendre par voie de terre à la rivière North Branch (rivière Brazeau, Alberta). Son convoi se trouva séparé en trois groupes : quelques hommes et des chevaux l’attendaient dans la plaine Kootenay, à la source de la Saskatchewan-du-Nord ; les hommes qui avaient les canots, informés de la présence des Peigans, étaient retournés à Rocky Mountain House, et Thompson, en compagnie de William Henry, campait à 60 milles en aval de cet endroit. Thompson mit du temps à réagir à cette situation et il fallut le concours d’Alexander Henry* le jeune pour que le convoi soit de nouveau rassemblé. À la fin d’octobre, avec un retard de plus d’un mois, Thompson entreprit de traverser les montagnes en passant par la rivière Athabasca. Sa décision de faire un détour au nord jusqu’à l’Athabasca n’était sans doute pas injustifiée dans les circonstances. Mais, devant les difficultés causées par les Peigans, il semble qu’il se montra, pendant un court moment, incapable d’agir et lent à prendre cette décision.

Après une traversée difficile par le col jusque-là inexploré de l’Athabasca au cours des mois de décembre et de janvier, un grand nombre des hommes qui n’avaient pas encore quitté, ou n’avaient pas été renvoyés, désertèrent, et Thompson attendit l’arrivée du printemps en compagnie des trois hommes qui lui restaient, dans une cabane rudimentaire bâtie sur la rive du Columbia, près de l’embouchure de la rivière Canoe (Colombie-Britannique). Avec ses hommes, il construisit un canot en utilisant des planches de cèdre et, en avril, il prit la direction du sud et se rendit à Saleesh House. De là, en canot et à cheval, il gagna Spokane House (près de Spokane, Washington), puis, se dirigeant vers le nord, il atteignit les chutes Kettle sur le Columbia. Il construisit un autre canot à cet endroit pour accomplir la dernière étape de son voyage jusqu’à la mer. Le 3 juillet, il se mit en route et descendit le fleuve, s’arrêtant pour faire la traite avec les Indiens de chaque village qu’il trouvait sur son chemin et pour revendiquer le droit d’établir un nouveau poste à l’embouchure de la rivière Snake. Le 15 juillet 1811, drapeau au vent, il arriva au fort Astoria (Astoria, Oregon) de la Pacific Fur Company, qui était sous les ordres d’un ancien Nor’Wester, Duncan McDougall*.

Il semble que durant son bref séjour avec les astoriens Thompson croyait que l’entente entre Astor et la North West Company avait été entérinée. On ne sait trop s’il apprit d’eux qu’il n’en était rien, mais, au fort, il y avait au moins un homme de la Pacific Fur Company, Alexander Ross, qui les considérait, lui et les siens, comme des concurrents. Le 22 juillet, Thompson entreprit son voyage de retour en remontant le Columbia avec quelques hommes de la Pacific Fur Company dirigés par David Stuart. Les deux groupes se séparèrent aux Dalles et Thompson se rendit en toute hâte à l’embouchure de la rivière Snake qu’il remonta jusqu’à la rivière Palouse (Washington) avant d’obtenir des chevaux pour atteindre Spokane House par voie de terre. De cet endroit, il regagna le Columbia aux chutes Kettle et suivit le fleuve vers l’amont jusqu’à la rivière Canoe, complétant ainsi l’étude du fleuve, de la source à la mer, qu’il avait commencée en 1807. Il traversa les montagnes pour s’approvisionner au poste de William Henry sur la rivière Athabasca, puis il retourna passer l’hiver de 1811–1812 à Saleesh House. Au printemps, revenant sur ses pas, il franchit les Rocheuses pour la dernière fois avec l’intention de se rendre à Montréal et d’abandonner toute participation active au commerce des fourrures.

Les conditions généreuses que la North West Company accorda à Thompson pour sa retraite montrent la haute estime que la compagnie lui portait à cause du travail qu’il avait accompli. Thompson reçut un montant annuel de £100 et une part entière des profits de la compagnie pendant trois ans, période au cours de laquelle il devait compiler ses notes et dresser des cartes pour la North West Company. Il devait ensuite se retirer officiellement et toucher, pendant sept ans, l’indemnité habituelle correspondant à un centième des profits de la compagnie. Dès son arrivée à Montréal, l’une de ses premières préoccupations fut de faire baptiser sa femme, Charlotte Small, et quatre de ses cinq enfants – la cérémonie eut lieu à l’église Scotch Presbyterian de Montréal le 30 septembre 1812 – et de régulariser son mariage, ce qui fut fait le 30 octobre. Pendant les 25 ans qui suivirent, il se donna beaucoup de mal pour faire instruire tous ses enfants. En octobre 1812, il s’installa avec sa famille à Terrebonne où il passa la plus grande partie des deux années suivantes à s’acquitter de ses obligations envers la North West Company. En 1814, il termina une vaste carte qui représentait le Nord-Ouest, du lac Supérieur au Pacifique ; elle fut envoyée à la North West Company et resta en montre pendant de nombreuses années dans la grande salle du poste de Kaministiquia, devenu le fort William en 1807.

À l’automne de 1815, Thompson acheta une ferme à Williamstown, dans le Haut-Canada, qui faisait partie de la succession du révérend John Bethune*. À cet endroit, il vécut en étroites relations avec un grand nombre d’anciens Nor’Westers, parmi lesquels se trouvait son grand ami et beau-frère, John McDonald of Garth. En janvier 1817, Thompson accepta un poste d’astronome et d’arpenteur au sein de la commission de délimitation des frontières mise sur pied conformément aux articles 6 et 7 du traité de Gand afin de déterminer l’emplacement précis de la frontière avec les États-Unis. Pendant cinq ans, il fit les levés prévus à l’article 6, entre Saint-Régis, au Bas-Canada, sur le fleuve Saint-Laurent, et Sault-Sainte-Marie. Son rôle au sein de la commission prit de l’ampleur à chaque année et, après la mort en 1819 de John Ogilvy*, premier commissaire britannique, on lui confia des responsabilités de plus en plus importantes à la direction des travaux exécutés sur le terrain par les équipes d’arpentage. Les relations entre les commissaires américains et britanniques et leurs groupes étaient parfois tièdes, mais Thompson gagna le respect de ses collègues arpenteurs, des observateurs scientifiques et des représentants politiques des deux côtés. Une entente fut conclue en 1822 sur la frontière établie par les travaux d’arpentage prévus à l’article 6, mais on considéra généralement dans le Haut-Canada que les intérêts canadiens avaient été trahis. Anthony Barclay, second commissaire britannique, et Thompson furent personnellement l’objet de nombreuses critiques. Pendant les quatre années suivantes, la commission – Thompson était alors le seul astronome officiel – fit des levés de terrain vers l’ouest, entre le lac Supérieur et le lac des Bois, conformément aux exigences de l’article 7. En 1827, Thompson demeura au service de la commission ; il dressa des cartes et prépara des exposés de situation, mais les demandes des deux gouvernements s’éloignaient tellement qu’ils ne pouvaient plus s’entendre.

Lorsque le travail de la commission prit fin, Thompson s’occupa de sa famille et des tâches qui lui incombaient dans le comté de Glengarry en tant que propriétaire foncier et à titre de juge de paix, poste qu’il occupait depuis 1820. Cependant, la bonne fortune qui lui avait souri durant la plus grande partie de sa vie commença à lui faire défaut. Il ne trouverait de satisfaction durable ni dans les réalisations de ses enfants (sept garçons et six filles), ni dans la vie de propriétaire terrien. Son fils aîné, Samuel, qui l’avait assisté depuis 1820 dans ses travaux d’arpentage et de cartographie, se rebella contre lui et se tourna vers d’autres entreprises ; en 1831, à la suite d’une vive dispute, ils ne se parlaient plus. La situation financière de Thompson se mit à décliner en 1825, lorsque la McGillivrays, Thain and Company [V. Thomas Thain*], firme qui représentait la North West Company, fit faillite ; il perdit alors une bonne partie des sommes qu’il avait économisées pendant sa vie. Le reste de son argent était principalement investi dans des terrains, mais les efforts qu’il fit pour les mettre en valeur et en tirer des revenus s’avérèrent coûteux et infructueux. Il se lança dans d’autres activités, comme la production de la potasse et l’exploitation de deux magasins généraux, l’un à Williamstown en 1830 et l’autre à Nutfield (près de Maxville) en 1831, afin d’augmenter son revenu et d’assurer un gagne-pain à ses fils, mais ces tentatives ne furent pas plus fructueuses. La plus désastreuse de toutes ses entreprises fut le contrat qu’il signa en vue d’approvisionner l’armée britannique à Montréal en bois de chauffage en 1829 et 1830. Dès le début, la malchance s’attacha au projet : la main-d’œuvre était trop coûteuse et rare ; le bois obtenu des sous-traitants était trop court et, de ce fait, invendable ; les trains de bois échouèrent sur la rive et se brisèrent dans les rapides en aval de Coteau-du-Lac, au Bas-Canada, et, finalement, pour respecter son contrat, il fut obligé d’acheter du bois à Montréal à un coût beaucoup plus élevé que le prix qu’il allait lui-même en obtenir. En 1831, ses ressources financières étaient épuisées ; en 1833, il était si lourdement endetté qu’il dut céder ses terrains à ses créanciers pour éviter la faillite et, à l’âge de 63 ans, il fut obligé de chercher un emploi d’arpenteur pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Thompson trouva un emploi assez stable et, durant les trois années suivantes, avec son troisième fils, Henry, comme assistant, il fit des études hydrographiques préalables à la construction de canaux et mena des travaux préliminaires d’arpentage dans les Cantons-de-l’Est pour la British American Land Company. En 1837, il fut employé par le gouvernement à une étude des voies d’eau existant entre le lac Huron et la rivière des Outaouais, mais le mécontentement qui persistait dans le Haut-Canada à l’égard de l’emplacement de la frontière qui avait été fixé 15 ans plus tôt s’avéra néfaste à sa réputation et les résultats de ses travaux furent mis au rancart. Pendant les huit années qui suivirent, il travailla de plus en plus irrégulièrement et, entre des projets tels que l’établissement de la carte du lac Saint-Pierre et le levé des rues de Montréal, il se trouva fréquemment en difficultés financières. Déjà, il avait quitté Williamstown pour louer une maison à Montréal. Dans cette ville, il fut contraint de déménager plusieurs fois et d’occuper des logements de plus en plus pauvres. À plusieurs reprises, il fut réduit à mettre ses instruments en gage ; en une occasion, il dut même engager son habit. Il était tellement à bout que, en août 1840, à 70 ans, il demanda, mais en vain, un poste de commis à la Hudson’s Bay Company. Ses plaidoyers en vue d’obtenir une pension ou un emploi en reconnaissance des services rendus dans le passé tombèrent chaque fois dans l’oreille d’un sourd, et aucun éditeur ne voulut publier ses cartes. Il reçut £150 du gouvernement britannique en 1843 pour une nouvelle version de sa carte du Nord-Ouest, mais on ne tint en général aucun compte de l’avis qu’il donna sur la question de la frontière de l’Oregon.

C’est sans enthousiasme qu’en 1845 Thompson s’installa chez sa fille et son gendre, d’abord à Montréal, puis en 1850 à Longueuil. Dans les petites pièces blanchies à la chaux qu’il partageait avec sa femme, à Longueuil, il écrivit le récit de ses voyages en Amérique du Nord. Cette œuvre, accomplie dans les dernières années de sa vie, est à bien des égards sa plus grande réussite, mais il n’eut jamais la satisfaction de la voir achevée et publiée. Dès 1848, il commença à perdre l’usage de son œil valide ; en 1851, il était complètement aveugle et le manuscrit resta inachevé. Pendant toutes ces années d’infortune, Thompson garda ses fortes convictions religieuses et sa confiance en la bonté ultime de la Providence, et il trouva une consolation et un soutien dans les soins que sa femme ne cessa jamais de lui prodiguer.

La mort de David Thompson, en 1857, eut peu de retentissement à l’extérieur du cercle familial et il ne fut reconnu comme l’un des plus grands explorateurs et géographes du Canada que lorsque Joseph Burr Tyrrell* entreprit une campagne, dans les années 1880, pour lui donner sa véritable stature. Le récit de la carrière de Thompson jusqu’à sa retraite à Montréal en 1812 ne fut publié qu’en 1916 par la Champlain Society, sous le titre de David Thompson’s narrative, après que Tyrrell eut obtenu le manuscrit dans les années 1890 et l’eut préparé pour la publication. Imparfait parce qu’il fut écrit si longtemps après les événements, Narrative demeure un important ouvrage autobiographique et une source inestimable de renseignements pour les historiens. En 1927, lors du soixante-dixième anniversaire de la mort de Thompson, des cérémonies spéciales eurent lieu à Montréal pour dévoiler un monument sur sa tombe, qui était restée jusque-là sans pierre funéraire ; Thompson était devenu l’un des personnages historiques les plus connus et les mieux aimés du Canada.

John Nicks

Le manuscrit de David Thompson fut publié sous le titre de David Thompson’s narrative, J. B. Tyrrell, édit. (Toronto, 1916) ; une nouvelle édition fut préparée par R. [G.] Glover (Toronto, 1962). Une version abrégée de cet ouvrage avec des renseignements additionnels fut publiée sous le titre de Travels in western North America, 1784–1812, V. G. Hopwood, édit. (Toronto, 1971). Quelques-uns des journaux que Thompson rédigea au cours de ses explorations, conservés aux AO, sous les cotes MS 25, MU 2982, furent publiés sous le titre de « David Thompson and the Rocky Mountains », J. B. Tyrrell, édit., CHR, 15 (1934) : 39–45 ; « David Thompson on the Peace River », H. A. Dempsey, édit., Alberta Hist. Rev. (Edmonton), 14 (1966) : 1–10 ; « David Thompson’s account of his first attempt to cross the Rockies », F. W. Howay, édit., Queen’s Quarterly (Kingston, Ontario), 40 (1933) : 333–356 ; David Thompson’s journals relating to Montana and adjacent regions, 1808–1812, M. C. White, édit. (Missoula, Mont., 1950) ; « David Thompson’s journeys in Idaho », T. C. Elliott, édit., Wash. Hist. Quarterly, 11(1920) : 97–103, 163–173 ; « David Thompson’s journeys in the Pend Oreille country », T. C. Elliott, édit., Wash. Hist. Quarterly, 23 (1932) : 18–24, 88–93, 173–176 ; « David Thompson’s journeys in the Spokane country », T. C. Elliott, édit., Wash. Hist. Quarterly, 8 (1917) : 183–187, 261–264 ; 9 (1918) : 11–16, 103–106, 169–173, 284–287 ; 10 (1919) : 17–20 ; « The discovery of the source of the Columbia River », T. C. Elliott, édit., Oreg. Hist. Quarterly (Eugene), 26 (1925) : 23–49. Une partie de ses travaux en tant qu’arpenteur de la commission de délimitation des frontières fut publiée sous le titre de « Remarks on the maps from St. Regis to Sault Ste. Marie », OH, 1 (1899) : 117–121, et ses commentaires sur la question de la frontière de l’Oregon furent publiés sous le titre de « Letters and reports relating to the Oregon Territory », PABC Report (1913) : 112–125. Quelques lettres de Thompson furent reproduites sous le titre de « Some letters of David Thompson », L. J. Burpee, édit., CHR, 4 (1923) : 105–126.

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Bibliographie générale

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John Nicks, « THOMPSON, DAVID (1770-1857) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/thompson_david_1770_1857_8F.html.

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Auteur de l'article:   John Nicks
Titre de l'article:   THOMPSON, DAVID (1770-1857)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1985
Année de la révision:   1985
Date de consultation:   22 octobre 2014