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Titre original :  ARCHIVED - Influence of the American Civil War - Towards Confederation - Canadian Confederation - Library and Archives Canada

Provenance : Lien


La terrible tragédie de la guerre de Sécession (1861−1865) raffermit la préférence de John Alexander Macdonald pour un gouvernement central fort [V. La dimension américaine] :

Même s’il avait fait partie d’un gouvernement qui avait préconisé une fédération dès 1858, cette idée ne l’avait jamais beaucoup enthousiasmé car, comme il l’avait déclaré dans un discours en 1861, il craignait qu’une union fédérale n’ait « les défauts de la Constitution des États-Unis » : un gouvernement central faible. Macdonald avait toujours privilégié une direction très centralisée, de préférence unitaire, car il craignait les conflits de compétences que, selon lui, la guerre de Sécession avait « rendus si douloureusement manifestes ».

 

La guerre souleva également des enjeux diplomatiques, en particulier quand des soldats confédérés utilisèrent le Canada comme base d’opérations contre l’Union. Vers la fin du conflit, le juge Charles-Joseph Coursol détériora les relations déjà tendues entre les États-Unis et leur voisin du Nord :

Le 19 octobre 1864, un groupe d’une vingtaine de soldats confédérés, qui s’étaient rassemblés au Bas-Canada, lancèrent une attaque contre la ville frontalière de St Albans au Vermont, pillant et incendiant la localité. Chassés et poursuivis jusqu’au Canada, 14 d’entre eux furent arrêtés par les autorités canadiennes et emprisonnés à Saint-Jean (Saint-Jean-sur-Richelieu) sous six chefs d’accusation justifiant l’extradition. De Montréal, on envoya Coursol présider à titre de juge les interrogatoires préliminaires qui débutèrent dans la dernière semaine d’octobre. Peu après le début du procès, Coursol renvoya l’affaire devant un autre tribunal à Montréal. Le 13 décembre, après un procès prolongé, il acquitta les accusés, et la plupart d’entre eux s’enfuirent du pays. Ne tenant pas compte de la question du statut légal des « pillards » suivant le droit anglais et négligeant de soumettre cette affaire au procureur général du Bas-Canada, George-Étienne Cartier*, ou à un tribunal supérieur, Coursol, « ce misérable magistrat de police suffisant », comme le qualifia sir John Alexander Macdonald*, soutint qu’il n’était pas habilité à prononcer un jugement, puisque la loi canadienne de 1861 sur l’extradition n’avait pas été promulguée par le parlement britannique. Coursol faisait cependant erreur […] Les gouvernements des deux pays en furent outragés.

 

En réponse à cet incident et aux tensions qui en découlèrent, Macdonald renforça le contrôle à la frontière en affectant des volontaires de la milice et en créant un petit corps policier, qui deviendrait la Police du dominion et agirait secrètement des deux côtés de la frontière. Peu après la fin de la guerre de Sécession, en 1865, ce service s’attaqua à la menace que présentaient les fenians, groupe de nationalistes irlandais qui croyaient que l’invasion de l’Amérique du Nord britannique faciliterait l’indépendance de l’Irlande [V. Les fenians]. Gilbert McMicken, premier commissaire de cette police pour le Canada-Ouest, relevait directement de Macdonald :

Sous le couvert de l’anonymat, McMicken lui-même se présenta à un important congrès fénien à Philadelphie [en 1865]. Ayant découvert qu’un « sénat » de 15 membres allait mettre au point, en secret, les détails d’une invasion prévue pour novembre, il suggéra de trouver (et se mit à chercher) « une ou deux de ces femmes rusées dont les bonnes gens mettent la vertu en doute » et qui, en attirant « dans leurs filets des membres du « sénat » qui [étaient] sensibles [aux charmes féminins], leur arracheraient leurs secrets, comme Dalila [le fit] avec Samson ».

 

Pour en apprendre davantage sur les répercussions de la guerre de Sécession des États-Unis et des raids fenians sur les positions politiques de Macdonald, nous vous invitons à consulter les biographies suivantes.

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