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BURNS, ROBERT, ministre presbytérien, enseignant, écrivain et secrétaire de la Glasgow Colonial Society, né le 13 février 1789 à Barrowstowness (Bo’ness), West Lothian, Écosse, un des enfants (huit fils et au moins une fille) de John Burns et de Grizzell Ferrier ; il épousa en premières noces Janet Orr (morte en 1841) et, en secondes noces, en 1844, Elizabeth Bell Bonar ; trois enfants, nés du premier mariage, survécurent ; décédé le 19 août 1869 à Toronto, Ontario.

Robert Burns était issu d’un milieu de petits commerçants. Presbytérien convaincu, John Burns, négociant puis agent des douanes et courtier, influença profondément ses enfants, dont quatre devinrent ministres de l’Église d’Écosse. Robert Burns fréquenta une école paroissiale de Barrowstowness de 1795 à 1801, année où il entra à l’University of Edinburgh ; il entreprit, à compter de novembre 1805, des études en théologie. Il obtint l’autorisation de prêcher le 28 mars 1810 du consistoire d’Édimbourg et reçut les ordres le 19 juillet 1811. Son premier poste permanent fut celui de Laigh Kirk (St George) de Paisley, où il demeura jusqu’en mai 1843, date à laquelle il entraîna une partie de sa congrégation dans le mouvement de scission de l’Église d’Écosse. Il desservit St George (Église libre) jusqu’en mars 1845.

Écrivain prolifique et populaire, Burns joua un rôle de premier plan dans de nombreuses polémiques en Écosse, appuyant constamment la réforme politique et l’aile radicale de l’Église d’Écosse. De 1838 à 1840, il fut le dernier rédacteur en chef du jadis influent Edinburgh Christian Instructor and Colonial Religious Register dont il se servit pour favoriser la cause évangélique et attiser l’intérêt pour les missions dans les colonies. Fort soucieux du problème de la pauvreté urbaine et désireux d’étendre le rôle de l’Église, comme son contemporain Thomas Chalmers, il mit sur pied des écoles du dimanche, établit des sociétés diffusant la Bible et des tracts et œuvra au profit d’écoles gratuites et d’hôpitaux. Il vint en aide aux tisserands de Paisley, durement touchés par la dépression qui suivit les guerres napoléoniennes. Burns croyait que toute démarche scientifique devait s’appuyer sur l’enseignement de l’Église sinon elle ne pouvait qu’engendrer l’erreur. Malgré ce point de vue, il fit partie de diverses sociétés philosophiques et littéraires. En 1828, l’University of Glasgow lui accorda un doctorat en théologie en reconnaissance de son œuvre comme écrivain et philanthrope.

Sa vie durant, Burns s’opposa avec véhémence aux catholiques ; il se fit un devoir de prêcher contre ces « espèces de systèmes cléricaux fondés sur l’obéissance envers un pouvoir étranger et contraires aux droits des sujets locaux, aux intérêts de la morale et de la sécurité publiques ». C’est son anticatholicisme, joint à la fascination des colonies, qui le poussa à défendre la French Canadian Missionary Society fondée à Montréal en 1839. Il soutint ses tentatives d’évangélisation des Canadiens français catholiques par des tournées de conférences, des travaux en comités et des souscriptions.

C’est à l’université, fréquentée par plusieurs Américains, que Burns sentit s’éveiller son intérêt pour l’Amérique du Nord, que vint renforcer le ministère exercé par son frère à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick. Horrifié par le grand nombre de chômeurs et la misère régnant à Paisley, il poussa ses paroissiens à émigrer en Amérique du Nord. En 1825, il joua un rôle de premier plan dans la formation de ce qu’on allait communément appeler la Glasgow Colonial Society, qui veillait aux besoins religieux des Écossais émigrés. À titre de secrétaire principal de la société, jusqu’à la fusion de celle-ci avec le comité colonial de l’Église d’Écosse en 1840, il choisit et fit partir plus de 40 missionnaires, fit d’innombrables tournées pour recueillir des fonds et travailla en coulisse auprès du gouvernement britannique et de l’assemblée générale de l’Église pour le compte de l’Église coloniale. La société fit le lien entre les immigrants écossais et leur mère patrie et contribua à renforcer l’Église presbytérienne de l’Amérique du Nord britannique au premier stade de son développement. Conscient que l’Écosse ne pourrait fournir tous les missionnaires nécessaires, Burns encouragea aussi la création et l’expansion de collèges presbytériens comme Dalhousie College à Halifax, Queen’s College à Kingston et Knox College à Toronto, dans le but d’y former des pasteurs originaires de ces endroits.

Peu après la scission de 1843, l’Église libre envoya cinq de ses membres, dont Burns, faire une tournée de trois mois dans l’est des États-Unis pour demander des fonds et défendre ses vues ; ce voyage s’avéra une réussite. En avril 1844, à la suite de demandes répétées d’un groupe montréalais dirigé par John Redpath, Burns entreprit une triomphale tournée de deux mois qui le mena de Niagara à Halifax, au cours de laquelle il présenta avec éloquence la position de l’Église libre. Il prétendit qu’il fallait étendre l’influence de l’Église dans la société et accroître le contrôle ecclésiastique sur les affaires de l’Église. Il exposa la doctrine traditionnelle selon laquelle, si l’Église et l’État étaient égaux et séparés, l’État devait reconnaître l’universelle souveraineté de Dieu en subventionnant l’Église d’Écosse et en légiférant selon l’esprit des Écritures interprétées par ses ministres. Beaucoup de presbytériens canadiens appuyèrent les principes soutenus par les dissidents, mais des problèmes de conscience, l’acceptation de l’aide gouvernementale, la nature des unions des différentes Églises et d’autres préoccupations locales rendirent difficile la décision de passer à l’action. Ce n’est pas la tournée de Burns qui provoqua la scission en Amérique du Nord britannique, mais elle encouragea sans nul doute le sentiment séparatiste qui s’exprimait déjà tout haut et se traduisit par la formation, en 1844, du synode de l’Église presbytérienne du Canada (Église libre) au Haut-Canada et des synodes de même confession dans les provinces Maritimes.

Au cours des quelques premiers mois qui suivirent son retour en Écosse en 1844, Burns reçut des invitations de Redpath, James Court et James Orr de Montréal ainsi que d’Isaac Buchanan*, Peter Brown et George Brown* de l’église Knox, à Toronto. L’offre de ces derniers comportait une nomination provisoire de professeur de théologie au Knox College qu’on venait d’ouvrir. Si Burns se rendait bien compte qu’il serait plus utile au Canada qu’en Écosse, c’est l’attrait d’une chaire, qu’il n’avait jusque-là pu obtenir dans son pays, qui le décida. Avant même que le comité colonial de l’Église d’Écosse (libre) ne le poussât à partir, Burns avait décidé d’accepter l’offre de Toronto. Il enseigna la théologie jusqu’en 1847.

Il s’installa dans la paroisse de l’église Knox le 23 mai 1845. Il fut vite mêlé à des polémiques ; lors du banquet du soir, il se rangea du côté des partisans de l’abstinence totale et fit par écrit une promesse de tempérance ; cette prise de position fut fort mal acceptée des cercles presbytériens. Burns espérait ainsi pousser le peuple à éviter l’alcool qui lui semblait particulièrement nuisible dans une société nouvelle. Les 11 années suivantes, Burns fut un pasteur fidèle et dynamique, s’efforçant d’étendre sa congrégation et d’en intéresser les membres aux affaires ecclésiastiques. Il mit sur pied des classes d’enseignement de la Bible, des associations pour jeunes hommes, des cercles d’édification mutuelle et s’efforça de mêler de près ses conseillers presbytéraux à la gestion de l’église.

Cette énergie, cet enthousiasme le précipitèrent d’ailleurs dans des problèmes ecclésiastiques généraux. Il fut élu à l’unanimité modérateur de l’Église libre du Canada pour la session de 1845–1846, eu égard aux travaux antérieurement accomplis pour le compte des colonies mais aussi comme symbole visible du lien entre l’Écosse et le Canada. Toutefois, il était trop inconstant et trop exclusif pour présider avec succès le synode ; en 1845, il rédigea à l’intention de l’assemblée générale de l’Église presbytérienne aux États-Unis un communiqué traitant des maux de l’esclavage de façon incendiaire. Le synode canadien dut, chose inhabituelle, reviser ce communiqué. Burns avait adopté un parti immuable fondé sur ses opinions de longue date, ce qui était bien dans sa manière ; cet esprit critique et ce goût de la discussion devaient détacher souvent de lui des individus qui eussent pu, sans cela, prendre son parti. Il conserva son influence au sein du synode et lutta pour préserver la ferveur évangélique initiale de l’Église. À cet effet, il créa divers comités, auprès desquels il travailla, pour lutter contre la violation du dimanche, mettre en œuvre un sérieux programme de distribution de bibles et de brochures et faire des visites pastorales. En 1847, il collabora à la fondation du Home Mission Committee, dont il fut membre jusqu’en 1856, et qui supervisait les œuvres missionnaires intérieures et extérieures de l’Église libre du Canada. En 1850–1851, il parvint à convaincre le révérend John Black* de devenir le premier missionnaire de son Église à Rupert’s Land ; la même année, il persuada l’Église d’accorder des fonds à la Buxton Mission qui travaillait parmi les Noirs de l’ouest du Haut-Canada. En 1854, Burns poussa l’Église à prendre plus d’indépendance et à accepter des responsabilités mondiales en guidant ses premiers pas dans les missions étrangères, surtout en Inde.

Dans les années 1840 et 1850, Burns entreprit aussi de fréquentes tournées missionnaires, pour des raisons personnelles ou à la demande du synode, afin « d’étudier le climat religieux des provinces britanniques d’Amérique du Nord ». Il rencontra quantité de laïcs et d’ecclésiastiques, prêcha la doctrine évangélique, favorisa le rassemblement des fidèles des régions colonisées et le recrutement de membres dans les nouvelles zones. En 1847, il visita les États-Unis, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, y recueillit des fonds destinés à construire des églises et y rassembla des livres à l’intention de la bibliothèque de Dalhousie. Il fit la tournée des Maritimes en 1849 et de nouveau en 1858, alors qu’il se rendit jusqu’à Terre-Neuve. En outre, il effectua presque tous les ans une tournée d’été ou d’hiver d’une région quelconque de la province du Canada ou du nord des États-Unis. Il fit aussi de nombreux voyages en Grande-Bretagne pour promouvoir diverses causes, entre autres l’abolition de l’esclavage. Le zèle et l’entrain qu’il manifesta pendant ces tournées en firent un des personnages les plus connus et respectés de l’Église libre.

Pourtant, Burns ne considéra jamais que l’expansion de l’Église devait se faire aux dépens de la doctrine, dont la pureté, à ses yeux, était indispensable au succès de sa mission. Il s’opposa aux partisans de plus en plus nombreux du principe de la séparation de l’Église et de l’État et du soutien de l’Église par contributions volontaires (voluntaryism), comme le révérend Andrew Ferrier de Brantford, qui soutenait que l’Église ne devait accepter aucune aide étatique. Burns croyait que l’État avait le devoir de soutenir une ou plusieurs Églises établies ; il préconisait aussi une organisation forte et centralisée capable de maintenir la discipline et l’unicité des objectifs. Au sein du synode comme dans le Banner de Toronto, de 1846 à 1848, il s’éleva vigoureusement contre les propositions d’union avec l’Église presbytérienne unie au Canada. Burns ne cessa d’affirmer qu’il n’avait rien contre une alliance si l’Église presbytérienne unie renonçait à son principe de base, le voluntaryism, et acceptait ceux de l’Église libre.

Chose étrange, l’opposition de Burns au voluntaryism et sa foi en « la suprématie du Christ » sur l’État ne l’empêchèrent pas de devenir membre fondateur, et célèbre, ainsi qu’Adam Fergusson et George Brown, de l’Anti-Clergy Reserves Association, créée en 1850. Il prétendait que les « réserves » du clergé, qui ne servaient presque uniquement qu’à l’Église d’Écosse et à l’Église d’Angleterre, étaient un brandon de discorde nocif à une société nouvelle où coexistaient de nombreuses confessions et sectes. Il fallait donc les abolir et prendre des mesures pour soutenir les écoles et les collèges publics où « la Parole de Dieu [serait] sans confusion possible la base et le rempart de l’enseignement ». Il est fort probable que l’attitude de Burns reflétait sa rancune de voir son Église démunie des fonds de l’État, sa haine des presbytériens, restés fidèles à l’Église établie d’Écosse, et des anglicans, qu’il ne prisait guère plus que les catholiques.

De l’avis de Burns, le clergé était tenu de prendre une part active à la direction des affaires communautaires. Ainsi, son intérêt pour les pauvres et les démunis, éveillé en Écosse, le suivit au Canada. Il aida les comités de secours aux personnes atteintes par la famine : ceux d’Irlande en 1846 et ceux des Highlands en 1847. Il se signala aussi longtemps dans les œuvres missionnaires antiesclavagistes, centrées sur les Noirs. Une fois installé à Toronto, il devint membre de l’Anti-Slavery Society of Canada ; c’est partiellement lui qui formula la ferme position de l’Église libre sur la question. Il était une des âmes dirigeantes de l’Elgin Association mise sur pied en 1849 pour aider les groupes d’esclaves réfugiés au Canada ; il fit beaucoup pour assurer les ressources financières de l’association ; ainsi, en 1860, il partit avec le révérend William King* faire une tournée de souscription en Grande-Bretagne.

En arrivant au Haut-Canada en 1845, Burns avait été consterné par le manque d’écoles publiques. Désirant avant tout accroître la valeur des étudiants venant à Knox Collège étudier la théologie, il fonda, en 1845, la Toronto Academy, pour leur apprendre l’anglais, le latin, la philosophie et la rhétorique ; il fut aussi le président de son conseil d’administration. Il prônait l’avènement d’un système d’enseignement non confessionnel, subventionné par l’État, de l’école primaire à l’université. Ce système, selon lui, ne pouvait aboutir à un enseignement « non chrétien », car l’État qui dirigerait les écoles serait contrôlé par une société chrétienne. En 1848, le Banner publia un de ses rapports sur les écoles primaires de Toronto, qui déplorait le rôle mineur joué par les Églises dans l’enseignement, ainsi que la piètre qualité de l’instruction et le peu de compétence des professeurs. De 1846 à 1849, dans une série d’articles de presse, Burns prôna la création d’une université non confessionnelle, dirigée par l’État, sans examens religieux, souhait réalisé en 1849 par la mise sur pied de l’University of Toronto. Burns n’était pourtant pas opposé aux écoles privées : ainsi, en 1853, il préconisa l’établissement de pensionnats pour jeunes filles, à l’intention des riches familles presbytériennes qui envoyaient leurs filles dans des écoles anglicanes et catholiques.

Les rapports de Burns avec sa congrégation ne furent pas toujours faciles, comme le donnent à penser ses nombreuses activités. Ses paroissiens se sentaient négligés par suite de ses longues et fréquentes tournées missionnaires. Dès 1847, il avait été accusé devant le consistoire d’avoir quitté sa chaire sans autorisation. L’affaire fut classée mais l’acrimonie persista. Sa candidature à la chaire d’histoire de l’University of Toronto en 1852 ne facilita pas les choses. Le caractère passionné de Burns lui attirait aussi des problèmes. De 1851 à 1853, il ne cessa d’accuser de fraude l’American Society for Meliorating the Conditions of the Jews, qui, avec l’appui de nombreux pasteurs protestants, recueillait des fonds à Toronto. Si ses dires se justifièrent à la fin, sa violence à traiter de cette affaire louche lui aliéna bien des partisans dans sa congrégation et, ce qui fut plus grave, certains de ses collègues, entre autres Michael Willis*, professeur de théologie à Knox College. Son âpre et longue querelle avec G. A. Piper, surintendant de l’école du dimanche de l’église Knox, empira en 1855 lorsque Piper et un de ses partisans, J. M. Campbell, furent élus au rang de conseillers presbytéraux. Burns avait l’impression que Piper n’avait cessé de défier son autorité de pasteur et déclara les deux hommes inaptes à remplir de telles fonctions. Burns avait souvent plaidé en faveur de la participation accrue des laïcs au gouvernement de l’Église, mais il était par nature incapable de laisser échapper à son contrôle direct un seul domaine des affaires ecclésiastiques. Cette querelle disloqua gravement la congrégation de Knox.

Burns provoqua également un conflit à Knox Collège. En acceptant sa charge de pasteur et son poste d’enseignant en 1845, il avait cessé de critiquer, selon la doctrine évangélique, le double emploi, qui s’avérait nécessaire lorsque les personnes compétentes étaient rares. Il s’était dévoué corps et âme au collège, y enseignant d’abord la théologie puis l’histoire de l’Église ; de plus, il avait rassemblé lui-même de 2 000 à 3 000 volumes pour la bibliothèque de l’établissement. En 1847, pourtant, son caractère irritable et son zèle évangélique avaient semé la discorde parmi le personnel et les étudiants. Le synode, invoquant le problème de la pluralité de l’emploi, demanda à Burns de donner sa démission au collège en 1847 et, plus tard au cours de la même année, nomma Michael Willis professeur de théologie. Ce dernier voyait en Burns un homme « enclin aux paroles inconsidérées et aux jugements hâtifs sur les individus », et leurs relations ne furent jamais cordiales. Néanmoins, de 1847 à 1856, Burns resta en contact avec le collège ; il y donna des conférences à titre d’invité, il collabora à la préparation de ses nouveaux étudiants et travailla au bien-être financier de ses membres.

En 1856, on arrangea la réconciliation de Burns et Willis, qui allait bientôt devenir principal de Knox College ; le synode put ainsi confier à Burns des cours d’histoire religieuse et sur l’intervention de Dieu dans le monde. Burns, dont la situation à l’église Knox était devenue intolérable par suite de conflits avec certains paroissiens, renonça à son poste de pasteur et retourna à ce qui avait été ses premières amours et sa principale préoccupation au cours des années qu’il passa au Canada, la formation d’ecclésiastiques autochtones. Il enseigna jusqu’en 1864, puis la vieillesse qui venait le força à démissionner. Il fut nommé professeur honoraire et continua de jouer un rôle actif dans les affaires du collège jusqu’à sa mort.

Le caractère de Burns s’adoucit dans les dernières années. Il refusa en 1862 le poste de modérateur du synode uni formé par l’Église libre et les presbytériens unis en 1861. Son ancienne lutte passionnée pour la pureté doctrinale, son rôle dans la scission de 1843 et son dévouement sans relâche à l’expansion de l’Église presbytérienne en Amérique du Nord et en Asie lui valurent le respect. Il représenta l’Église presbytérienne du Canada à l’assemblée générale tenue en Écosse en 1868 et 1869, où il put voir la réalisation de son désir, l’Église du Canada reconnue comme principal membre outre-mer de l’Église libre d’Écosse.

H. J. Bridgman

Robert Burns brûlait régulièrement ses lettres, si bien que les documents que les UCA possèdent sur lui contiennent surtout des sermons, des conférences et des notes de travail, dont certaines en sténographie. Entre autres sources utiles au Canada, on trouve aux UCA les fonds suivants : Glasgow Colonial Soc., correspondence and Reports, 1825–1835 ; Canada Presbyterian Church, Minutes of the Synod (Toronto), 1861–1869 ; Presbyterian Church of Canada, Minutes of the Synod (Toronto), 1844–1861. Nous avons également eu recours aux APC, MG 24, D16 et J14, ainsi qu’aux QUA, William Morris papers. En Écosse, nous avons consulté le Scottish Record Office (Édimbourg), Church of Scotland records ; GD.45, sect. 3, p.481 (mfm aux UCA) ; et la National Library of Scotland (Édimbourg), mss 3 430–3 449 (Lee papers). Les journaux suivants ont aussi été consultés : Edinburgh Christian Instructor and Colonial Religious Register, 1810–1840 ; Banner (Toronto), 1843–1848 ; et Globe, 1844–1869.

C’est dans le British Museum general catalogue et le National union catalogue qu’on trouve la liste la plus complète des publications de Burns. Les parties autobiographiques de The life and times of the Rev. Robert Burns [...] including an unfinished autobiography, R. F. Burns, édit. (Toronto, 1872) sont exactes, mais le reste est moins digne de confiance. Notman et Taylor, Portraits of British Americans, II, présentent un court récit biographique de Burns et une photo de lui âgé. L’étude de William Gregg, History of the Presbyterian Church in the dominion of Canada [...] (Toronto, 1885), bien que vieillie, reste l’histoire la plus complète de l’Église presbytérienne avant 1875. I. S. Rennie, The Free Church and the relations of church and state in Canada, 1844–1854 (thèse de m.a., University of Toronto, 1954), et Moir, Church and state in Canada West, facilitent beaucoup la compréhension des affaires ecclésiastiques au Canada ; enfin J. H. S. Burleigh, A church history of Scotland (Londres et Toronto, 1960), donne une bonne présentation dé l’héritage écossais.  [h. j. b.]

Bibliographie générale

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H. J. Bridgman, « BURNS, ROBERT », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 août 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/burns_robert_9F.html.

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Auteur de l'article:   H. J. Bridgman
Titre de l'article:   BURNS, ROBERT
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   23 août 2014