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HARVEY, AUGUSTUS WILLIAM, homme d’affaires et homme politique, né le 31 mai 1839 aux Bermudes ; le 18 octobre 1864, il épousa à St John’s, Terre-Neuve, Elizabeth Walker, de Lunenburg, Nouvelle-Écosse, et ils eurent cinq fils et une fille ; décédé à St John’s le 7 février 1903.

Les ancêtres d’Augustus William Harvey comptaient parmi les premiers colons qui se fixèrent aux Bermudes au début du xviie siècle. Dès les années 1800, la famille Harvey participait aux échanges commerciaux entre cet archipel et Terre-Neuve. Harvey fit d’abord ses études en Amérique du Nord britannique, puis fréquenta la University of Pennsylvanie, à Philadelphie. En 1853, il partit pour Terre-Neuve, où il travailla un moment à la Marine Insurance Society avant de passer chez un fournisseur de l’industrie de la pêche, la Dunscombe, Harvey and Company, dont son oncle Eugenius Harvey était l’un des propriétaires. En 1866, par suite de plusieurs changements parmi les associés, l’entreprise portait le nom de Harvey and Company. Associé à compter de 1861, Augustus William Harvey en devint peu après associé directeur général, son oncle étant parti pour les Bermudes.

Contrairement à la plupart des maisons de commerce de Terre-Neuve, qui avaient leurs racines en Grande-Bretagne, la Harvey and Company était d’origine nord-américaine. Elle faisait beaucoup de commerce d’importation avec les États-Unis et les Bermudes, et tenait une succursale à New York. Pionnière dans l’importation de comestibles américains, elle serait, au début du xxe siècle, la principale importatrice terre-neuvienne de farine et d’autres aliments. En outre, la Harvey and Company exportait du poisson. À compter des années 1880, ses expéditions de morue aux Antilles et en Amérique du Sud la classeraient au huitième rang des exportateurs de Terre-Neuve.

Sous la direction de Harvey, l’entreprise se lança aussi dans l’exploitation minière, le commerce du bois d’œuvre et l’industrie. Elle bénéficia largement de la protection tarifaire que le gouvernement institua dans les années 1870 pour promouvoir les industries locales. Avec Moses Monroe*, Harvey fut l’un des pionniers du secteur manufacturier de Terre-Neuve ; dès les années 1880, il était l’un des industriels les plus importants de la colonie. Au début des années 1870, il ouvrit à St John’s un grand nombre de fabriques, dont une manufacture de meubles, une fabrique de tabac, une manufacture de margarine, une biscuiterie et une boulangerie. À compter de cette décennie, la Harvey and Company fut associée commanditaire de la A. Harvey and Company, qui investissait aussi dans l’industrie terre-neuvienne et appartenait au cousin d’Augustus Harvey, Alexander J. Harvey. Vers 1885, la Harvey and Company devint actionnaire minoritaire de la New York, Newfoundland and Halifax Steamship Company (connue sous le nom de Red Cross Line), qui assurait un service hebdomadaire sur le trajet de St John’s à Halifax et à New York.

Ayant soutenu le groupe des adversaires de la Confédération aux élections générales de 1869, Harvey et un autre marchand de St John’s, Robert Thorburn, avaient été nommés au Conseil législatif le 14 février 1870 par le premier ministre de la colonie, Charles James Fox Bennett*. Toute sa vie, Harvey s’opposerait à ce que Terre-Neuve fasse partie du Canada. Dans les années 1870 et au début des années 1880, il soutint fermement les efforts déployés par les premiers ministres conservateurs Frederic Bowker Terrington Carter* et sir William Vallance Whiteway en vue de convaincre des étrangers d’investir dans la construction d’un chemin de fer transinsulaire. En cela, il se distinguait de la plupart de ses collègues marchands de la rue Water, qui s’opposaient à la construction de ce chemin de fer et qui tentèrent sans succès de vaincre le gouvernement aux élections générales de 1882. Incidemment, une étroite relation professionnelle existait entre Harvey et Whiteway, le second étant conseiller juridique du premier depuis les années 1870.

Tout en étant favorable à la construction du chemin de fer et à la diversification de l’économie, peut-être en raison de ses antécédents nord-américains et de ses intérêts commerciaux, Harvey se souciait tout autant des pêches que ses collègues marchands. En 1886, il aida le gouvernement de Robert Thorburn à rédiger une loi qui régirait la vente d’appât aux pêcheurs français sur le Grand Banc. Approuvée par le gouvernement de Grande-Bretagne l’année suivante et entrée en vigueur en 1888, cette loi, le Bait Act, témoignait des craintes des marchands de la rue Water. D’après eux, si Terre-Neuve affrontait une concurrence accrue sur les marchés du sud de l’Europe, où elle était traditionnellement forte, c’était la faute des pêcheurs français subventionnés. Harvey prônait aussi l’innovation dans le secteur des pêches et insistait pour que la colonie suive l’exemple d’autres pays en créant un bureau d’études scientifiques. En 1887, le gouvernement Thorburn chargea un comité mixte du Parlement d’examiner comment les départements des pêches étaient organisés dans d’autres pays et de faire des propositions en vue de la création d’un département de ce genre à Terre-Neuve. La commission se composait de membres des partis du gouvernement et de l’opposition ; Harvey en était le président et Moses Harvey le secrétaire d’administration. Le rapport, déposé en mars 1888, recommandait de pratiquer l’élevage de la morue dans des établissements piscicoles afin de repeupler les baies et de former une commission permanente des pêches. Dans les derniers mois de l’année, la commission confia la surintendance des pêches à un fonctionnaire norvégien, Adolph Nielsen. En 1889, Augustus William Harvey devint président de la commission permanente. Nielsen avait en lui un allié sûr. Lorsque, dans les années 1890, le gouvernement cessa de subventionner l’établissement piscicole de Nielsen, Harvey le finança pendant un an.

Vers 1888, Harvey avait acquis des intérêts majoritaires dans une compagnie de Halifax qui exploitait un service de caboteurs à vapeur à Terre-Neuve et au Labrador en vertu d’un contrat avec le gouvernement Thorburn. Pendant la campagne électorale de 1889, par prudence, il contribua à la caisse des deux partis en lice. La victoire alla au groupe de Whiteway, appelé désormais Parti libéral. Harvey accéda au cabinet et eut la responsabilité de la commission des pêches, tout en en conservant la présidence. Quatre ans plus tard, Whiteway transforma la commission en département ; Harvey allait le diriger jusqu’en 1896. À l’instar de Robert Bond*, adversaire de la Confédération comme lui, Harvey exerça une influence considérable au gouvernement à compter de 1889. Tout en appuyant la politique ferroviaire de Whiteway, qui visait à ouvrir l’intérieur de l’île, il avait, sur les questions de la vente d’appât et de la côte française, des opinions semblables à celles des marchands de la rue Water, qui avaient soutenu Thorburn. Il laissait entendre à ses proches associés qu’il avait accepté de faire partie du gouvernement Whiteway pour préserver l’existence de la nouvelle commission des pêches et veiller à l’application du Bait Act. En 1890, il appuya la décision de Whiteway de terminer le chemin de fer transinsulaire. Comme Harvey était en mesure de fournir des matériaux et des vivres pendant les travaux, cette décision l’avantageait. Cependant, il tenait au chemin de fer aussi parce qu’il y voyait un moyen de renforcer l’économie terre-neuvienne et de réduire les probabilités de l’entrée de la province dans la Confédération.

Harvey contribua à définir la politique de son gouvernement à l’égard des pêcheurs étrangers. Au début de 1890, la Grande-Bretagne parvint à une entente avec la France au sujet des droits de pêche de celle-ci sur la côte ouest de Terre-Neuve et concernant l’interdiction, pour les Terre-Neuviens, de construire là de nouvelles conserveries de homard. Pendant l’été, Whiteway et Harvey se rendirent en Angleterre. Ils étaient prêts à accepter l’entente en échange d’une aide financière pour l’achèvement du chemin de fer. Ils voulaient aussi que l’on établisse un mode d’arbitrage pour résoudre la question des droits français de pêche à Terre-Neuve.

Toujours en 1890, les chefs tories Alfred Bishop Morine* et Moses Monroe déclenchèrent dans toute l’île un mouvement d’opposition contre tout compromis sur l’entente. Réfractaire à l’adoption d’une loi permanente qui habiliterait les fonctionnaires de la marine impériale à faire respecter les droits de pêche consentis par traité à la France sur la côte ouest, Whiteway maintint une position ferme. En 1891, la Grande-Bretagne proposa une loi qui l’aurait investie elle-même de ce pouvoir. L’Assemblée de Terre-Neuve réagit en envoyant à Londres, en avril, une délégation de représentants des deux partis, dont Harvey, pour convaincre les autorités impériales de retirer le projet. Terre-Neuve proposait plutôt, pour l’année 1891, une loi temporaire qui donnerait le pouvoir en question à la marine britannique. On continuerait d’adopter des lois temporaires jusqu’en 1904, année où la France renoncerait à ses droits de pêche sur l’île dans le cadre d’une convention plus globale avec l’Angleterre.

Sans doute parce qu’il faisait affaire avec les États-Unis, Harvey souhaitait que Terre-Neuve resserre ses liens économiques avec ce pays. Il appuya donc le traité de réciprocité que proposa en 1890 le secrétaire de la colonie, Robert Bond. Le traité ne fut pas conclu à cause de l’opposition du Canada ; le mécontentement des Terre-Neuviens à l’égard des autorités impériales, déjà grand en raison de l’entente sur les pêches, s’en trouva accru. Harvey eut plus de succès quand il se rendit à Madrid, au milieu de 1892, à titre de délégué de Terre-Neuve : il obtint que l’Espagne réduise ses droits de douane sur le poisson qu’elle importait de la colonie. Ensuite, en novembre 1892, il participa à une conférence que Whiteway et Bond tinrent à Halifax avec des délégués du Canada. Cette conférence portait sur les relations commerciales, qui s’étaient détérioriées depuis que le Canada avait fait échouer le traité de réciprocité entre Terre-Neuve et les États-Unis. Bond et Harvey y soutinrent une position résolument anticonfédératrice, contrairement à Whiteway, mieux disposé qu’eux envers l’union politique avec le Canada.

En 1894, afin que ses bateaux à vapeur aient de meilleures installations dans le port de St John’s, Harvey convainquit la James Angel and Company, entreprise de fabrication de chaudières de St John’s [V. James Angel*], de soumissionner le contrat d’exploitation du bassin de radoub du gouvernement. Ouvert depuis dix ans, le bassin avait été loué à son constructeur, la J. E. Simpson and Company de New York, mais, comme celle-ci ne payait pas régulièrement son loyer, le gouvernement annula le bail en 1894. La James Angel and Company obtint le contrat avec, comme commanditaire, la Harvey and Company, qui allait assumer la moitié des frais d’exploitation. Harvey voulait aussi une partie des installations pour entreposer de la houille, car, depuis le début de 1894, il était représentant local de la Dominion Coal Company du Cap-Breton. La même année, la Harvey and Company commença à transporter du charbon dans des vapeurs de la Red Cross Line. Elle faisait alors ses débuts dans l’importation de charbon ; jusque-là, le transport de cette marchandise s’était fait par voilier.

Réélus en 1893, les libéraux de Whiteway durent démissionner l’année suivante sous la pression des tories, qui entamèrent devant la Cour suprême des poursuites contre 17 membres du gouvernement en vertu du Corrupt Practices Act de 1889. Les arrêts du tribunal finirent par faire perdre leur siège à tous les ministres du cabinet de Whiteway sauf Harvey, qui faisait partie du Conseil législatif. Lui-même et tous les membres du cabinet avaient alors remis leur démission. Le nouveau gouvernement, dirigé par le marchand tory Augustus Frederick Goodridge, resta en place jusqu’en décembre 1894. Puis les libéraux reprirent le pouvoir sous la direction de Daniel Joseph Greene. Nommé au cabinet à ce moment-là, Harvey y demeura lorsque Whiteway redevint premier ministre, en février 1895.

Cette fois, son séjour au gouvernement fut de courte durée : dès le mois de décembre, il démissionna du cabinet et du Conseil législatif. En effet, il avait des démêlés avec la justice à cause de la chute des deux banques commerciales de l’île, survenue un an plus tôt [V. James Goodfellow*]. La Harvey and Company avait été l’un des plus importants clients de la Union Bank of Newfoundland ; Harvey avait fait partie du conseil d’administration de cette banque à compter de 1866. Un journal britannique avait rapporté que son entreprise figurait parmi celles qui avaient dû suspendre leurs activités. Cependant, elle était solvable, et Harvey avait immédiatement entamé des poursuites contre les propriétaires du journal ; ceux-ci avaient publié une rétractation qui l’avait satisfait.

Quelques années avant 1894, Harvey s’était inquiété de voir que la Union Bank consentait de généreuses facilités de crédit à des entreprises douteuses sans exiger de garanties solides. En 1889, il avait persuadé le conseil d’administration d’adopter des restrictions sur les « avances non garanties ». Le 10 août 1891, il avait remis sa démission au conseil parce que la banque hésitait à rendre plus sévères ses règles de crédit. On avait pu le convaincre de rester en lui faisant valoir, rappela-t-il par la suite, que son départ, à ce moment-là, aurait été « préjudiciable aux intérêts de la banque et de la colonie ». Il avait donc recommencé à assister aux réunions du conseil sans retirer officiellement sa lettre de démission. Puis, en 1893, comme les règles continuaient d’être « enfreintes », il avait demandé au conseil de faire élire un autre actionnaire à sa place. Toutefois, il était convaincu que les clients locaux de la banque étaient solvables, malgré leurs emprunts excessifs, si bien que, encore une fois, les autres administrateurs avaient réussi à le persuader de ne pas quitter son poste. Enfin, le 9 juin 1894, il avait présenté à nouveau sa démission ; le conseil n’y avait pas donné suite, mais il avait quand même cessé de participer aux affaires de la banque.

Après l’effondrement de la Union Bank et de la Commercial Bank en décembre 1894, on arrêta Harvey et les autres administrateurs et on les inculpa de falsification d’états financiers. On les accusa aussi d’avoir trompé leurs actionnaires en consentant sans garantie de gros prêts à leurs propres entreprises. Les administrateurs de la Commercial Bank furent les premiers à comparaître ; le magistrat James Gervé Conroy* conclut qu’il y avait présomption légale contre eux et confia l’affaire à la Cour suprême. Le gouvernement Whiteway réussit à retarder la comparution des administrateurs de la Union Bank jusqu’en juillet, mais à ce moment-là, Conroy soumit aussi leur cas à la Cour suprême. Dans son plaidoyer, Harvey fit valoir qu’il n’avait plus eu connaissance des opérations de la banque après avoir démissionné en juin 1894 et qu’il n’avait pas vu les états financiers de cette année-là.

Pendant deux ans encore, les autorités tentèrent de poursuivre les administrateurs de la Commercial Bank, mais le jury d’accusation ne parvint pas à trouver des charges fondées contre eux parce que rares étaient les jurés qui n’avaient pas été touchés par le krach bancaire. En décembre 1897, les administrateurs de la Commercial Bank comparurent devant un juge britannique, sir David Patrick Chalmers, qui recommanda au jury de prononcer un verdict d’acquittement en raison de la difficulté de prouver qu’il y avait eu intention criminelle de leur part. On abandonna les poursuites contre les administrateurs de la Commercial Bank et ceux de la Union Bank ne subirent pas de procès.

Entre-temps, Harvey avait continué de jouer un rôle important dans l’économie terre-neuvienne. En 1896, son entreprise ranima l’industrie baleinière en créant la Cabot Steam Whaling Company, qui avait comme conseillers techniques Adolph Nielsen et d’autres Norvégiens. Pionnière dans la fabrication de pâte et de papier, la Harvey and Company construisit en 1897 la première usine de pâte de Terre-Neuve. Située à Black River, dans la baie de Plaisance, l’usine ferma quelques années après parce que l’énergie hydraulique lui faisait défaut.

La carrière politique de Harvey reprit en 1900 : il fut élu avec les libéraux de Robert Bond, qui remportèrent la victoire en promettant de renégocier le contrat impopulaire que le gouvernement tory de sir James Spearman Winter* avait conclu en 1898 avec le constructeur canadien de chemins de fer Robert Gillespie Reid. Vainqueur dans le district de Harbour Grace, Harvey fut nommé ministre sans portefeuille dans le cabinet de Bond, où il reprit la charge des pêches.

Réputé pour sa philanthropie, Augustus William Harvey contribua largement à l’établissement du Fishermen and Sailors’ Home, qui ouvrit ses portes en décembre 1886. Il fit partie du comité mis sur pied en 1893 pour aider le médecin anglais Wilfred Thomason Grenfell* à donner des soins aux résidents de la côte du Labrador. En outre, il participa de près aux activités laïques et éducatives de l’Église d’Angleterre. Il mourut à St John’s en février 1903 après plusieurs mois de maladie. Au début des années 1890, il avait été pour les marchands de la rue Water un influent porte-parole au gouvernement du premier ministre Whiteway, qu’un bon nombre d’entre eux ne soutenaient pas. Comme la Trade Review de St John’s le fit observer en 1903, Harvey avait manifesté « une ferveur débordante pour [la mise en valeur des] richesses non exploitées de la contrée », au moyen de la diversification de l’économie. »

Melvin Baker

Le compte rendu de l’enquête préliminaire sur l’effondrement de la Union Bank a été publié sous le titre : In the matter of the crown vs. the directors of the Union Bank of Newfoundland ; evidence and exhibits [...] ([St John’s, 1895]) ; le document intitulé « Statement of Augustus William Harvey » figure aux pages 97–104.

AN, MG 26, C : 1488–1493.— PANL, GN 1/3/A, Harvey à Bond, 11, 17 avril 1902.— PRO, CO 199/67 (Nfld, Blue book, 1871) : 74 (copie aux PANL).— Daily News (St John’s), 8–9 nov. 1898, 9 févr. 1903.— Evening Herald (St John’s), 21 mars 1900.— Trade Review (St John’s), 14 févr., 19 déc. 1903.— Encyclopedia of Nfld (Smallwood et al.), 2 : 846–848.— J. K. Hiller, « Hist. of Nfld » ; « The origins of the pulp and paper industry in Newfoundland », Acadiensis (Fredericton), 11 (1981–1982), no 2 : 42–68.— J. L. Joy, « The growth and development of trades and manufacturing in St. John’s, 1870–1914 » (thèse de m.a., Memorial Univ. of Nfld, St John’s, 1977), 147–150.— David Keir, The Bowring story (Londres, 1962), 166.— Keith Matthews, Profiles of Water Street merchants (polycopie, [St John’s], 1980).— Newfoundland Fisheries Commission, Report of the fisheries commission [...] to investigate the operations of fisheries departments in other countries (St John’s, 1888).— Nfld men (Mort).— Nfld Quarterly, 2 (1902–1903), no 4 : 6 (notice nécrologique rédigée par Daniel Woodley Prowse*).— A. B. Perlin, The story of Newfoundland, comprising a new outline of the island’s history from 1497 to 1959 [...] ([St John’s], 1959), 158.— Prowse, Hist. of Nfld (1895), 614.— C. F. Rowe et al., The currency and medals of Newfoundland (Toronto, 1983).— Shannon Ryan, Fish out of water : the Newfoundland saltfish trade, 1814–1914 (St John’s, 1986), 145.— Chesley Sanger et Anthony Dickinson, « The origins of modern shore based whaling in Newfoundland and Labrador : the Cabot Steam Whaling Co. Ltd., 1896–98 » et « Modern shore-based whaling in Newfoundland and Labrador : expansion and consolidation, 1898–1902 », International Journal of Maritime Hist. (St John’s), 1 (1989), no 1 : 129–157 et 2 (1990), no 1 : 83–116, respectivement.— F. F. Thompson, The French Shore problem in Newfoundland : an imperial study (Toronto, 1961).— T.-N., House of Assembly, Journal, 1898, app., report of the Dept. of Fisheries, 1897 : 354.

Bibliographie générale

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Melvin Baker, « HARVEY, AUGUSTUS WILLIAM », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 18 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/harvey_augustus_william_13F.html.

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Auteur de l'article:   Melvin Baker
Titre de l'article:   HARVEY, AUGUSTUS WILLIAM
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1994
Année de la révision:   1994
Date de consultation:   18 septembre 2014