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WILKINS, JOHN, officier, circa 1748–1775.

John Wilkins entra dans l’armée britannique vers 1748. Le 18 juin 1753, il devint adjudant dans le 32e d’infanterie, probablement à titre d’enseigne. Le 29 octobre 1754, il fut promu lieutenant, tout en conservant le poste d’adjudant, peut-être pour arrondir sa solde. En 1755, il devint capitaine dans le 57e d’infanterie (devenu le 55e d’infanterie en 1757) qui vint en Amérique en 1758. Wilkins fut fait major dans le 60e d’infanterie (Royal Americans), le 9 juin 1762. Il commanda la garnison du fort Niagara (près de Youngstown, New York) à partir de juin ou juillet 1762, et conserva ce commandement tout au long du soulèvement de Pondiac*, en 1763–1764. Il fut sévèrement critiqué par Amherst pour son manque de combativité et pour son « stupide aveuglement » en ne donnant pas une escorte au Huron, parti ravitailler Détroit, où Henry Gladwin était assiégé par les Indiens de Pondiac. En septembre 1763, un convoi de ravitaillement et deux partis du 80e d’infanterie furent surpris dans une embuscade, au portage du Niagara, par une importante force indienne ; Wilkins aurait pu éviter ce désastre grâce à des patrouilles plus efficaces. En octobre, lui-même se mit en route avec une expédition de secours. Une tempête sur le lac Érié lui fit perdre 70 ou 71 hommes, des tonnes de marchandises et plusieurs embarcations avant que son groupe puisse atteindre Long Beach (Ontario) d’où il retourna au fort Niagara. En dépit de cette apparente incompétence, Wilkins reçut l’autorisation d’acheter la charge de lieutenant-colonel dans le 18e d’infanterie, au prix de £4 000 à ce qu’il affirma plus tard, soit £500 au delà du maximum permis par la loi. Il prit ce grade le 13 juin 1765, et partit pour l’Irlande afin d’aider son unité à passer en Amérique pour y servir éventuellement.

Après son retour en Amérique, Wilkins fut affecté, en mai 1768, au commandement du fort de Chartres (près de Prairie du Rocher, Illinois), dans le pays des Illinois, poste qu’il atteignit le 7 septembre. Il y demeura jusqu’à l’été de 1771, alors qu’il fut remplacé par le major Isaac Hamilton. Pendant les trois années de son commandement, Wilkins réussit à susciter l’antagonisme de la plupart des colons français, en partie à cause du caractère équivoque de ses rapports avec la compagnie de traite britannique Baynton, Wharton and Morgan, mais en partie, aussi, à cause de la haute main qu’il prit-probablement sans y être autorisé – sur l’administration des cours de justice de la région. Au départ de Wilkins, le lieutenant général Gage lui conseilla de commencer à rassembler des preuves pour réfuter les accusations portées contre lui ; Wilkins, apparemment, s’embarqua aussitôt pour Londres afin de s’y consacrer. On ne connaît rien de plus sur sa carrière, si ce n’est qu’il quitta l’armée en 1775, vendant peut-être sa commission à Adam Williamson, qui le remplaça dans le 18e d’infanterie.

Harry Kelsey

Huntington Library, Brock coll., BR Box 257 ; 80 487, [G.-B., WO], All commissions in the Dragoons, and the field officers in the Foot, at ten years purchase. Captains and subalterns of Foot at nine years purchase (feuillet).— PRO, WO 34/49, Amherst à Gladwin, 1er août 1762, 6 oct. 1763.— Amherst, Journal (Webster).— Correspondence of General Thomas Gage (Carter), I : 4–6, 208–211, 309–312.— Johnson papers (Sullivan et al.), III : 903s. ; X : 815–818.— Michigan Pioneer Coll., XIX (1891) : 27–295.— Trade and politics, 1767–1769, C. W. Alvord et C. E. Carter, édit. (Springfield, Ill., 1921).— British officers serving in North America, 1754–1774, W. C. Ford, compil. (Boston, 1894), 6, 105.— G.-B., WO, Army list, 1755, 1759, 1763, 1767–1769, 1771, 1773, 1775–1777.— L. W. G. Butler et S. W. Hare, The annals of the King’s Royal Rifle Corps [...] (5 vol., Londres, 1913–1932), I : 20, 134–139.— Peckham, Pontiac.— Colton Storm, The notorious Colonel Wilkins, Ill. State Hist. Soc., Journal (Springfield), XL (1947) : 7–22.

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Harry Kelsey, « WILKINS, JOHN », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 4, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 nov. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/wilkins_john_4F.html.

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Auteur de l'article:   Harry Kelsey
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Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1980
Année de la révision:   1980
Date de consultation:   24 novembre 2014