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SAUNDERS, sir CHARLES, officier de marine et fonctionnaire, né vers 1715, fils de James Saunders ; il épousa, le 26 septembre 1751, une fille de James Buck, banquier londonien ; décédé à Londres le 7 décembre 1775.

On sait peu de chose des antécédents de Charles Saunders non plus que des premières années de sa vie. En 1727, il entra dans la marine royale grâce à la protection d’un membre de sa parenté et, en 1739, ayant obtenu le grade de lieutenant en premier, il prit du service sur le Centurion, vaisseau amiral du commodore George Anson avec qui il fit le tour du monde entre 1740 et 1744. Saunders contourna le cap Horn (Chili) à la barre d’un sloop et s’empara de cargaisons espagnoles dans le Pacifique ; il rentra en Angleterre avec le grade de capitaine de vaisseau. Jusqu’à la fin de la guerre de la Succession d’Autriche, il commanda avec succès plusieurs vaisseaux de ligne : en 1746, à bord du Gloucester, il contribua à la capture d’un galion qui faisait voile vers l’Espagne, et sa part du butin s’éleva à environ £40 000. L’année suivante, à bord du Yarmouth, il s’empara de deux vaisseaux ennemis à l’occasion de la victoire de l’amiral Edward Hawke sur l’amiral L’Étenduère au large du cap Ortegal, en Espagne, le 19 octobre.

La paix revenue, Saunders se retrouva à la demi-solde en 1749 et, à l’instar de nombre d’autres officiers ambitieux, il doubla sa carrière de marin d’une carrière d’homme politique. Il représenta Plymouth, l’un des bourgs de l’Amirauté, de 1750 à 1754, puis cette même année il devint député de Hedon, dans le Yorkshire, à la chambre des Communes, et le demeura jusqu’à sa mort. Ce « bourg pourri » était sous la coupe d’Anson, maintenant premier lord de l’Amirauté. À la mort d’Anson, en 1761, Saunders lui succédera comme grand patron de la circonscription et il y acquerra d’importants biens-fonds dans le voisinage. Saunders avait repris du service actif en mer en 1752 et il avait passé de juillet à octobre à Terre-Neuve comme commodore de l’escadre affectée à la protection des pêches. En avril 1754, il fut nommé trésorier de Greenwich Hospital, sinécure fort bien rétribuée, et, en décembre 1755, contrôleur de la marine ; ces deux postes, il les devait à la protection d’Anson.

Lorsque survint la guerre de Sept Ans, Saunders fut promu au grade de contre-amiral de l’escadre bleue en janvier 1756 et dépêché en toute hâte à Gibraltar pour y assumer, sous les ordres de Hawke, le commandement en second de la flotte de la Méditerranée. Il en prit le commandement lorsque Hawke rentra en Angleterre au début de l’année suivante. Toutefois, il ne put empêcher une force navale française, sous le commandement de Joseph-François de Noble Du Revest, d’échapper à son blocus pour aller se joindre à l’amiral Dubois de La Motte [Emmanuel-Auguste de Cahideuc*] qui cherchait à concentrer une flotte considérable dans le port de Louisbourg, île Royale (île du Cap-Breton). En mai 1757, l’amiral Henry Osborn succéda à Saunders qui fut muté, l’année suivante, à la flotte de la Manche au large de Brest ; il y resta jusqu’en octobre.

L’accession de William Pitt au pouvoir, en 1757, donna plus de relief à l’aspect colonial et naval de la guerre avec la France. Pour l’Amérique du Nord, cette orientation eut comme conséquence la prise de Louisbourg en 1758 [V. Amherst]. Cette victoire préparait la voie à une attaque de la ville de Québec par la route du Saint-Laurent coordonnée avec des avances via le lac George (lac Saint-Sacrement) et le lac Champlain. Saunders n’avait jamais commandé de flotte au cours d’une opération d’envergure, mais le 9 janvier 1759, sur la recommandation d’Anson, on lui confia le commandement de la flotte qui devait remonter le Saint-Laurent. Un mois plus tard, il était promu vice-amiral de l’escadre bleue ayant sous ses ordres, en qualité de commandant en second, le contre-amiral Philip Durell*, alors à la tête de l’escadre qui passait l’hiver en rade, à Halifax, et comme commandant en troisième, le contre-amiral Charles Holmes*. Le major général Wolfe*, commandant militaire de l’expédition, rejoignit Saunders le 13 février à bord du vaisseau amiral de ce dernier, le Neptune. Pitt avait bien averti les deux hommes que le succès de l’entreprise reposait « sur une entente parfaite entre les officiers de terre et de mer ». Saunders avait pour instructions de « couvrir »l’armée afin de la protéger contre toute intervention de la marine française et de garder la maîtrise de la ligne de communication. Il lui appartenait néanmoins de décider dans quelle mesure sa flotte prêterait directement main-forte à l’armée de Wolfe.

Saunders mit à la voile à Spithead le 17 février. Les glaces l’empêchèrent d’aborder à Louisbourg où il avait rendez-vous avec les transports d’Amérique et il dut gagner Halifax qu’il atteignit le 30 avril. Au grand mécontentement et à la consternation de Wolfe et, sans aucun doute, à la vive surprise de Saunders, l’escadre de Durell était toujours au port. Bien qu’ayant reçu l’ordre de s’engager le plus tôt possible dans le Saint-Laurent pour barrer la route aux renforts expédiés de France, un hiver particulièrement rigoureux l’avait retenu au port, et ce n’est que le 5 mai qu’il appareilla. Saunders lui-même partit pour Louisbourg dix jours plus tard et pendant près de trois semaines il s’y affaira à disposer et à organiser, au fur et à mesure de leur arrivée, les vaisseaux disparates qui formaient cette armada. Le gros de la flotte se mit enfin en branle le 4 juin, presque un mois plus tard que prévu. La flotte de combat comptait 49 navires de guerre, dont 22 vaisseaux de ligne de 50 canons ou plus, et était composée d’un équipage comptant en tout 13 500 hommes. Déjà, à peu près la moitié de la flotte avait pris la mer sous le commandement de Durell, et maintenant Saunders partait à sa suite avec 22 navires de guerre convoyant le corps principal des 119 bâtiments de transport, dont un bon nombre portaient des embarcations à fond plat en prévision d’opérations amphibies. Il avait la lourde responsabilité de mener, à travers les difficiles courants et marées du golfe et du fleuve Saint-Laurent, cette légion de navires difficile à manœuvrer. Pour faciliter la direction de l’expédition, il la partagea en trois divisions, chacune dirigée par une frégate et assistée par des bateaux-sondes et des baliseurs. Les différents types de bâtiments, transports, ravitailleurs, bateaux-sondes, bateaux de mouillage ou de matériel, bateaux-hôpitaux et bateaux-annexes, étaient identifiés chacun par un pavillon de couleur différente pour faciliter la signalisation. Saunders disposait de cartes du fleuve passablement au point et pouvait compter sur les bons offices de pilotes aussi bien français qu’anglais, parmi lesquels le vétéran canadien Augustin Raby et un pilote anglais compétent, John Veysey.

Le 18 juin, Saunders passa au large du Bic, à 170 milles en aval de Québec. Durell était déjà parvenu à l’île aux Coudres, à 50 milles en aval de Québec, où il avait appris que des renforts de France, bien informés des plans britanniques, l’avaient devancé. Les problèmes de la navigation sur le fleuve, y compris le redoutable et sinueux passage de la Traverse en aval de l’île d’Orléans, furent bientôt surmontés par des capitaines d’expérience, tel Cook, et à compter du 14 juin, les navires marchands et les bâtiments de guerre de l’escadre de Durell défilèrent sans interruption dans le passage.

En mars, pendant qu’il était encore en mer, Saunders avait écrit à Amherst, commandant des armées de terre en Amérique du Nord, qu’il espérait que les transports fourniraient des « pionniers » (manœuvres) à Wolfe, et il ajoutait : « la situation de mon escadre est de nature à rendre toute dépendance à mon endroit extrêmement précaire vu que je serai à une grande distance en aval de lui sur le fleuve et, vraisemblablement, dans la constante appréhension de voir surgir la flotte ennemie ». La nouvelle de l’arrivée des renforts de France communiquée par Durell réussit à convaincre Saunders que le risque d’une intervention de la marine française s’était dissipé et il décida d’appuyer étroitement l’armée avec presque toute la flotte sous son commandement. Le 20 juin, il donna donc l’ordre aux transports de troupes de remonter le fleuve et envoya à leur suite les bâtiments de sa division de combat. Une semaine plus tard, la flotte entrait dans le havre de Québec.

Saunders couvrit le débarquement de Wolfe sur l’île d’Orléans, le 27 juin, et après avoir paré une attaque des brûlots français, la nuit suivante, il fut en mesure d’ancrer sa flotte en sécurité dans le chenal sud entre Pointe-Lévy (Lauzon, Lévis) et la pointe de l’île d’Orléans. La flotte était à vrai dire un vaste train de ravitaillement pour l’armée, et un système de signaux convenus permettait une communication instantanée. La troupe à terre envoyait des signaux pour réclamer des renforts, des provisions, des munitions et des embarcations ; le jour, les messages étaient envoyés à l’aide de pavillons et le soir on avait recours aux fusées volantes et aux lanternes. Ce qui reste des lettres de Saunders aux commandants des armées montre que sa collaboration ne se démentit jamais, et son appui fut toujours prompt et sans réserve.

Au début de la campagne, Wolfe et Saunders s’étaient mis d’accord pour placer les vaisseaux et les troupes en amont de Québec pour menacer les routes de ravitaillement des Français ; néanmoins Saunders conseilla d’attendre que les batteries soient installées à Pointe-Lévy pour réprimer le tir des canons de la ville. Les batteries ouvrirent le bombardement le 12 juillet et, dans la nuit du 18 au 19, une flottille de transports et de petits vaisseaux de guerre, ayant à sa tête le Sutherland commandé par le capitaine John Rous*, réussit à passer. L’attaque de Wolfe près des chutes Montmorency le 31 juillet constitua sans doute le plus grand motif de tension entre les deux hommes. Wolfe attribua en partie l’échec de l’expédition à la faiblesse de la couverture fournie par le tir de l’artillerie navale. Saunders protesta, et Wolfe consentit à supprimer ce blâme du rapport qu’il adressa à Pitt, mais il lui avoua clairement qu’il persistait à croire que les faits correspondaient à ce qu’il avait écrit. En dépit des critiques à l’égard de la marine qui émaillaient ses lettres, Wolfe disait cependant de Saunders qu’il était « un officier courageux et plein de zèle » et il lui légua par testament son « service léger d’argenterie ».

C’est à la marine que revint une grande partie du mérite de la percée qui aboutit finalement à la victoire. À la fin d’août, Saunders fut en mesure de donner du renfort aux navires en amont de Québec en vue de l’attaque des vaisseaux ennemis plus haut sur le fleuve. À peu près en même temps, les généraux de brigade de Wolfe, Monckton, Murray et George Townshend*, après de longues consultations avec Saunders, suggérèrent de déplacer les opérations militaires en amont de la ville. Il tinrent sans doute compte de l’avis de Saunders dans l’élaboration de leur plan et l’importance de la force navale britannique en amont de Québec permettait désormais de mettre ce plan à exécution.

Le débarquement de Wolfe à l’anse au Foulon dans le clair-obscur de l’aube du 13 septembre mettait en œuvre des opérations amphibies d’une difficulté et d’une exigence peu communes. Il fallait, dans le plus grand secret, faire redescendre le fleuve à 1 800 hommes de troupe à bord d’embarcations, sur une distance de moins de dix milles depuis Cap-Rouge, et aborder à un point précis en tenant compte des courants et des marées. Les embarcations touchèrent terre à peu près à l’endroit prévu, et l’effet de surprise fut total. Pour reprendre les paroles toutes modestes de Saunders, ce fut « une opération extrêmement décisive, conduite comme il se doit, et couronnée de succès ».

Immédiatement après la bataille, l’amiral mit toute son énergie à consolider la victoire remportée par son homologue de l’armée qui y avait laissé sa vie. Toutes les nuits, les embarcations disponibles passaient devant la ville chargées de pièces d’artillerie, de munitions, de tentes, de bois, de provisions de toutes sortes à l’intention de l’armée dont Townshend avait maintenant pris le commandement. En moins d’une semaine, les marins hissèrent plus de 100 canons et mortiers sur les hauteurs, à l’ouest de Québec. Le 17 septembre, Saunders amena sept des vaisseaux de ligne à portée de canon de la basse ville pour agir de concert avec l’armée qui projetait d’attaquer la ville. Lorsque la garnison capitula le lendemain matin, Saunders et Townshend signèrent conjointement l’acte de reddition au nom de la Grande-Bretagne. Les dépêches de Saunders et Townshend annonçant la chute de Québec parvinrent à Londres le 16 octobre. Selon son habitude, Saunders s’y montrait modeste et concis. Il donnait à Charles Holmes le mérite qui lui revenait pour la conduite des opérations de débarquement et louait hautement l’armée pour son escalade de la falaise. Faisant écho aux instructions de Pitt, il assurait l’Amirauté qu’il y avait eu « parfaite entente entre l’armée et la marine ».

Saunders, malgré son impatience d’attaquer les vaisseaux ennemis toujours en amont de la ville, dut s’empresser de débarquer des provisions et du matériel à Québec avant d’être surpris par l’hiver dans le Saint-Laurent. Il dépêcha en outre un sloop à New York pour obtenir de l’argent et il recueillit au delà de £3 000 chez ses propres officiers à titre de prêt à l’armée, qui se trouvait fâcheusement à court de numéraire. Saunders commença à descendre le Saint-Laurent à bord du Somerset le 18 octobre ; il était accompagné de trois autres vaisseaux de ligne et de quelques bâtiments plus petits. Il avait laissé deux sloops et trois schooners armés pour appuyer la garnison, et avait envoyé à Halifax une puissante escadre sous le commandement de lord Colvill*, avec instructions de rallier Québec dès que possible au printemps prochain. Une grande réception accueillit Saunders à son arrivée à Londres le 26 décembre. Pitt l’avait fait entrer d’office dans la catégorie de ceux qui avaient vaincu les armadas, et la chambre des Communes lui témoigna son appréciation lorsqu’il reprit son siège après les vacances de Noël.

L’exploit de Saunders avait consisté à mettre sur pied une importante expédition, de la conduire dans sa remontée d’un fleuve plein d’embûches et de l’établir solidement à Québec. Le succès remporté témoignait non seulement de sa compétence professionnelle, mais aussi des progrès qu’avait accomplis la marine au cours des dernières années, notamment la mise au point d’instruments de navigation fiables, l’amélioration des relevés hydrographiques et des cartes marines, le perfectionnement des embarcations utilisées pour les opérations amphibies. La collaboration de Saunders ne se limita pas à la capture de la forteresse car sans l’artillerie, les munitions et les provisions qu’il avait fournies à la garnison avant de quitter Québec, et cela à même les précieux approvisionnements des navires, il se peut bien que les Français, sous les ordres de Lévis, eussent pu reprendre Québec le printemps suivant.

La campagne de Québec apporta en outre une contribution durable à la sécurité de la navigation sur le Saint-Laurent. Tous les sondages et relevés au compas effectués à ce moment furent communiqués au capitaine du vaisseau amiral pour la mise à jour des cartes existantes. Saunders fit savoir à l’Amirauté, en avril 1760, qu’il avait réuni la matière suffisante pour dresser une nouvelle carte marine détaillée du Saint-Laurent et on l’autorisa à la publier. La première édition parut le let mai, sous son nom.

Saunders reprit du service dans la flotte de la Méditerranée en avril 1760 et y demeura jusqu’à la fin de la guerre. Il réussit le blocus des flottes française et espagnole et, à cette occasion, s’empara de nombreux bâtiments dont le galion espagnol Hermione fut la prise de choix. On distribua plus de £500 000 en butin, et Saunders, pour sa part, put ajouter £65 000 à sa fortune déjà plus que respectable. En octobre 1762, il était promu vice-amiral de l’escadre blanche.

À la fin de la guerre, Charles Saunders (sir Charles depuis 1761) quitta le service actif et consacra davantage de son temps à la politique. Il fut plus ou moins entraîné dans les intrigues où s’embourbèrent d’autres amiraux de l’époque devenus hommes politiques. Nommé premier lord de l’Amirauté en septembre 1766, il donnait sa démission quelques mois plus tard à la suite d’un différend avec Pitt, maintenant lord Chatham. Il n’occupa pas d’autres fonctions politiques par la suite mais il conserva son siège aux Communes où ses interventions furent nombreuses sur les questions concernant la marine. En juin 1774, il s’attaqua au projet de loi qui allait devenir l’Acte de Québec parce qu’il soustrayait au gouverneur de Terre-Neuve la surveillance de la côte du Labrador. Il était convaincu qu’en rattachant le Labrador à la province de Québec, la pêche qui s’y faisait tomberait aux mains des Américains ou des Français et il servit cet avertissement : « Dieu sait combien vous ressentirez le manque de marins chaque fois qu’il sera nécessaire à notre pays d’équiper sa flotte ! » Le projet de loi fut adopté mais les objections de Saunders furent entendues et la pêche du Labrador resta sous la responsabilité du gouverneur de Terre-Neuve.

Sir Charles Saunders mourut à sa demeure londonienne en décembre 1775 des suites « d’une attaque de goutte à l’estomac » ; au moment de sa mort, il était amiral de l’escadre bleue, grade qui lui avait été accordé en 1770. Edmund Burke prononça son éloge aux Communes, et Saunders fut inhumé dans l’abbaye de Westminster au cours d’une cérémonie intime. Sa femme semble l’avoir précédé dans la tombe ; ils n’avaient pas eu d’enfants. Aux termes de son testament, Saunders faisait des legs importants au vice-amiral Augustus Keppel, un de ses amis intimes, et au contre-amiral sir Hugh Palliser, un de ses capitaines à Québec, et il laissait une généreuse rente ainsi que son mobilier à Ann Clevett (Cleverley), « une jeune dame qui vivait avec lui ». Le gros de sa succession était dévolu à sa nièce préférée, Jane Kinsey, à la condition qu’elle et son mari adoptent le nom de Saunders de même que les armes de la famille. Il lui léguait également les tableaux qui ornaient les murs de la salle à manger de sa maison de ville, soit un portrait d’Anson et deux peintures illustrant des scènes des attaques essuyées par la flotte devant Québec de la part des brûlots et des plates-formes de tir.

Il est difficile de pénétrer le caractère d’un homme aussi réservé que Saunders : il n’a laissé aucun journal et le libellé de ses dépêches était concis et impersonnel. C’était un marin de carrière coulé dans le moule des Anson, ardent à protéger les intérêts de la marine et à promouvoir le bien du pays. Il avait embrassé une carrière exigeante qui laissait peu de place à la vie de famille et à la culture de l’amitié ; aussi avait-il peu d’amis intimes hors du cercle de la marine. Bien que n’ayant jamais exercé le commandement lors de victoires en mer, il joua un rôle primordial au Canada à un moment décisif de son histoire. Outre l’été qu’il passa à Terre-Neuve, Saunders ne vécut qu’une saison au Canada, mais ce fut le point culminant de sa carrière.

William H. Whiteley

Il existe des portraits de sir Charles Saunders peints par sir Joshua Reynolds et Richard Brompton ; celui de Brompton se trouve au Painted Hall du Greenwich Naval College, Londres.

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Bibliographie générale

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William H. Whiteley, « SAUNDERS, sir CHARLES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 4, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 28 juill. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/saunders_charles_4F.html.

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Auteur de l'article:   William H. Whiteley
Titre de l'article:   SAUNDERS, sir CHARLES
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 4
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1980
Année de la révision:   1980
Date de consultation:   28 juillet 2014