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MAGNAN, HORMISDAS (baptisé Joseph-Édouard-Hormidas), journaliste, auteur, historien et fonctionnaire, né le 25 février 1861 à Sainte-Ursule, Bas-Canada, fils de Jean-Baptiste Magnan, meunier, et d’Adeline Béland ; le 3 juin 1899, il épousa dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, Québec, Céline-Alice Lemieux (décédée le 2 septembre 1914), et ils eurent 11 enfants, dont 6 lui survécurent, puis le 24 août 1915, dans la paroisse Notre-Dame de Québec, Alice Pâquet ; décédé le 10 juillet 1935 à Québec et inhumé le 13 au cimetière Notre-Dame de Belmont à Sainte-Foy (Québec).

Après avoir fait son primaire à Sainte-Ursule, Hormisdas Magnan étudia au séminaire de Nicolet de 1874 à 1883 et y obtint de brillants résultats. Le 7 décembre 1884, il entra comme frère coadjuteur chez les jésuites, à Montréal. Il fit probablement deux ans de noviciat à la maison Saint-Joseph, à Sault-au-Récollet (Montréal). Vers 1887, il travailla au scolasticat de l’Immaculée-Conception, où il collabora à la fondation d’une imprimerie, puis, à partir de 1889, il établit la classification de la bibliothèque du collège Sainte-Marie. En 1895, tandis qu’il accomplissait cette tâche, il dut quitter sa communauté en raison de problèmes de santé.

À la suite d’un repos d’un an à La Malbaie, Magnan voulut d’abord se consacrer à l’enseignement. En 1898, après deux ans d’études et un stage à l’école normale Laval à Québec, il choisit cependant la profession de journaliste. Jusqu’en 1901, il fut secrétaire à la rédaction de l’Enseignement primaire, périodique publié à Québec et dont son frère Charles-Joseph Magnan* était l’éditeur-propriétaire. Par la suite, de 1902 à 1904, il fut rédacteur au quotidien libéral le Soleil. En mai 1905, il entra comme rédacteur et administrateur au journal le Progrès du Saguenay. Il travailla à l’Action sociale, dès les débuts du quotidien de Québec jusqu’en 1910 [V. François-Xavier-Jules Dorion] ; on lui confia notamment les pages agricoles. Son intérêt pour ce sujet prenait ses racines dans le monde rural et agricole de son enfance.

En 1910, Magnan fut l’un des 13 spécialistes nommés à la commission de la publicité de l’Union expérimentale des agriculteurs de Québec. La même année, Charles Ramsay Devlin* lui donna le poste de directeur de la publicité dans le ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, qu’il dirigeait. Magnan devenait ainsi responsable des relations publiques et des communications ; il devait aussi rédiger les rapports annuels et les études régionales. L’écrivain Edmond de Nevers [Boisvert*], ami de Magnan depuis les années de collège, avait lui aussi occupé ce poste au début du xxe siècle. Magnan considérait la paroisse comme l’entité la plus importante pour la survivance religieuse et nationale des Canadiens français. Dans le cadre de ses fonctions, il publia à Québec, en 1913, Monographies paroissiales : esquisses des paroisses de colonisation de la province de Québec. Il y écrivit : « L’œuvre si utile et si patriotique que poursuit le Département de la Colonisation [...] a pour but unique l’agrandissement de notre province par la paroisse canadienne ! » Il fut également l’auteur d’une vingtaine de brochures, qui pour la plupart décrivent des régions de colonisation de la province de Québec.

En outre, ce patriote éclairé, passionné de son pays, consacrait ses moments libres à la rédaction d’ouvrages historiques. Ainsi Magnan publia-t-il à Québec, en 1918, la Paroisse de Saint-Nicolas : la famille Pâquet et les familles alliées, sur ce lieu et cette famille à laquelle il était lié par sa deuxième femme. Au début de l’année 1925, à Arthabaska (Victoriaville), Magnan fit paraître à compte d’auteur le Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec. L’ouvrage, qui contient 1 268 « monographies », réunit des renseignements clairs et précis portant surtout sur la chronologie de l’organisation paroissiale, municipale et postale. De plus, chaque article comprend des notes sur l’histoire et l’origine des toponymes. Magnan a souvent obtenu ces renseignements en envoyant des questionnaires aux curés et en correspondant avec eux. Ce travail de bénédictin lui valut bien des éloges. Cyrille Gagnon, prêtre et directeur du grand séminaire de Québec, écrivit même à Québec, en 1925, dans le Canada français, que ce livre « s’apparent[ait] à l’ouvrage si précieux de Mgr Tanguay [Cyprien Tanguay*], le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes ».

La même année, à Québec, Magnan publia la Famille Magnan, établie à Charlesbourg en 1665. Il fit paraître à Québec, en 1932, un opuscule sur son ami personnel, le peintre Charles Huot*. Il écrivit aussi des articles dans des revues spécialisées (Bulletin des recherches historiques (Lévis), Bulletin de la Société de géographie de Québec, le Terroir) et fut membre ou directeur de plusieurs sociétés artistiques, historiques et géographiques de Québec et de Montréal.

Hormisdas Magnan fut un érudit chez qui la science et la vertu ne se séparèrent jamais. D’une constitution délicate et plutôt de petite taille, cet apôtre laïque convaincu fut toujours actif au sein d’associations religieuses. Zélé pour les organisations charitables, il occupa notamment pendant 25 ans le poste de trésorier de l’Œuvre des sourds-muets et des aveugles du diocèse de Québec. Il était encore directeur de la publicité au ministère de la Colonisation et préparait une deuxième édition du Dictionnaire historique et géographique quand la maladie le surprit. Après un douloureux combat de sept mois, il s’éteignit à l’âge de 74 ans à sa résidence au 6, rue Fraser, à Québec. Il laissait dans le deuil sa seconde femme, Alice Pâquet, sœur du théologien Louis-Adolphe Pâquet*. Le jour de sa mort, le journal la Patrie affirma que Magnan était « l’un des journalistes les mieux connus de la province ».

Jean Poirier

Nous avons puisé de nombreux renseignements sur la vie et l’œuvre d’Hormisdas Magnan dans son volume intitulé la Famille Magnan, établie à Charlesbourg en 1665 : quelques notes sur la famille Magnan établie à Saint-Cuthbert en 1775, puis à Sainte-Ursule en 1852 : les familles alliées : Béland, Bruneau, Lemieux, Paquet, Cloutier et Tardivel (Québec, 1925). En plus des ouvrages déjà mentionnés, Magnan a écrit les suivants : Notes historiques sur la banlieue de Québec : le quartier Belvédère ; la paroisse de Notre-Dame-du-Chemin (Québec, 1915) ; Saint Joseph, époux de la très sainte Vierge Marie, premier patron du Canada et de l’Église universelle (Québec, 1921) ; Cinquantenaire de notre hymne national « O Canada, terre de nos aïeux » : les origines de nos drapeaux et chants nationaux, armoiries, emblèmes, devises (Québec, 1929) ; Charles Huot, artiste-peintre, officier de l’Instruction publique : sa vie, sa carrière, ses œuvres, sa mort (Québec, 1932) ; le Guide du colon de la province de Québec (Québec, 1932).

BAnQ-MCQ, CE401-S32, 26 févr. 1861.— BAnQ-Q, CE301-S97, 3 juin 1899 ; P456.— FD, Cathédrale Notre-Dame (Québec), 24 août 1915 ; Saint-Dominique (Québec), 13 juill. 1935.— L’Action catholique (Québec), 10 juill. 1935.— L’Écho de Saint-Justin (Saint-Justin, Québec), 18 juill. 1935.— La Patrie, 10 juill. 1935.— Le Progrès du Saguenay (Chicoutimi [Saguenay, Québec]), 23 nov. 1905.— Le Soleil, 28 déc. 1901 ; 11 avril 1903 ; 2, 4 sept. 1914 ; 10, 17 juill. 1935.— André Beaulieu et al., Répertoire des publications gouvernementales du Québec de 1867 à 1964 (Québec, 1968).— André Beaulieu et Jean Hamelin, les Journaux du Québec de 1764 à 1964 (Québec et Paris, 1965).— J.-A.-I. Douville, Histoire du collège-séminaire de Nicolet, 1803–1903 [...] (2 vol., Montréal, 1903).— A. G., « M. Hormisdas Magnan », la Vie nicolétaine (Nicolet, Québec), 4 (1936), no 3 : 21–22.— Cyrille Gagnon, « Paroisses canadiennes : à propos d’un livre récent », le Canada français (Québec), 2e sér., 13 (1925–1926) : 267–269.— Micheline Gagnon, « Magnan, Hormisdas » (bibliographie des ouvrages écrits par Hormisdas Magnan, texte dactylographié, [Québec], 2005).— J. Hamelin et al., la Presse québécoise.— M. L., « Hormisdas Magnan : la famille Magnan » [compte rendu de livre], le Canada français, 2e sér., 12 (1924–1925) : 568–569.— G.-E. Marquis, « Hormisdas Magnan », le Terroir (Québec), 17 (1935–1936), nos 2–3 : 12–13 ; « la Paroisse de Saint-Nicolas. La famille Paquet et les familles alliées, par Hormisdas Magnan » [compte rendu de livre], le Terroir, 1 (1918–1919), no 5 : 46–47.— Québec, Dép. du Trésor, État des comptes publics, 1910, 1912 ; Ministère de l’Agriculture, Rapport, 1910.— Nazaire Le Vasseur, « Un souvenir posthume de Nazaire Le Vasseur », Soc. de géogr. de Québec, Bull. (Québec), 22 (1928) : 1–3.

Bibliographie générale

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Jean Poirier, « MAGNAN, HORMISDAS (baptisé Joseph-Édouard-Hormidas) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 24 févr. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/magnan_hormisdas_16F.html.

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Auteur de l'article:   Jean Poirier
Titre de l'article:   MAGNAN, HORMISDAS (baptisé Joseph-Édouard-Hormidas)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   2016
Année de la révision:   2016
Date de consultation:   24 février 2017