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McGILLIVRAY, DONALD (Dan), ingénieur et entrepreneur, né en 1857 à Strathroy, Haut-Canada, fils de Neil McGillivray et de Christina McRae ; le 21 novembre 1888, il épousa à Victoria, Sarah Douglas Parker, et ils eurent un fils et trois filles ; décédé le 22 mai 1900 à Sault Ste Marie, Ontario.

Donald McGillivray, qui appartenait à une famille de huit enfants, fit ses études au village de Ripley, en Ontario. Son père travaillait à la construction de chemins de fer dans la province, et lui-même décida de faire carrière dans ce domaine. Il semble qu’il ait acquis ses connaissances techniques sur le tas plutôt que dans les écoles. Il se rendit en Colombie-Britannique, apparemment au début des années 1880, et y travailla pour Andrew Onderdonk*, principal entrepreneur du gouvernement, à la construction de la ligne principale de la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique qui relierait Port Moody au col Eagle. Sous l’autorité d’Onderdonk, McGillivray devint surintendant des ponts ; il fit preuve d’imagination et de compétence dans les travaux de construction particulièrement difficiles qu’il dirigea au cañon du Fraser.

Quand fut terminée la ligne principale, en 1885, McGillivray fonda sa propre entreprise à Vancouver et participa, parfois avec des associés, aux travaux de prolongement du réseau de la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique en Colombie-Britannique, la plupart du temps pour la réalisation des tronçons qui comportaient des ponts d’assez grande envergure. On ne dispose toutefois que de renseignements fragmentaires sur McGillivray et il est souvent difficile de déterminer dans quelle mesure il contribua aux divers projets. Le premier contrat d’importance qu’il exécuta se rapporte à la construction de la ligne secondaire de la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique en direction de New Westminster, en 1886. Il travailla aussi à l’installation de paravalanches aux monts Selkirk : sans ces abris de bois inclinés qui recouvraient la voie ferrée sur de grandes distances, le chemin de fer aurait été pratiquement inutilisable l’hiver. Parmi les autres travaux attribués à McGillivray, on peut citer les ponts des rues Cambie et Granville, à Vancouver, des conduites d’aqueduc de la ville, le pont du chemin de fer canadien du Pacifique sur le Fraser, à Mission City, le pont du Colombia and Kootenay Railway sur la Kootenay (1890–1891), le chemin de fer électrique interurbain de la Westminster and Vancouver Tramway Company (1891), la ligne de tramway Fairview de la Vancouver Electric Railway and Light Company (1891), le Nakusp and Slocan Railway (1894–1895), un projet qu’il mena à bonne fin à titre de président de l’Inland Construction Company, et enfin la ligne secondaire du chemin de fer canadien du Pacifique qui reliait Revelstoke à Arrowhead (1896). McGillivray aurait également construit un quai à Nelson et un autre à Vancouver pour la même compagnie, ainsi que celui de Chemainus, dans l’île de Vancouver. Sa dernière grande réalisation en Colombie-Britannique fut la difficile construction en 1898, encore pour le chemin de fer canadien du Pacifique, d’un tronçon de 40 milles qui traversait la passe du Nid-du-Corbeau, dans les montagnes Rocheuses, où une gare porte maintenant son nom. L’année suivante, McGillivray se rendit en Ontario travailler pour William Mackenzie* et Donald Mann* à la construction de l’Ontario and Rainy River Railway.

On connaît peu de chose de la vie de Donald McGillivray. C’était un homme imposant, qui mesurait plus de six pieds. Après son mariage, en 1888, avec la fille de Samuel Parker qui exploitait un comptoir commercial au fort Douglas (Winnipeg), il s’installa avec son épouse à Vancouver. Libéral et franc-maçon, il fut apparemment très respecté et heureux en affaires. Son beau-frère Richard McBride* devint plus tard premier ministre de la Colombie-Britannique. En 1900, McGillivray contracta la petite vérole et il mourut à Sault Ste Marie. Homme influent, talentueux et de condition élevée, il aurait pu devenir un grand personnage s’il avait vécu pendant la période d’expansion rapide des chemins de fer canadiens qui précéda la Première Guerre mondiale.

Robert D. Turner

Canadian Pacific Railway Company, Report ([Montréal]), 1885–1900.— Daily Colonist (Victoria), 22 nov. 1888.— Daily News-Advertiser (Vancouver), 23 mai 1900.— Kootenay Mail (Revelstoke, C.-B.), 21 sept. 1895.— Miner (Nelson, C.-B.), 21 juin, 12 juill., 4 oct., 29 nov. 1890.— Vancouver Daily World, 22–23 mai 1900.— Pierre Berton, The last spike : the great railway, 1881–1885 (Toronto et Montréal, 1971).— J. F. Due, The intercity electric railway industry in Canada (Toronto, 1966).— O.[-S.-A.] Lavallée, Van Horne’s road : an illustrated account of the construction and first years of the operation of the Canadian Pacific transcontinental railway (Montréal, 1974).— T. D. Regher, The Canadian Northern Railway (Toronto, 1976), 102–106.— E. O. S. Scholefield et F. W. Howay, British Columbia from the earliest times to the present (4 vol., Vancouver, 1914), 4.

Bibliographie générale

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Robert D. Turner, « McGILLIVRAY, DONALD », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/mcgillivray_donald_12F.html.

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Auteur de l'article:   Robert D. Turner
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Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1990
Année de la révision:   1990
Date de consultation:   23 septembre 2014