DCB/DBC Mobile beta
+

HARTT, CHARLES FREDERICK, géologue et paléontologue, né le 23 août 1840 à Fredericton, N.-B., fils aîné de Jarvis William Hartt et de Prudence Brown ; en 1869, épousa Lucy Lynde, de Buffalo, dans l’état de New York, qui lui donna deux enfants ; décédé le 18 mars 1878 à Rio de Janeiro, Brésil.

Le père de Charles Frederick Hartt était directeur du séminaire baptiste de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, lorsque naquit son fils ; il fit ensuite partie du personnel enseignant de Horton Academy, à Wolfville, en Nouvelle-Écosse. Charles Frederick fit ses études à l’académie et à Acadia College ; il obtint un baccalauréat ès arts en 1860. La même année, son père alla s’établir à Saint-Jean, N.-B., et fonda une école secondaire pour jeunes filles où son fils enseigna pendant un an.

Dès son jeune âge, C. Fred Hartt (comme on l’appelait habituellement) manifesta un intérêt particulier pour les sciences naturelles et spécialement pour la géologie et la paléontologie ; il constitua des collections importantes, à la fois en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Plusieurs espèces qu’il avait découvertes furent décrites par sir William Dawson* dans Acadian geology (Édimbourg, 1855). De 1861 à 1864, Hartt fit des études au Museum of Comparative Zoology, à Cambridge dans le Massachusetts, sous la direction du professeur Louis Agassiz. Avec Moses Henry Perley*, George Frederick Matthew* et d’autres, Hartt fut l’un des membres fondateurs de la Natural History Society of New Brunswick, créée en 1862 ; cette société acheta sa collection de fossiles pour aider à payer les études qu’il avait entreprises sous la direction du professeur Agassiz. En 1864, G. F. Matthew et lui aidèrent le professeur Loring Woart Bailey* de l’University of New Brunswick à faire le relevé topographique du sud du Nouveau-Brunswick, entreprise patronnée par le gouvernement.

En 1865, lorsque le professeur Agassiz organisa l’expédition Thayer au Brésil, Hartt en fut l’un des deux géologues. L’expédition rentra aux États-Unis en 1866, mais Hartt repartit en 1867 pour continuer son étude géologique de la région de Bahia et des récifs de corail. En 1868, il devint professeur d’histoire naturelle à Vassar College mais démissionna bientôt pour devenir directeur du département de géologie à Cornell University.

Le Brésil demeura, cependant, son principal centre d’intérêt. En 1870, il organisa la plus importante de ses expéditions ; il emmena un autre professeur et 11 étudiants de Cornell. Au cours de cette expédition et de la suivante, il fit des recherches en Amazonie. En 1874, il proposa au gouvernement brésilien d’établir une carte géologique du Brésil, et, en 1875, fut organisée la Commission géologique de l’empire du Brésil, avec comme directeur le professeur Hartt. Durant les trois années suivantes, il dirigea des expéditions, travaillant dans de nombreuses régions de ce pays, et fonda un musée pour recevoir tous les spécimens qu’il avait réunis. Puis, au printemps de 1878, alors qu’il rentrait à Rio de Janeiro après une expédition harassante à l’intérieur des terres, il mourut de la fièvre jaune à l’âge de 38 ans, mettant fin à une brillante carrière.

La contribution de Hartt à la recherche scientifique au Brésil ne se termina pas avec ses travaux en géologie. S’inspirant de son exemple, les étudiants qu’il avait emmenés au Brésil continuèrent ses recherches longtemps après sa mort. Le docteur John Casper Branner, qui avait connu Hartt personnellement, écrivit : « Il est facile de dire quelle fut l’influence de Hartt sur les recherches faites au Brésil dans le domaine de la géologie car, à de rares exceptions près, dans tout le travail qui a été accompli dans ce pays depuis 1874, on trouve des preuves de l’impulsion donnée par Hartt [...] ses étudiants ne se sont pas limités à la géologie dans leurs recherches car leur maître ne fut pas un spécialiste à l’esprit étroit, mais un naturaliste très ouvert. »

W. Austin Squires

J. C. Branner, Prof. Hartt in Brazil, Cornell Magazine (Ithaca, N.Y.), février 1890.— G. U. Hay, Memorial sketch of the life and work of Prof. Ch. Fred. Hartt, Annual report of the New Brunswick Natural History Society, 1881 (Saint-Jean, N.-B.), 3–14 ; The scientific work of Prof. Chas. Fred. Hartt, MSRC, 2e sér., V (1899), sect. iv :155–165.— G. F. Matthew, Charles Frederick Hartt, Bull. of the Natural History Society of New Brunswick (Saint-Jean, N.-B.), IX (1890) : 1–24.

Bibliographie générale

Comment écrire la référence bibliographique de cette biographie

W. Austin Squires, « HARTT, CHARLES FREDERICK », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 31 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/hartt_charles_frederick_10F.html.

Information à utiliser pour d'autres types de référence bibliographique

Permalien: http://www.biographi.ca/fr/bio/hartt_charles_frederick_10F.html
Auteur de l'article:   W. Austin Squires
Titre de l'article:   HARTT, CHARLES FREDERICK
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   1972
Date de consultation:   31 octobre 2014