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BARLOW, ROBERT, cartographe et topographe, né le 18 février 1813 à Margate, Angleterre, décédé le 16 février 1883 à Montréal.

Robert Barlow entreprit sa carrière à l’Ordnance Survey de Grande-Bretagne où il travailla, probablement en qualité de civil, durant 27 ans. Au cours des cinq dernières années de cette période, il dirigea des études topographiques dans un district de l’île Lewis, puis il immigra au Canada avec sa famille en 1855. Il fut engagé à la Commission géologique du Canada par William Edmond Logan*, fondateur et premier directeur de cet organisme, et il obtint le poste permanent de dessinateur en chef au mois de juin 1856. En novembre de la même année, son fils aîné, Scott, fut embauché et devint son assistant.

Barlow se rendit surtout utile en préparant et en dressant des cartes topographiques destinées à illustrer les rapports et les publications de la commission. Sa tâche était d’autant plus importante que l’on manquait, à l’époque, de telles cartes adéquates sur lesquelles on pouvait porter les nombreuses données géologiques recueillies sur le terrain. Son œuvre principale, datée de 1865, fut la Geological map of Canada [...]. Gravée sur acier à l’échelle de 25 milles au pouce, elle « fut considérée, selon le géologue Frank Dawson Adams*, comme l’une des plus belles cartes du genre [...] publiées jusque-là dans n’importe quel pays ». On la présenta en 1867 à l’Exposition universelle de Paris où elle remporta un prix. En 1865, elle avait paru, réduite à l’échelle de 125 milles au pouce, dans l’atlas accompagnant le volumineux Report of progress [...] de la commission pour l’année 1863.

Barlow eut également la tâche de dessiner la première d’une série de cartes topographiques, à l’échelle de quatre milles au pouce, qui servirent de base aux travaux de la commission dans ce domaine. Le projet fut annoncé dans le rapport de 1863 et l’on décida que la première carte serait celle des Cantons de l’Est, au Bas-Canada. Barlow prit ses données à des sources très diverses, utilisant des levés de bornage, des rapports du département des Terres de la couronne et des cartes de la British American Land Company. La carte topographique fut finalement publiée par des compagnies privées à Toronto en 1875 et à Montréal en 1883, sans mention du nom de l’auteur. Selon les plans de Logan, Barlow devait également dresser une carte géologique, mais lorsqu’en 1869 Alfred Richard Cecil Selwyn* devint le nouveau directeur de la commission, il fut affecté à un autre travail, et le projet remis indéfiniment. Cette décision, prise à la suite d’une controverse au sujet de l’interprétation que Logan faisait de l’échelle stratigraphique de la province de Québec, engendra de l’amertume au sein de la commission, comme le révéla l’enquête parlementaire sur cet organisme en 1884.

Le 20 juin 1880, un an avant le déplacement du siège de la commission de Montréal à Ottawa, Barlow prit sa retraite. Son collègue de longue date, James Richardson, et lui-même furent les premiers bénéficiaires du régime de pensions de retraite de la fonction publique, lequel avait été étendu en 1877 à tous les employés permanents de la commission, en vertu d’une loi votée en 1870. Bien qu’il semblât partager, dans une certaine mesure, les doléances exprimées par le personnel de la commission durant cette période, Barlow se retira d’une manière élégante, qui n’avait rien de commun avec la hargne affichée publiquement par Richardson. Il mourut à Montréal trois ans plus tard.

Trois des fils de Barlow marchèrent sur ses traces au sein de la commission ou dans des secteurs d’activité connexes. Scott le remplaça comme dessinateur en chef et conserva ce poste jusqu’à sa mort en 1894. John Rigney fit son apprentissage auprès de son père et passa trois ans à l’emploi de la commission avant d’entreprendre une carrière à la ville de Montréal ; il devint arpenteur municipal en 1900. Un troisième fils, Alfred Ernest*, travailla pour la commission de 1883 à 1907 et acquit une certaine renommée à Montréal en qualité de géologue consultant.

C’est principalement dans le domaine de la cartographie que Barlow joua un rôle de premier plan. Un de ses collègues de la commission, Robert Bell*, souligna fort bien la valeur de son travail : il était, disait-il, « probablement le meilleur topographe du dominion, autant que nous sachions ». Barlow semble avoir été l’un de ces individus qui mènent une existence utile, sans faire de bruit ni laisser beaucoup de traces.

William E. Eagan

Robert Barlow a participé à la préparation de la Geological map of Canada [...] (s.l., 1865).

Canada, chambre des Communes, Journals, 1884, app.8 66, 70, 83, 103s., 117, 119, 165–167.— Geological Survey of Canada, Report of progress from its commencement to 1863 [...] (Montréal, 1863), xiii ; Report of progress from its commencement to 1863, atlas of maps and sections [...] (Montréal, 1865) ; Report of progress from 1866 to 1869 (Montréal, 1870), 1 ; Report of progress for 1870–71 (Ottawa, 1872), 9-I1 ; Report of progress for 1871–72 (Montréal, 1872), 14 ; Report of progress for 1875–76 (s.l., 1877) ; 31 ; Report of progress for 1879–80 (Montréal, 1881), 9.— Free Press, (Ottawa) 17 févr. 1883.— Dominion annual register, 1883.— F. D. Adams, « The history of geology in Canada », A history of science in Canada, H. M. Tory, édit. (Toronto, 1939), 7–20.— T. C. Weston, Reminiscences among the rocks in connection with the Geological Survey of Canada (Toronto, 1899).— Zaslow, Reading the rocks, 88s., 124.

Bibliographie générale

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William E. Eagan, « BARLOW, ROBERT », dans FR:UNDEF:public_citation_publication, vol. 11, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 21 déc. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/barlow_robert_11F.html.

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Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1982
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Date de consultation:   21 décembre 2014