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MARTIN DE LINO, ANTOINE (baptisé Guillaume), prêtre, récollet, né à Québec le 7 août 1690, fils de Mathieu-François Martin de Lino, marchand, et de Catherine Nolan, décédé lors de l’épidémie de 1733, probablement à Québec.

Le futur récollet, quatrième enfant de la famille, entre au petit séminaire de Québec le 8 novembre 1700 avec ses frères puînés, Charles et Jean-Marie ; chassé du séminaire par l’incendie de 1705, le jeune Guillaume continue son cours classique au collège des Jésuites. Au terme de ses études, il entre chez les Récollets canadiens. Mgr de Saint-Vallier [La Croix] le reçoit à la prêtrise le 24 août 1714.

Au cours de ses 19 années de ministère, Martin de Lino sera tour à tour curé, missionnaire et desservant de nombreuses paroisses. Le premier poste qui lui est assigné est la paroisse de Lotbinière, où il se rend le 1er novembre 1715. L’année suivante, le 3 août 1716, le Conseil supérieur fait appel à son savoir et le prie de « faire Un plan de la dêvanture de la riviere, duchesne sur Le fleuve saint laurent, et des habitations » situées à cet endroit, pour servir dans une cause pendante devant ce tribunal.

Le père Antoine poursuit son ministère dans les paroisses de Chambly, Trois-Rivières, Beauport, Batiscan, Saint-Jean (île d’Orléans) et séjourne même à Détroit du 12 novembre 1719 au mois de mars 1722. Le 2 janvier 1728, il assiste aux funérailles de Mgr de Saint-Vallier à l’Hôpital Général, où il devient confesseur des religieuses en février. On le retrouve à Sainte-Famille (île d’Orléans) le 26 juin suivant, puis de nouveau à l’Hôpital Général le 21 mai 1729. Il se rend ensuite à Trois-Rivières, où il réside du 1er novembre 1730 au 31 juillet 1731. À l’automne de cette dernière année, il fait un voyage en France et revient en 1732 avec le titre de maître des novices du couvent de Québec. C’est sans doute dans l’exercice de cette importante fonction qu’il meurt lors de l’épidémie de 1733.

Martin de Lino était peintre à ses heures. Gérard Morisset résume ainsi son talent : « toiles décoratives, sans relief aucun ».

Jacques Valois

AAQ, Registres d’insinuations C, 1, 2, 4, 5. — AQ, NF, Ins. du Cons. sup., II : 136v. ; V : 52v. ; VI : 102. — Jouve, Les Franciscains et le Canada : aux Trois-Rivières, 116. — Gérard Morisset, Coup dœil sur les arts en Nouvelle-France (Québec, 1941), 52. — La famille Martin de Lino, BRH, XLI (1935) : 257s. — Henri Têtu, Le chapitre de la cathédrale de Québec et ses délégués en France (1723–1773), BRH, XVI (1910) : 228.

Bibliographie générale

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Jacques Valois, « MARTIN DE LINO, ANTOINE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 19 avril 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/martin_de_lino_antoine_2F.html.

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Auteur de l'article:   Jacques Valois
Titre de l'article:   MARTIN DE LINO, ANTOINE
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1969
Année de la révision:   1969
Date de consultation:   19 avril 2014