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ECCLES, HENRY, avocat, né en 1817 dans la paroisse de Weston, près de Bath, en Angleterre, fils aîné d’Elizabeth et de Hugh Eccles, capitaine dans le 61e régiment, décédé à Toronto, Haut-Canada, le 3 novembre 1863.

La famille Eccles émigra au Canada en 1835 et vécut à Niagara (Niagara-on-the-Lake) jusqu’en 1841. Le jeune Henry ne fréquenta pas l’école ; c’est son père, titulaire d’une médaille d’or de Trinity College, à Dublin, qui se chargea de l’instruire à la maison. Par la suite, Henry Eccles entra à l’étude de James Boulton à Toronto. Il devint membre de la Law Society of Upper Canada le 3 août 1840 et fut reçu au barreau au printemps de 1842. C’est également en 1842 qu’il épousa Jane Lelièvre, fille du capitaine Francis T. Lelièvre, ancien adjoint au commissaire général du Canada ; un seul enfant, un fils, devait naître de ce mariage. En 1853, Eccles fut élu au conseil de la Law Society et, en 1856, fut nommé conseiller de la reine. De 1854 à sa mort, il eut comme associé dans la pratique du droit Charles Ingersoll Carroll, et, de 1856 à 1861, James H. Doyle.

Henry Eccles ne s’intéressa guère aux affaires publiques. Même si son père et son jeune frère William, avocat à St Catharines, appuyèrent activement George Brown* et les réformistes et s’il était lui-même un partisan de la réforme, il se contenta de partager ses loisirs entre sa famille et quelques amis. Comme avocat, cependant, il était reconnu pour sa logique, son raisonnement déductif et son aptitude exceptionnelle à simplifier les questions au profit des jurés. À cette époque où la précision et la concision des plaidoiries avaient souvent une influence déterminante sur le jugement du tribunal, il était considéré par ses collègues comme l’un des meilleurs plaideurs de son temps. Ses adresses au jury à la fin des procès étaient regardées comme des modèles. En outre, il avait un air imposant, car il était grand et droit, et il possédait une voix agréable, qualifiée de musicale.

John Hovius

Globe, 3 nov. 1863.— Leader, 3 nov. 1863.— Solicitors’ Journal and Reporter (Londres), VIII (1863–1864) : 71.— Brown’s Toronto general directory, 1856 [...] (Toronto, [1856]).— Brown’s Toronto general directory, 1861 [...], W. R. Brown, compil. (Toronto, [1861]).— Caverhill’s Toronto city directory, for 1859–60 [...], W. C. F. Caverhill, compil. (Toronto, s.d.).— Morgan, Sketches of celebrated Canadians, 276s.— The Upper Canada law directory, for 1857, J. L. Rordans, compil. (Toronto, 1856).— The Upper Canada law list, 1858, J. L. Rordans, compil. (Toronto, 1858).— The Upper Canada law list for 1860–61, J. L. Rordans, compil. (Toronto, 1860).— The Upper Canada law list [1862], J. L. Rordans et al., compil. (Toronto, 1862).— E. H. Jones, The Great Reform Convention of 1859 (thèse de {{ph.d}}., Queen’s University, Kingston, Ont., 1971).

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John Hovius, « ECCLES, HENRY », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 nov. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/eccles_henry_9F.html.

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Auteur de l'article:   John Hovius
Titre de l'article:   ECCLES, HENRY
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 9
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1977
Année de la révision:   1977
Date de consultation:   23 novembre 2014