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Titre original :    Description English: Elihu Davis Source: Men of Canada : a portrait gallery of men whose energy, ability, enterprise and public spirit are responsible for the advancement of Canada, the premier colony of Great Britain Creator:Cooper, John A. (John Alexander), b. 1868 Publisher:Montreal : Canadian Historical Co. Date:1901-02 Date 2007-06-28 (original upload date) Source Transferred from en.wikipedia; transferred to Commons by User:YUL89YYZ using CommonsHelper. Author Original uploader was YUL89YYZ at en.wikipedia Permission (Reusing this file) PD-CANADA.

Provenance : Lien

DAVIS, ELIHU JAMES, tanneur, manufacturier et homme politique, né le 2 décembre 1851 dans le canton de York, Haut-Canada, aîné des quatre enfants d’Andrew Davis et d’Elizabeth Pease ; le 29 octobre 1874, il épousa dans le canton de King, Ontario, Margaret Johnston, et ils eurent cinq fils et deux filles ; décédé le 14 juin 1936 à Toronto.

Elihu James Davis naquit dans une famille de tanneurs. En 1834, son grand-père paternel, James Davis, ouvrit un petit commerce rue Yonge, dans le canton de York. Andrew, père d’Elihu James, le reprit 15 ans plus tard, puis le vendit en 1854 et s’installa avec sa famille à Waterdown (Hamilton), où il tenta, sans succès, d’exploiter une tannerie dans la ferme de 25 acres dont avait hérité sa femme. Il travailla ensuite comme marchand d’articles généraux avant de s’établir, en 1856, à Kinghorn (King City), dans le canton de King, où il acheta une tannerie, connue ultérieurement sous le nom de Lowell Tannery. Elihu James étudia à l’école publique locale jusqu’en 1863, année où son père loua son entreprise à son beau-frère Edward Pease. La famille retourna alors à Waterdown, où Elihu James fréquenta la grammar school, puis suivit un cours au Hamilton Commercial College.

En 1868, Andrew Davis reprit les rênes de la Lowell Tannery et Elihu James commença son apprentissage du métier. Quatre ans plus tard, les deux hommes s’associèrent pour créer une compagnie, la A. Davis and Son, qui détenait et gérait la Lowell Tannery. Le modeste commerce rural ne comptait au départ que quelques employés, mais la tannerie profita de l’expansion géographique du marché du cuir dès le début des années 1870. De plus, grâce à un crédit bancaire régulier, les Davis purent vendre par l’intermédiaire de grossistes. Ils demeurèrent au fait des nouvelles technologies dans leur domaine et installèrent une petite machine à vapeur. En mars 1884, quand Elihu James racheta les parts de son père pour la somme de 37 903,74 $, la compagnie embauchait environ 25 hommes.

Moins d’un mois plus tard, un incendie détruisit la Lowell Tannery, alors assurée partiellement seulement. La firme n’interrompit toutefois pas longtemps ses opérations, car des hommes d’affaires locaux, conscients de son importance pour la région, aidèrent Davis à reconstruire l’usine et à doubler sa capacité de production. Au cours des 20 années suivantes, la mécanisation transformerait toutes les étapes du travail du cuir et permettrait à la nouvelle usine de fabriquer une plus grande variété de produits. La A. Davis and Son s’initia au commerce international, achetant des peaux et vendant du cuir en Angleterre. Au tournant du siècle, la tannerie employait annuellement de 80 à 100 personnes.

À cette époque-là, Davis, homme d’affaires en vue, menait également une brillante carrière politique. Il avait d’abord acquis une bonne réputation locale en participant, dans les années 1870, aux débats sur la tempérance dans le comté de York. Entouré de dévoués et fidèles partisans, il gravit rapidement les échelons : commissaire d’école à 21 ans, il fut conseiller du canton de King de 1877 à 1880, sous-préfet de 1881 à 1882 et préfet de 1883 à 1886. En 1884, il devint aussi le préfet du comté de York, le plus jeune de tous les temps à cet endroit. En décembre 1886, Davis perdit l’investiture libérale dans York North au profit du député sortant à l’Assemblée législative, Joseph Henry Widdifield, réélu la même année aux élections provinciales. Ce dernier ne conserva son siège qu’une année et demie et démissionna pour occuper le poste de shérif du comté de York. À l’élection partielle subséquente, en mai 1888, Davis, désigné comme candidat libéral, fut élu sans opposition ; il serait réélu en 1890, 1894, 1898 et 1902.

Âgé de seulement 36 ans au moment de sa première élection, Davis apporta du sang neuf au gouvernement libéral vieillissant d’Oliver Mowat*. « Son accession à un poste de haute responsabilité a été rapide », soulignerait le Globe en février 1898. Après avoir montré ses compétences au sein de comités, notamment à titre de président du comité des comptes publics, Davis obtint sa récompense en juillet 1896 : un poste ministériel dans le nouveau gouvernement d’Arthur Sturgis Hardy*. Quand William Douglas Balfour* mourut quelques semaines plus tard, Davis, d’abord ministre sans portefeuille, lui succéda comme secrétaire et registraire de la province (ministre chargé de répondre aux critiques de l’opposition en matière de dépenses et d’inefficacité des organismes publics). Le scandale de la porcherie Humber, sous la responsabilité de la province et dénoncée par les conservateurs pour avoir vendu de la viande impropre à la consommation humaine, fut des plus retentissants. Davis répliqua vivement à ces accusations : celles-ci ne reposaient sur « aucune preuve solide » ; elles s’ajoutèrent néanmoins à une longue liste de plaintes des conservateurs.

En octobre 1899, le nouveau premier ministre, George William Ross*, réorganisa le gouvernement libéral, et Davis resta au cabinet comme commissaire des Terres de la couronne. La création, en 1901, de la réserve forestière Temagami, qui s’étendait sur 1,4 million d’acres, constitua l’événement saillant du mandat de Davis ; son commissaire adjoint, Aubrey White*, avait recommandé cette importante initiative dans le domaine de la gestion scientifique des forêts. Toutefois, Davis ne parvint pas à un règlement sur la coupe du bois qui répondait au souhait du gouvernement d’utiliser ses terres publiques non seulement pour l’exploitation forestière, mais aussi pour favoriser l’implantation agricole et le tourisme en milieu sauvage. Cette impasse réglementaire compliqua la prévention des incendies de forêt et nuisit à la vente de bois et de droits miniers pour générer des revenus. En outre, les revendications territoriales des Teme-Augama Anishnabai n’aboutirent pas [V. Ignace Tonené*].

En 1902, Davis se sentit las de la politique. Méthodiste et enseignant de la Bible depuis longtemps, désigné par le Globe comme « un homme d’une scrupuleuse intégrité », il trouvait parfois les gestes de ses alliés aussi offensants que les coups portés par ses adversaires. Il s’interrogea sur sa participation aux élections de la même année, mais, finalement, il alla de l’avant et l’emporta. Thomas Herbert Lennox, son opposant conservateur, contesta immédiatement sa victoire. Il affirma que Davis avait, parmi d’autres actes irréguliers, embauché un agent précédemment reconnu coupable de pratiques électorales frauduleuses. Davis déclara ignorer les antécédents des personnes engagées par son comité de campagne. L’affaire traîna jusqu’au 22 septembre 1904, date à laquelle le tribunal prononça l’annulation de l’élection, tout en déchargeant Davis de « toute culpabilité morale ». Le 11 octobre, à une réunion de la North York Reform Association à Newmarket, il annonça qu’il ne déposerait pas sa candidature pour des raisons de santé.

Davis put dès lors déployer son énergie à assurer la place de ses fils dans la firme familiale. Celle-ci nécessitait une profonde restructuration à la suite d’un incendie, le 14 mars 1903, qui avait détruit la Lowell Tannery et causé des dommages évalués à 80 000 $. Pour commencer, il constitua juridiquement son entreprise, qui devint la A. Davis and Son Limited, et acheta une tannerie à Kingston. À titre de président de la société, il nomma deux de ses fils à des postes clés : Elmer, à la vice-présidence, dirigea les opérations et Harold Wilkie assuma les fonctions de secrétaire-trésorier. L’usine de Kingston se spécialisa dans le cuir de vache au tannage végétal, utilisé dans la fabrication de chaussures, pour le marché intérieur et pour l’exportation ; l’entreprise prospéra, malgré d’autres revers dus à de graves incendies en 1914 et en 1923. En 1924, la A. Davis and Son Limited élargirait sa gamme de produits après l’acquisition de la Canadian Patent Leather Company de Toronto.

La nouvelle tannerie que Davis construisit à Newmarket, pour laquelle il avait reçu du conseil municipal une prime à l’installation de 10 000 $ et une exonération de taxes pour dix ans, rencontra encore plus de succès que celle de Kingston. Davis constitua légalement la Davis Leather Company Limited, en assuma la présidence, en confia la vice-présidence à son fils Aubrey et, en 1904, se lança dans la production de cuir de veau fin tanné au chrome. Au cours des années suivantes, ses fils Andrew Johnston et Elihu James deviendraient également partenaires dans l’entreprise, l’un comme directeur général, l’autre comme administrateur en chef. La compagnie prospéra pendant la Première Guerre mondiale, malgré des problèmes d’approvisionnement et l’absence d’Aubrey, qui s’était engagé en mars 1916 à titre de capitaine dans le Corps expéditionnaire canadien, avant de passer au rang de quartier-maître dans le 220e bataillon d’infanterie. Dans l’industrie, on considérait la tannerie de Newmarket, qui comptait 200 employés en 1915, comme la plus moderne du pays. Dans les années 1920, la Davis Leather Company Limited était déjà réputée pour sa production de cuir de veau, la plus importante de l’Empire britannique. Sa spécialisation dans ce produit haut de gamme lui permit de surmonter la grande dépression. Malgré des droits de douane plus élevés sur ses marchandises vendues aux États-Unis, la Davis Leather Company Limited y conserva l’essentiel de sa part de marché, et augmenta ses exportations ailleurs à la suite des accords commerciaux préférentiels conclus en 1932 à la Conférence économique impériale à Ottawa [V. Richard Bedford Bennett*]. En 1936, la firme employait 360 hommes et agrandit même son usine.

Après 1904, Davis laissa à ses fils le soin d’exploiter les deux entreprises pour se concentrer sur les questions financières et stratégiques. Franc-maçon actif, il fut aussi délégué à des assemblées de la Conférence méthodiste, ainsi que membre de l’Association des manufacturiers canadiens et du Bureau de commerce de Toronto. Dans ses dernières années, Davis limita ses activités civiques à des discours à l’occasion d’événements spéciaux et à la philanthropie locale. « M. Davis ne refuse jamais d’apporter son soutien à une noble cause », nota le Newmarket Era. Il encouragea particulièrement le York County Hospital, la Trinity United Church (son église) et la campagne pour l’érection d’un monument de guerre. Davis mourut d’une insuffisance cardiaque au Wellesley Hospital de Toronto le 14 juin 1936 et fut inhumé au cimetière de Newmarket. Sa production de cuir et ses placements judicieux l’avaient rendu riche : il laissa un héritage évalué à 3 483 635 $, dont un tiers seulement provenait d’actions dans les deux tanneries familiales.

La carrière d’Elihu James Davis fournit un exemple du succès qu’on pouvait obtenir dans une petite ville de l’Ontario à la fin du xixe et au début du xxe siècle. Sur le plan politique, ses racines rurales, son attachement à la religion protestante et ses prises de position en faveur de la tempérance plurent aux partisans libéraux dans les villes, les villages et les régions rurales de la province. Son évident souci de probité éthique contribua, un certain temps, à contrebalancer l’aversion du public pour les pratiques plus douteuses de la machine politique. En affaires, en adoptant les technologies et les procédés de tannage les plus récents, et grâce à l’aide financière que lui procura sa bonne réputation, Davis, avec ses talentueux fils, réussit à transformer une entreprise artisanale rurale en complexe industriel moderne. La Davis Leather Company Limited resta la propriété de la famille jusqu’en 1945, année où Aubrey, Andrew Johnston et Elihu James fils vendirent leurs intérêts majoritaires ; ils dirigèrent la tannerie de Newmarket encore une année, puis prirent leur retraite. Celle-ci ferma ses portes en 1962. Elmer et Harold Wilkie, quant à eux, exploitèrent ensemble la A. Davis and Son jusqu’à la mort d’Elmer, en 1959. Harold Wilkie poursuivit ensuite l’aventure avec ses fils, Harold Polson et Neil C., jusqu’à sa mort en 1971. À ce moment-là, la tannerie de Kingston était si détériorée que l’historien Richard Harris la qualifia d’« atelier de misère notoire ». Elle cessa ses opérations plus tard la même année, marquant la fin d’un chapitre important de l’histoire commerciale au Canada.

David G. Burley

Elihu James Davis a prononcé plusieurs discours politiques publiés subséquemment, dont : Public institutions : speech by Hon. E. J. Davis in the legislature : an array of facts and figures ([Toronto ?, 1897 ?]) ; Address of Hon. E. J. Davis, commissioner of crown lands, on the completion of the Port Arthur section of the Canadian Northern […] delivered at Port Arthur, December 30, 1901 ([Newmarket, Ontario, 1901 ?]) ; Address of Hon. E. J. Davis, commissioner of crown lands, in connection with the budget debate of the legislative session of 1902 […] (s.l., [1902 ?]) ; The Department of Crown Lands : a record of its successful administration by Hon. E. J. Davis, 1899–1902 : the wide range of duties involved (s.l., 1902) ; et Ontario’s forest wealth : interesting and instructive address : a hundred years of revenue […] (s.l., [1904]). À titre de commissaire des Terres de la couronne de l’Ontario, il a dirigé la préparation de rapports qu’a fait paraître son département : Land settlement in new Ontario : a short account of the advantages offered land seekers in Ontario […] (Toronto, [1901], 1903) et A statement concerning the extent, resources, climate and industrial development of the province of Ontario, Canada (Toronto, 1901, 1903).

BAC, Déclarations de recensement du Canada de 1911, Ontario, dist. York Nord (137), sous-dist. Newmarket (33) : 14 ; R233-34-0, Ontario, dist. Wentworth Nord (23), sous-dist. Flamborough Est (d) : 27 ; R233-36-4, Ontario, dist. York Nord (131), sous-dist. King (H) : 15.— Daily Mail and Empire, 6, 13, 15 janv. 1898.— Globe, 19 févr. 1898.— Globe and Mail, 6 déc. 1971.— Newmarket Era, 2 mars 1877 ; 28 févr., 8, 10 août 1879 ; 20 janv., 1er avril 1882 ; 18 mai 1883 ; 26 nov., 3, 10 déc. 1886 ; 17 juin, 9 déc. 1887 ; 25 mai 1888 ; 16 mai, 13 juin 1890 ; 19 janv., 25 mai, 1er, 22, 29 juin 1894 ; 4, 11 sept. 1896 ; 28 janv., 18, 25 févr. 1898 ; 13 juill. 1900 ; 21 févr., 23 mai 1902 ; 2, 30 janv., 6, 13, 17, 24, 27 févr., 20, 27 mars 1903 ; 22, 29 janv., 19, 26 févr., 11 mars, 23, 30 sept., 21 oct., 16 déc. 1904 ; 24 mars 1905 ; 16 mars 1906 ; 16 juin 1912 ; 5 nov. 1915 ; 16 juin 1916 ; 5 oct. 1917 ; 29 juin 1923 ; 30 oct. 1925 ; 26 juin, 21 août 1931 ; 30 sept. 1932 ; 1er sept. 1933 ; 27 févr., 19 mars, 18 juin, 27 août 1936 ; 30 avril 1942 ; 20 mars 1952.— B. P. Davis et Carroll Langstaff Davis, The Davis family and the leather industry, 1834–1934 (Toronto, 1934).— A Davis genealogy : the descendants of William Davis and his wife, Hannah Phillips, of North Carolina and Upper Canada, 1774–1934, Carroll Langstaff Davis et B. P. Davis, compil. (Toronto, 1934).— The facts about the Humber piggery (s.l., 1897 ?).— Richard Harris, Democracy in Kingston : a social movement in urban politics, 1965–1970 (Montréal et Kingston, Ontario, 1988).— History of Toronto and county of York, Ontario […] (2 vol., Toronto, 1885), 2.— B. W. Hodgins et Jamie Benidickson, The Temagami experience : recreation, resources, and aboriginal rights in the northern Ontario wilderness (Toronto, 1989).— Mark Leslie, Haunted Hamilton : the ghosts of Dundurn Castle and other Steeltown shivers (Toronto, 2012).— Elizabeth McClure Gillham, Early settlements of King Township, Ontario (King City, Ontario, 1975).— The mercantile agency reference book […] (Montréal), 1879, 1887.— « Minutes and proceedings of the select standing committee on public accounts with evidence and statements », Ontario, Legislature, Journals (1897–1898), 31 : app. 1.— H. V. Nelles, The politics of development : forests, mines & hydro-electric power in Ontario, 1849–1941 (Toronto, 1974).— Jerry Prager, « Blood in the mortar : the abolition-emancipation movement in Guelph, Ontario » : abolition-emancipation.blogspot.ca (consulté le 20 avril 2017).— J. S. Schultz, The leather manufacture in the United States : a dissertation on the methods and economies of tanning (New York, 1876).— Thomas Webster, « Early scenes in Canadian life », New Dominion Monthly (Montréal), 2 (1868) : 283–287, 348–354.

Bibliographie générale

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David G. Burley, « DAVIS, ELIHU JAMES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 avril 2021, http://www.biographi.ca/fr/bio/davis_elihu_james_16F.html.

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Auteur de l'article:    David G. Burley
Titre de l'article:    DAVIS, ELIHU JAMES
Titre de la publication:    Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:    Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:    2021
Année de la révision:    2021
Date de consultation:    22 avril 2021