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PETIT, JEAN (qu’il ne faut pas confondre avec Jean Petit Boismorel, huissier à Montréal), conseiller, trésorier de la Marine et seigneur, né en 1663, fils de Pierre Petit, ancien contrôleur des rentes de l’hôtel de ville de Paris, et de Catherine Du Bellineau, de Saint-Jean, Paris, décédé à Québec le 24 février 1720 et inhumé dans la cathédrale Notre-Dame le lendemain.

Petit arrive à Québec probablement au printemps de 1701, comme agent du trésorier général de la Marine, pour remplacer son oncle, Jacques Petit de Verneuil, décédé dans cette ville le 28 août 1699. Dès le 23 septembre 1701, il intente un procès à la veuve de son oncle, Marie Viel, au nom des trésoriers généraux de la Marine et en celui de son père, pour une somme de 30 000# qui manque à la caisse ; il obtient gain de cause le 3 novembre 1702. Peu après, il exige que l’on renforce les prisons du palais pour éviter les évasions. En 1703, l’intendant François de Beauharnois* le recommande au ministre, le qualifiant de « parfaitement honnête homme ».

Le 4 juillet 1701, il épouse à Québec Suzanne Dupuy qui mourra deux ans plus tard. Le 13 septembre 1706, il s’unit à Charlotte Dugué, fille de Michel-Sidrac Dugué* de Boisbriand, ancien capitaine du régiment de Carignan, seigneur des Mille-Îles et trafiquant de fourrures ; sept enfants naissent de cette union. Le 5 mars 1714, il obtient la moitié de la seigneurie des Mille-Îles, avec son beau-frère, Charles-Gaspard Piot de Langloiserie. Cette seigneurie, concédée à Dugué de Boisbriand, son beau-père, en 1683, avait été réunie au Domaine du roi quelques jours auparavant, soit le 1er mars 1714 ; la concession est confirmée le 5 mai 1716.

En 1717, Jean Petit intente un procès aux religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec pour obtenir la concession d’un terrain dans la seigneurie de Saint-Ignace, comprenant une demi-concession en friche et bois debout contiguë à un terrain et une habitation qu’il avait achetés de Pierre Brosseau. Ayant perdu sa cause devant le Conseil souverain, il en appelle à Louis XV. Le 2 juin 1720, un édit royal exigera que les religieuses lui accordent cette concession, sous peine de voir ce terrain réuni au Domaine du roi, en vertu des arrêts de Marly (1711).

Le 1er juillet 1718, il est nommé par le roi membre du Conseil souverain. Toutefois, c’est seulement le 8 janvier 1720 que le conseil ordonne de faire l’information de vie et mœurs. Le 15 janvier il est reçu au conseil à titre de onzième conseiller. Il meurt peu après ; deux ans plus tard, sa veuve épouse Louis-Rémy Dugué. L’inventaire des biens de Petit sera fait devant le notaire Jacques Barbel le 17 avril 1725.

W. Stanford Reid et Bernard Weilbrenner

AN, Col., C11A, 21, f.96.— Jug. et délib., IV : 597599, 789798.— P.-G. Roy, Inv. concessions, III : 266 ; Inv. jug. et délib., I : 82s. ; VI : 257s.— Charland, Notre-Dame de Québec : le nécrologe de la crypte, BRH, XX (1914) : 170177.— P.-G. Roy, Les conseillers au Conseil souverain de la Nouvelle-France, BRH, I : 178, La famille Du Gué de Boisbriand (Lévis, 1918) ; Les trésoriers de la marine à Québec, BRH, XXXV (1929) : 635.

Bibliographie générale

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W. Stanford Reid et Bernard Weilbrenner, « PETIT, JEAN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 1 oct. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/petit_jean_2F.html.

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Auteur de l'article:   W. Stanford Reid et Bernard Weilbrenner
Titre de l'article:   PETIT, JEAN
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1969
Année de la révision:   1969
Date de consultation:   1 octobre 2014