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Titre original :  Image courtesy of Lambton Golf Course.

Provenance : Lien

LYON, GEORGE SEYMOUR, agent d’assurances, milicien et athlète, né le 27 juillet 1858 à Richmond, comté de Carleton, Haut-Canada, fils de Robertson E. Lyon et de Sarah Maria Maxwell ; petit-fils de George Lyon* ; le 16 septembre 1891, il épousa Annette Mary Martin (décédée le 26 novembre 1940) de Derryclare, près de York, comté de Haldimand, Ontario, et ils eurent deux fils, dont l’un mourut avant son père, et trois filles ; décédé le 11 mai 1938 à Toronto.

George Seymour Lyon naquit dans une famille de cultivateurs et fréquenta la grammar school à Richmond. Il commença à montrer des aptitudes pour les sports dès son jeune âge, alors qu’il jouait au rugby, au soccer et au hockey. Peu après avoir terminé ses études, il se mit à pratiquer le cricket, dans lequel il excella rapidement. Au début des années 1880, il s’établit à Toronto et, en 1884, travaillait déjà comme agent d’assurances. Sa carrière fut cependant interrompue l’année suivante, quand se déclencha la rébellion du Nord-Ouest [V. Louis Riel*]. Lyon s’était enrôlé dans le 2nd Battalion of Rifles (Queen’s Own Rifles of Canada) en 1882 et servit dans la D Company pendant le soulèvement. Il prit part à l’opération de l’unité qui partit à pied de Swift Current (Saskatchewan) pour apporter des renforts à la ville assiégée de Battleford en avril [V. sir William Dillon Otter*]. La seule mention de son nom dans le journal du régiment indique qu’il était joueur de cricket dans un match disputé en mai, après la bataille du mont Cut Knife. Il retourna à Toronto à la fin de 1885 et fut promu caporal, puis sergent ; il resterait membre du régiment jusqu’à sa libération en avril 1888.

Lyon reprit son entreprise d’assurances en 1885 et, avec divers partenaires, agirait comme agent pour la Sun Insurance Office Limited de Londres pendant la majeure partie de sa carrière. Il retourna également sur les terrains de cricket de Toronto et se tailla une belle réputation comme batteur de première classe, splendide joueur de champ et habile lanceur. Il représenta le Canada en compétition internationale à 14 occasions, dont une fois comme capitaine ; dans une partie locale en août 1894, il établit à la batte un record canadien de 238 courses sans avoir été éliminé, record qui se maintiendrait pendant 40 ans.

L’adresse de Lyon à la batte de cricket préfigurait sa réussite encore plus éclatante avec un bâton de golf. En octobre 1895, pendant qu’il attendait le début de la séance d’entraînement au Rosedale Cricket Club de Toronto, on l’invita à essayer un parcours de golf sur les terrains adjacents. Il fut tellement fasciné par son initiation à ce sport qu’il revint sur le parcours le lendemain matin. Il se mit à jouer avec enthousiasme l’année suivante et décrocha le titre du Rosedale Cricket Club. Il atteignit les quarts de finale du championnat amateur canadien en 1897 et remporta une victoire retentissante en 1898, même s’il ne s’était exercé que pendant deux semaines. Durant cette période, Lyon continua d’accorder sa préférence au cricket, qu’il pratiquerait régulièrement jusqu’en 1904. Il jouait au golf au début du printemps et en automne, et ne sortait ses bâtons qu’à l’approche d’une compétition.

De son propre aveu, Lyon ne prit aucune leçon de golf de toute sa vie. Son élan – une adaptation de son coup au cricket – était fréquemment ridiculisé par la presse. Néanmoins, il possédait l’un des coups de départ les plus longs et les plus droits de son temps, et développa rapidement une excellente technique sur les verts. Reconnu pour son « enthousiasme tapageur », il parcourait souvent le terrain en bavardant et en chantant, et dépassait des golfeurs bien plus jeunes que lui dans les allées. Peu après le début du siècle, il devint membre du Lambton Golf and Country Club de Lambton Mills, alors situé à quelques milles de Toronto, où il avait supervisé l’installation du parcours de 18 trous.

Après avoir conquis son premier titre amateur canadien, Lyon remporta le tournoi à sept autres reprises (en 1900, 1903, 1905–1907, 1912 et 1914) et termina en deuxième place deux fois (en 1904 et 1910). Il fut aussi deuxième au United States amateur championship en 1906 où, selon lui, il exhiba son plus beau jeu et ne perdit qu’au dernier trou de la finale. Il participa deux fois au British amateur championship, en 1905 et 1908, et termina deuxième à l’Omnium canadien de 1910.

Dans les premiers succès de Lyon, le plus célébré fut sa victoire aux Jeux olympiques de St Louis, au Missouri, en 1904, où le golf figurait au programme pour la deuxième fois. La compétition, une partie par trou individuelle, se tint du 19 au 24 septembre au Glen Echo Country Club, à l’extérieur de la ville. Lyon joua 12 parties en six jours, malgré un rhume des foins. Après avoir terminé ex æquo en neuvième place dans le tour des qualifications parmi 72 Américains et 3 Canadiens, Lyon battit ses quatre adversaires suivants et se rendit en finale avec un déploiement phénoménal de précision au coup de départ ; pendant la semaine, il n’envoya la balle que deux fois dans une fosse de sable et réussit invariablement des coups roulés difficiles. Une grande partie de la finale, contre le champion amateur américain Henry Chandler Egan, se déroula sous une pluie torrentielle. Lyon mena pendant tout le match même si, à 46 ans, il avait plus du double de l’âge de son rival. Après la partie, il parcourut sur les mains la salle à manger du club sur toute sa longueur pour recevoir son trophée.

Quatre ans plus tard, Lyon se rendit à Londres pour défendre son titre. Cependant, un litige entre le comité d’organisation des Jeux olympiques et les golfeurs britanniques sur l’interprétation du statut d’amateur amena ces derniers à boycotter l’événement. À l’ouverture des jeux, Lyon était le seul participant en règle. Invité à jouer une partie en solo pour remporter sa deuxième victoire olympique, il déclina la proposition, car il refusait qu’on lui décerne la médaille d’or sans qu’il y ait eu compétition.

Tout au long de sa carrière, Lyon fut un ardent promoteur du golf d’un bout à l’autre du Canada. En 1916, il présida le premier comité sur les règles du golf de la Royal Canadian Golf Association et assura la présidence de l’organisme en 1923. Il participa également à la fondation de la Canadian Seniors’ Golf Association en 1918 et joua dans 15 de ses championnats, où il décrocha la victoire 10 fois (1918–1923, 1925–1926, 1928 et 1930) et fut deuxième à quatre reprises (1924, 1929 et 1931–1932). Il gagna aussi quatre titres séniors États-Unis–Canada (1923 et 1930–1932).

L’excellence sportive de George Seymour Lyon ne se confinait pas aux sports d’été. Pour rester actif pendant l’hiver, il se mit au curling et fut vice-capitaine des équipes qui remportèrent le championnat en simple de Toronto en 1901 et l’Ontario Tankard en 1915. Après s’être retiré des affaires au printemps de 1931, il continua de fréquenter les allées de golf pendant les dernières années de sa vie, jusqu’à ce qu’il soit victime d’un accident vasculaire cérébral en 1937, à Noël. Le « vénérable doyen du golf » canadien s’éteignit à son domicile de Toronto plusieurs mois plus tard. Lyon fut intronisé au Panthéon des sports canadiens à Toronto en 1955 et au Temple de la renommée du golf canadien, également à Toronto, en 1971.

Thomas G. Boreskie

George Seymour Lyon est l’auteur d’un compte rendu sur la compétition qui a eu lieu aux Jeux olympiques de St Louis : « Champion Lyon’s views of Olympic golf tournament », Toronto Daily Star, 1er oct. 1904 : 8. Ses mémoires ont paru sous le titre « The beginning of my golf », Golf Illustrated (Londres), 23 févr. 1906 : 165–166.

Dans le hall du Lambton Golf and Country Club de Toronto est accroché un portrait de Lyon, peint par sir Edmund Wyly Grier* en 1910. Un autre portrait, réalisé par Robert Allan Barr en 1931, est exposé au St George’s Golf and Country Club (à l’origine le Royal York Golf Club, bâti sur un terrain donné par l’homme d’affaires Robert Home Smith), où Lyon frappa la première balle en 1930.

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Bibliographie générale

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Thomas G. Boreskie, « LYON, GEORGE SEYMOUR », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 22 oct. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/lyon_george_seymour_16F.html.

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Auteur de l'article:   Thomas G. Boreskie
Titre de l'article:   LYON, GEORGE SEYMOUR
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   2017
Année de la révision:   2017
Date de consultation:   22 octobre 2017