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DROUIN, PIERRE (baptisé Pierre-Étienne), meublier, né le 22 septembre 1810 à Québec, fils de Pierre Drouin, marchand, et de Marie-Louise Fraise ; le 21 novembre 1843, il épousa à Saint-Michel, Bas-Canada, Marie Paquet, veuve de Simon Forgues ; décédé le 27 mai 1860 à Québec.

En 1843, Pierre Drouin est associé à François Drouin et leur établissement se trouve au 24, rue des Fossés (boulevard Charest), dans le faubourg Saint-Roch, à Québec. La maison produit des ouvrages de toutes sortes, y compris des couchettes, des berceaux, des sofas, des causeuses, des chaises, des tables et des buffets, et assure à sa clientèle qu’elle allie solidité et élégance dans la fabrication de ses meubles. Un an plus tard, le 5 juin 1844, tout le fonds de meubles de ménage est vendu à l’encan. Après la dissolution de la société le 11 juin, Pierre avise ses débiteurs que lui seul est autorisé à percevoir les comptes en souffrance. Dès lors, il continuera seul son travail au 27, rue des Fossés.

En 1845, Drouin est touché par l’incendie qui ravage une partie du faubourg Saint-Roch. Il poursuit quand même son travail et invite la population à visiter son atelier. Il annonce, en 1847, des meubles « bien conditionnés » et d’un goût recherché et, plus particulièrement, « un dépôt considérable de chaises en paille peintes avec fantaisies, d’autres toutes en bois ». Drouin s’installe au 45, rue des Fossés, vraisemblablement en 1854. Dès son établissement à cet endroit, les journalistes s’intéressent grandement à la production qu’il destine à l’Exposition universelle de Paris. Cependant, aucune œuvre de Drouin ne figure parmi les produits canadiens présentés à Paris en 1855. Deux ou trois ans plus tard, il s’associe à un autre meublier, probablement François Roy, qui est arrivé au pays en 1854. La maison Drouin et Roy attire de nombreux clients et curieux. Les associés fabriquent alors des meubles dans le style de Paris et de Londres qu’ils vendent à des prix réduits. En tant que maîtres meubliers, ils annoncent qu’ils surveillent eux-mêmes les travaux et qu’ils n’emploient que les meilleurs ouvriers. Malheureusement, la mort prématurée de Pierre Drouin à 49 ans, par suite d’« une maladie du cœur », met fin à cette association prometteuse.

Jocelyne Milot

ANQ-Q, CE1-1, 23 sept. 1810 ; CE1-22, 30 mai 1860 ; CE2-5, 21 nov. 1843.— Canada, prov. du, Assemblée législative, App. des journaux, 1856, app. 46.— Le Courrier du Canada, 28 mai 1860.— Le Journal de Québec, 13 mai 1843, 1er, 15 juin, 8 août 1844, 28 nov. 1846, 4 déc. 1847.— Quebec directory, 1848–1858.— P.-L. Martin, la Berçante québécoise (Montréal et Québec, 1973).— Morisset, Coup d’œil sur les arts.

Bibliographie générale

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Jocelyne Milot, « DROUIN, PIERRE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 14 sept. 2014, http://www.biographi.ca/fr/bio/drouin_pierre_8F.html.

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Auteur de l'article:   Jocelyne Milot
Titre de l'article:   DROUIN, PIERRE
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 8
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1985
Année de la révision:   1985
Date de consultation:   14 septembre 2014