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DORION, JACQUES, médecin, député, patriote, né à Québec le 22 novembre 1798, fils naturel de Paul Dorion, marchand, et d’une mère inconnue ; décédé à Saint-Ours, comté de Richelieu, le 30 décembre 1877 et inhumé le 1er janvier 1878 dans le cimetière de la paroisse L’Immaculée-Conception-de-Saint-Ours.

Jacques Dorion commence ses études au petit séminaire de Québec en 1810 et les abandonne en 1816, après sa classe de troisième, comme il arrivait fréquemment à l’époque. La tradition écrite veut qu’il ait fait ses études de médecine à Paris sous Guillaume Dupuytren et Marie-François-Xavier Bichat, mais son nom n’apparaît ni au livre des inscriptions ni au catalogue des docteurs en médecine de la faculté. Il est sans doute l’un des 15 Canadiens étudiant la médecine à Paris entre 1816 et 1822. Rentré au Canada, il s’installe dans la paroisse L’Immaculée-Conception-de-Saint-Ours, où il exerce sa profession avec compétence et dévouement pendant plus de 55 ans. En 1835, il fonde la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Ours.

Député du comté de Richelieu du 26 octobre 1830 au 27 mars 1838, il s’associe aux Patriotes, participant à la grande assemblée des six comtés, signant les Quatre-vingt-douze résolutions et prenant une part active à la rébellion de 1837. Arrêté le 12 décembre pour haute trahison par le shérif Édouard-Louis-Antoine-Charles Juchereau Duchesnay, il est emprisonné à Montréal pendant que Charles Stephen Gore* fait piller sa maison. Dorion est accusé d’avoir fait tirer sur le vapeur Varennes entre Saint-Denis et la paroisse L’Immaculée-Conception-de-Saint-Ours, bateau qui aurait apporté du ravitaillement aux troupes de Gore. Grâce à l’influence de ses amis, notamment de François-Roch de Saint-Ours, shérif de Montréal et cousin de sa femme, il est libéré le 3 mars 1838 après avoir versé un cautionnement de £1 000.

Élevé par sa tante Marie-Anne Dorions, sœur de Paul – père de Jacques décédé le 20 novembre 1811 –, Jacques Dorion a pu faire des études classiques et même se rendre en France apprendre la médecine. Établi dans la riche région du Richelieu, il épouse le 30 juin 1824, dans la paroisse L’Immaculée-Conception-de-Saint-Ours, Catherine-Louisa Lovell, nièce du seigneur Charles de Saint-Ours*, se fait élire député et conduit ses enfants au sommet de la hiérarchie sociale et professionnelle. En effet, Edmond-Jacques fut médecin et journaliste ; Eugène-Philippe, chef des traducteurs français aux Communes ; Joseph-Adolphe, marié à Henriette-Amélie de Saint-Ours, fut notaire, coroner, juge de paix, député et conseiller législatif ; Charles fut avocat à Sorel et juge de district.

Claude Galarneau

Archives de l’université de Paris, Faculté de médecine, Catalogue des docteurs en médecine, I ; Faculté de médecine, Registre des inscriptions, 1816–1822.— Archives paroissiales de Notre-Dame (Québec), Registres des baptêmes, mariages et sépultures, 1795–1796, 1797–1798, 1799–1800.— ASQ, Fichier des anciens du séminaire ; Séminaire, CIII : 56, 61 ; Séminaire, CIV : 3, 6.— Desjardins, Guide parlementaire.— [Azarie Couillard-Després], Histoire de la seigneurie de Saint-Ours (2 vol., Montréal, 1915–1917), II : 285–294.— Fauteux, Patriotes, 217s.— [L.-O. David], Les hommes de 37–38, le Dr Jacques Dorion, L’Opinion publique (Montréal), 7 févr. 1878.

Bibliographie de la version révisée :
Bibliothèque et Arch. nationales du Québec, Centre d’arch. de Québec, CC301, S1, D11 001 ; CE301-S1, 22 nov. 1798, 23 nov. 1811 ; Bibliothèque et Arch. nationales du Québec, Centre d’arch. du Vieux-Montréal, CE603-S6, 30 juin 1824, 1er janv. 1878.Édith Bédard, « Qui étaient les vrais parents de Jacques Dorion ? » : edithbedard.ca/121-jacques-dorion-patriote-de-1837-3 (consulté le 5 mars 2018).

Bibliographie générale

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Claude Galarneau, « DORION, JACQUES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 11 déc. 2018, http://www.biographi.ca/fr/bio/dorion_jacques_10F.html.

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Auteur de l'article:   Claude Galarneau
Titre de l'article:   DORION, JACQUES
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 10
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   1972
Année de la révision:   2018
Date de consultation:   11 décembre 2018