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BROWN, THOMAS DOWRICK, éducateur, avocat et rédacteur, né le 27 janvier 1875 à Port Hope, Ontario, fils de John Brown et d’Elizabeth Jane Dowrick ; le 18 août 1909, il épousa à Cobourg, Ontario, Eva (Evelyn) Jane Roberts, et ils n’eurent pas d’enfants ; décédé le 5 janvier 1931 à Regina.

John Brown, charpentier, quitta la Cornouailles, en Angleterre, avec sa femme et leurs quatre enfants pour aller vivre au Canada, où naquit leur petit dernier, Thomas Dowrick. Ce garçon fréquenta des écoles publiques en Ontario et à Killarney, au Manitoba, où ses parents s’installèrent en 1889. Brown poursuivit ses études au Wesley College à l’université de Manitoba, à Winnipeg, et il obtint un baccalauréat ès arts avec grande distinction en 1900. Il possédait aussi un brevet d’enseignement de première classe et fut, pendant deux ans, professeur et directeur à l’Oak Lake Intermediate School, au Manitoba.

Après s’être établi, en 1902, à Moosomin (Saskatchewan), Brown étudia le droit avec James Thomas Brown, futur juge en chef de la Cour du banc du roi de Saskatchewan. Admis au Barreau des Territoires du Nord-Ouest le 26 décembre 1905, Brown travailla avec son ancien précepteur jusqu’en 1907. Cette année-là, il partit pour Regina. Il exercerait au sein du cabinet Balfour, Martin, Casey, and Brown, et serait plus tard doyen chez Brown, Thomson, McLean, and Davidson, dans la même ville.

Avocat plaidant de premier plan, Brown devint un conseiller juridique très recherché. À l’époque, on dit de lui qu’il avait une solide connaissance des principes du droit et un « jugement réfléchi et clair, qui fai[sait] de lui un formidable adversaire dans un combat juridique ». Il était sourd, cependant, et il exaspéra un certain nombre de juges en ne répondant pas à des questions qu’il ne pouvait entendre. Nommé conseiller du roi en 1914, il deviendrait directeur des poursuites engagées en vertu du Saskatchewan Temperance Act en 1920. La Canadian annual review rapporterait, en 1922, que 810 plaintes avaient été déposées dans le courant de l’année et que 720 condamnations avaient été prononcées.

En 1907, Brown devint le premier examinateur de la Law Society of Saskatchewan, fondée peu de temps auparavant ; il occupa ce poste pendant six ans. Le 4 septembre 1913, il fut engagé comme directeur de l’école de droit que la société mit sur pied à Regina. Nommée Wetmore Hall en l’honneur du premier juge en chef de la Saskatchewan, Edward Ludlow Wetmore*, cette école à vocation professionnelle formait principalement des avocats pour travailler au sein de cabinets. À peu près à la même époque, la University of Saskatchewan de Saskatoon créa sa propre école de droit et les deux établissements ouvrirent leurs portes aux étudiants au trimestre d’automne de 1913.

À Wetmore Hall, les étudiants suivaient un programme d’études exigeant d’une durée de trois ans, mais n’obtenaient pas de baccalauréat en droit à la fin de ce cycle ; leur réussite aux examens, cependant, leur permettait d’accéder directement au barreau provincial. À l’inverse, les étudiants de la University of Saskatchewan recevaient un baccalauréat en droit, mais devaient ensuite être reçus aux examens de la Law Society of Saskatchewan avant de pouvoir exercer. Puisque les objectifs poursuivis par les deux écoles étaient fondamentalement similaires, le traitement inégalitaire réservé aux finissants était injuste et, le 20 mars 1919, on décida de centraliser les études de droit en Saskatchewan à Saskatoon. Les étudiants qui avaient commencé leurs études à Wetmore Hall se verraient décerner un baccalauréat en droit à l’issue de leur dernière année à l’université. L’établissement de Regina ferma ses portes le 21 juin 1922. Pour la Law Society of Saskatchewan, l’école avait été une entreprise coûteuse et la disponibilité des professeurs possédant les compétences nécessaires avait fait problème. Néanmoins, durant sa brève histoire, Wetmore Hall s’était distinguée par la qualité de ses maîtres de conférences, dont Brown faisait partie, ainsi que par la formation détudiants remarquables, comme Adrien Doiron.

Brown était devenu membre du conseil universitaire de la University of Saskatchewan en 1916 ; il fut également membre du conseil d’administration du Regina College pendant de nombreuses années. Il contribua à l’édition de plusieurs volumes des Territories Law Reports et des Saskatchewan Law Reports ; cette dernière publication, annuelle, consignait des décisions importantes rendues par les cours supérieures. Brown fut le rédacteur en chef adjoint (en Saskatchewan) d’une précieuse référence en matière de jurisprudence, les Western Weekly Reports, dès sa première parution en 1911 ; il le resterait jusqu’à sa mort, 20 ans plus tard.

D’allégeance libérale, Brown s’impliqua dans sa communauté, où il se fit bien connaître en tant qu’orateur. Sa femme et lui consacrèrent beaucoup de temps à la Croix-Rouge et partageaient une passion pour la conduite automobile et le golf. Brown fut membre du Wascana Country Club et de l’Assiniboia Club. Les Brown étaient méthodistes. Ils adhérèrent à l’Église unie du Canada et s’investirent dans les activités locales de leur congrégation : lui, en participant au conseil trimestriel, et elle, en apportant son soutien à ses nombreuses œuvres.

Thomas Dowrick Brown mourut à l’hôpital à la suite d’une maladie qui dura plusieurs semaines. Des gens de son époque, qui le connaissaient dans un contexte professionnel ou non, firent l’éloge de son travail et de sa personnalité. Everett Clayton Leslie, alors président de la Regina Bar Association, souligna que « le barreau de Regina [avait] perdu un de ses membres exceptionnels ». Sa contribution à la profession juridique fut reconnue par la création du prix Thomas Dowrick Brown, décerné au plus remarquable diplômé en droit de la University of Saskatchewan. Le révérend William Edgar MacNiven, de l’église unie Metropolitan, le décrivit comme « un des meilleurs gentilshommes chrétiens » qu’il eût rencontrés.

Howard McConnell

Le DCB souhaite remercier Iain Mentiplay pour son aide dans la vérification de certains renseignements contenus dans le texte.

AO, RG 80-2-0-69, no 13650 ; RG 80-5-0-398, no 15470.— Leader-Post (Regina), 6 janv. 1931.— John Hawkes, The story of Saskatchewan and its people (3 vol., Regina, 1924), 3.— W. H. McConnell, Prairie justice (Calgary, 1980).— Pioneers and prominent people of Saskatchewan (Winnipeg et Toronto, 1924).— Saskatchewan Law Reports (Toronto et Calgary), 1914–1922.— Territories Law Reports (Toronto), 1892–1907.— Western Weekly Reports (Calgary), 1911–1931.— Who’s who in Canada, 1925–1926.

Bibliographie générale

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Howard McConnell, « BROWN, THOMAS DOWRICK », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 23 mai 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/brown_thomas_dowrick_16F.html.

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Auteur de l'article:   Howard McConnell
Titre de l'article:   BROWN, THOMAS DOWRICK
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   2015
Année de la révision:   2015
Date de consultation:   23 mai 2017