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ARMSTRONG, GEORGE ELI, médecin, chirurgien, professeur et officier dans l’armée, né le 5 juin 1854, probablement à Leeds (Kinnear’s Mills, Québec), fils de John Armstrong, pasteur méthodiste, et de Harriet Melissa Ives ; le 25 juin 1878, il épousa à Montréal Mary Hadley (décédée le 23 juin 1909), et ils eurent un fils et quatre filles, puis le 5 septembre 1917, à Paddington (Londres), Jessie Reid, infirmière ; décédé le 25 mai 1933 à Montréal.

En 1873, George Eli Armstrong est admis à la faculté de médecine du McGill College, où il obtient son diplôme en 1877. Après avoir été médecin accoucheur en 1878, il travaille au Western Hospital of Montreal, où il exerce la médecine jusqu’en 1890. Il effectue en parallèle des stages de perfectionnement en Angleterre, en France et en Allemagne. À partir de 1890, il est chirurgien au Montreal General Hospital, jusqu’à ce que l’hôpital Royal Victoria le recrute, en 1911, comme chef du département de chirurgie. Il occupera cette fonction jusqu’en 1923, tout en étant consultant en chirurgie pour le Montreal General Hospital et pour l’Hôpital protestant des aliénés à Verdun (Montréal) [V. Thomas Joseph Workman Burgess*]. Selon ses collègues, Armstrong se distingue dans ses interventions chirurgicales par la grande attention qu’il apporte aux détails de la technique. Il excelle même dans la cure radicale de la hernie inguinale et la gastro-entérostomie – d’après lui, les deux opérations les plus difficiles à apprendre –, si bien que certains comparent sa technique chirurgicale à une œuvre d’art. Pionnier à plusieurs égards, il figure, par exemple, parmi les premiers chirurgiens à pratiquer avec succès les interventions pour l’appendicite aiguë, la splénectomie dans les cas de maladie de Banti, la perforation intestinale comme complication de la typhoïde, et pour les hémorragies massives dans les cas d’ulcère gastrique. En 1909, il effectue un stage à Paris, au Laboratoire biologique du radium. Il compte d’ailleurs au nombre des premiers médecins canadiens à s’intéresser à l’usage thérapeutique de cet élément [V. William Henry Beaufort Aikins*].

En 1879, Armstrong a fait son entrée dans le domaine de l’enseignement universitaire dans lequel il évoluera pendant plus de 40 ans. Il devient d’abord professeur d’anatomie à la faculté de médecine du Bishop’s College à Montréal, où il enseigne la physiologie de 1883 à 1891. Il entreprend ensuite une brillante carrière à la McGill University, comme chargé d’enseignement pour commencer, puis comme professeur adjoint (1896) et enfin comme professeur titulaire de chirurgie (1907). Après avoir été doyen de la faculté de médecine en 1922–1923, il prend sa retraite et reçoit le titre de professeur émérite. Il est reconnu par ses étudiants et ses collègues pour la qualité de son enseignement clinique, la rigueur de sa pensée et son dévouement envers ses patients.

Armstrong participe activement à la production du Montreal Medical Journal, revue médicale et chirurgicale de la McGill University qui, en 1911, prendra le nom de Journal de la Canadian Medical Association. Entre 1889 et 1922, Armstrong y publie de nombreux articles scientifiques et, de 1895 à 1906, est membre du comité de rédaction. Il collabore aussi à des ouvrages de chirurgie publiés aux États-Unis, dans lesquels il signe des chapitres sur la chirurgie des maladies infectieuses, du pancréas, de la langue et des glandes salivaires.

En novembre 1916, Armstrong, âgé de 62 ans, s’enrôle dans le Corps de santé de l’armée canadienne, qu’il quittera en 1918. Il obtient le grade de lieutenant-colonel et est posté à Londres. En 1917, en reconnaissance de sa contribution pendant la guerre, Armstrong est promu colonel et se voit décerner le titre de compagnon de l’ordre de Saint-Michel et Saint-Georges. Il se remarie cette année-là avec la Terre-Neuvienne Jessie Reid. Née en 1881 à St John’s, ville qu’elle a quittée en 1907 pour entreprendre une formation d’infirmière à Montréal, cette dernière appartenait au même corps d’armée qu’Armstrong depuis décembre 1916. À propos de son expérience militaire, Armstrong écrit, dans une lettre adressée en 1917 aux membres de la Canadian Medical Association : « Dans l’ensemble, il est déprimant de parcourir nos hôpitaux [les hôpitaux canadiens en Angleterre] jour après jour et semaine après semaine, en observant les milliers de blessés, dont plusieurs tristement mutilés. On se rend compte des cruautés de la guerre, et quand on prend le temps de penser aux foyers de ces hommes – à leurs familles, pères, mères, frères, femmes et enfants, sœurs et amoureuses [– …] un sentiment d’horreur s’empare de nous, du moins de l’auteur. »

Armstrong a été élu président de la Montreal Medico-Chirurgical Society en 1889, de la Canadian Medical Association en 1910, de l’American Surgical Association en 1914 (dont il était membre honoraire depuis 1901) et de l’American College of Surgeons en 1920. Il a été vice-président de l’American Society for the Control of Cancer en 1923 ; il était de plus membre de la Société internationale de chirurgie et est devenu membre honoraire du Royal College of Surgeons in Ireland en 1931. Il a reçu un doctorat honorifique de la Queen’s University de Kingston, en Ontario, en 1911 et de la University of Liverpool en 1912. En 1922, la University of Dublin (aussi connue sour le nom de Trinity College) lui a décerné le titre de magister in chirurgia.

Reconnu comme l’un des meilleurs chirurgiens de son époque, George Eli Armstrong s’est distingué non seulement par l’excellence de sa pratique chirurgicale, mais aussi par la qualité de son enseignement et par sa participation au Corps de santé de l’armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale.

Georges Desrosiers

George Eli Armstrong est notamment l’auteur de : « Pancreas, surgical », dans A reference handbook of the medical sciences, embracing the entire range of scientific and practical medicine and allied science, A. H. Buck, édit. (2e éd., 9 vol., New York, 1900–1908), 6 : 471–478 ; « Surgery of infectious diseases », dans Surgery : its principles and practice, W. W. Keen, édit. (8 vol., Philadelphie et Londres, 1906–1921), 6 : 993–1003 ; « Surgical diseases and wounds of the mouth, tongue, and salivary glands », dans American practice of surgery : a complete system of the science of art of surgery [...], J. D. Bryant et A. H. Buck, édit. (8 vol., New York, 1906–1911), 6 : 221–312 ; « On the use of radium in Paris », Montreal Medical Journal, 38 (1909) : 375–380 ; « Surgery and war », Annals of surgery (Philadelphie), 62 (1915) : 129–137 ; « The war », Canadian Medical Assoc., Journal (Toronto), 7 (1917) : 747–750 ; « The influence of the war on surgery, civil and military », Canadian Medical Assoc., Journal, 9 (1919) : 396–405.

BAC, « Soldats de la Première Guerre mondiale : 1914–1918 » : www.bac-lac.gc.ca/fra/decouvrez/patrimoine-militaire/premiere-guerre-mondiale/premiere-guerre-mondiale-1914-1918-cec/pages/corps-expeditionnaires-canadien.aspx (consulté le 29 mars 2016).— BAnQ-CAM, CE601-S63, 27 mai 1933 ; CE601-S101, 25 juin 1909 ; CE601-S111, 25 juin 1878.— BAnQ-E, CE501-S84, 4 janv. 1855.— Le Devoir, 26 mai 1933.— Annuaire, Montréal, 1878–1891.— T. M. Butcher, A preliminary guide to the papers of George Eli Armstrong, M.D., accession no.2268 (Montréal, 1977).— CanadaGenWeb, « NL GenWeb newspaper transcriptions » : www.rootsweb.ancestry.com/~cannf/dailynews_marriages1917.htm ; www.rootsweb.ancestry.com/~cannf/dailynews_may1907.htm (consulté le 16 janv. 2017).— Canadian Medical Assoc., Journal, 12 (1922) : 682.— « FreeBMD » : www.freebmd.org.uk (consulté le 13 janv. 2017).— Joseph Hanaway et Richard Cruess, McGill medicine (2 vol., Montréal, 1996), 2.— Prominent people of the province of Quebec, 1923–24 (Montréal, s.d.).— C. G. Roland et Paul Potter, An annotated bibliography of Canadian medical periodicals, 1826–1975 ([Hamilton, Ontario], 1979).— Neville Terry, le Royal Vic : l’histoire de l’hôpital Royal Victoria de Montréal, 1894–1994, Hélène Joly, trad. (Montréal, 1994).

Bibliographie générale

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Georges Desrosiers, « ARMSTRONG, GEORGE ELI », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 17 déc. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/armstrong_george_eli_16F.html.

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Auteur de l'article:   Georges Desrosiers
Titre de l'article:   ARMSTRONG, GEORGE ELI
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   2017
Année de la révision:   2017
Date de consultation:   17 décembre 2017