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Titre original :  ARCHIVED - Images - Copyright/Sources - Canadian Confederation - Library and Archives Canada

Provenance : Lien


La question foncière [V. Walter Patterson] pesa sur la politique de l’île pendant près d’un siècle. Elle était difficile à résoudre et, invariablement, des réformistes cherchèrent une solution à l’Assemblée et proposèrent d’établir un tribunal d’escheat, au moyen duquel la couronne pourrait reprendre des concessions foncières si les propriétaires ne remplissaient pas les conditions d’octroi imposées en 1767 [V. George R. Dalrymple ; Robert Hodgson]. Les terres confisquées pourraient par la suite être redistribuées à des fermiers locataires. William Cooper, fermier et agent des terres, dirigea ce mouvement au cours des années 1830 et au début des années 1840 :

L’opinion radicale et intransigeante au sujet du problème des terres que Cooper exprima le 27 mars 1832 dans son premier discours important comme député de l’Assemblée l’écarta de ses collègues députés : « Plus je réfléchis au problème de l’escheat [confiscation des terres], plus il me semble évident que rien de moins qu’une confiscation générale des terres ne pourra rendre justice ni donner satisfaction aux habitants de l’île. » [...] Cooper et ses alliés politiques soutenaient que presque toutes les terres de l’île devaient être confisquées et redistribuées, en petites étendues, aux colons de bonne foi. Cette politique très alléchante qui envisageait la redistribution de presque toutes les terres de la colonie parut séduisante au peuple constitué en majeure partie de petits cultivateurs à bail qui, s’ils satisfaisaient aux exigences d’un cens électoral modeste, partageaient le droit de vote avec les francs-tenanciers.

 

Le fermier et homme politique George Coles s’opposa à l’escheat, mais appuya le gouvernement responsable :

L’obtention de la responsabilité ministérielle, que prônait Coles, fut le grand sujet des débats de la fin des années 40, et lui valut d’être projeté au premier plan de la vie politique de l’île. La lutte fut longue et dure, car ni les gens influents de l’île ni le ministère des Colonies n’étaient disposés à accorder ce genre de gouvernement : non seulement la population était-elle peu nombreuse, mais les intérêts de l’establishment dépendaient du système de la tenure des terres et ces gens redoutaient que ce ne soit là le premier problème auquel s’attaquerait un gouvernement élu par le peuple.

 

Pour obtenir plus d’information sur la politique réformiste à l’Île-du-Prince-Édouard, nous vous invitons à consulter les biographies suivantes.

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