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L’assassinat de Thomas D’Arcy McGee


Les fenians n’avaient pas de plus farouche ennemi que l’homme politique irlando-catholique Thomas D’Arcy McGee :

McGee s’opposa ouvertement au mouvement et fonda son opposition sur deux arguments : tout d’abord, il désapprouvait le projet de faire de l’Irlande une république et encourageait les Irlandais à adopter le modèle canadien d’un régime autonome à l’intérieur de l’empire britannique ; ensuite, McGee attaqua le plan des Féniens d’envahir l’Amérique britannique et il somma les Irlandais du Canada de « donner la preuve la plus évidente possible qu’un Irlandais bien gouverné devient l’un des meilleurs sujets de la loi et du Souverain ». Lorsque McGee se rendit en Irlande en 1865 à titre de délégué du Canada à l’Exposition internationale de Dublin, il prononça un discours à Wexford, ville où il avait passé sa jeunesse, et parla de la situation de l’immigrant irlandais au Canada et aux États-Unis. Il décrivit également sa carrière de rebelle irlandais comme « une folie de jeunesse ». Ce « discours de Wexford » fit une forte impression en Irlande, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada et valut à McGee de se faire traiter de transfuge et de traître à l’Irlande.

 

Après l’assassinat de McGee, le 7 avril 1868, la plupart des Canadiens présumèrent qu’il avait été victime d’un complot fenian. Le principal suspect était le tailleur Patrick James Whelan :

Moins de 20 heures après le meurtre, Whelan était arrêté. Dans sa poche, la police trouva un revolver Smith and Wesson de calibre .32 chargé à bloc […] Le 9 avril, Whelan fut accusé du meurtre […]

Les journaux notèrent les moindres détails au sujet du « tailleur aux favoris rouges ». Lors de sa première apparition devant la cour, il portait une petite cocarde verte, un gilet blanc et des boutons de manchette grenat. Le dernier jour, toutefois, il arriva vêtu de noir, et, en entendant le redoutable verdict de culpabilité, il dit, du banc des accusés : « Voilà que maintenant on me tient pour un noir assassin, et mon sang se glace. Mais je suis innocent. Je n’ai jamais versé le sang de cet homme. »

 

De nombreux nationalistes irlando-catholiques voyaient Whelan comme une victime innocente de la soif de vengeance des loyalistes et, parmi ces nationalistes, les plus militants des fenians pensaient que McGee avait eu exactement ce qu’il méritait. En revanche, la plupart des Canadiens accusaient Whelan d’être un assassin fenian et considéraient McGee comme un héros. John Fennings Taylor comptait parmi ses admirateurs :

En 1868, à la suite de l’assassinat de Thomas D’Arcy McGee*, Taylor développa l’esquisse biographique de celui-ci parue dans Portraits en une brochure élogieuse, Thos. D’Arcy McGee : sketch of his life and death. Démontrant une grande affinité pour les prophéties romantiques de McGee au sujet d’un grand dominion du Nord et la création d’une nouvelle nationalité, Taylor inséra, sur un ton approbateur, de longues citations tirées des discours passionnés de McGee sur la Confédération. Dans cet éloquent panégyrique, McGee est dépeint comme un courageux visionnaire dont le génie pour l’art oratoire avait été un dépôt sacré accordé par la divine Providence pour aider à la réalisation de la Confédération. 

 

Vous pourrez en apprendre davantage sur cet assassinat et ses répercussions en lisant les biographies suivantes.

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