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Au xixe siècle, de nombreux Canadiens avaient peur des groupes raciaux et ethniques, qu’ils considéraient comme inférieurs, et ne les aimaient pas. Des hommes politiques, tel Noah Shakespeare, de Colombie-Britannique, demandèrent la restriction de l’immigration asiatique, en particulier chinoise. Ceux qui craignaient la concurrence chinoise sur le marché du travail, ceux qui voulaient préserver le caractère britannique du Canada et ceux qui étaient ouvertement racistes formulèrent des requêtes semblables. Les préjugés du ministre de l’Intérieur et surintendant général des Affaires indiennes au sein du gouvernement de sir Wilfrid Laurier, Frank Oliver, visaient divers groupes :

Aucun sujet ne faisait parler Oliver plus souvent et plus passionnément – et avec moins de tolérance – que l’immigration. Le but d’amener des colons dans l’Ouest, affirmait-il, était d’établir « une civilisation plus évoluée et meilleure dans ce pays ». Cet objectif exigeait une collectivité de voisins « de même sensibilité ». Accueillir ceux qui n’avaient pas « un instinct progressiste » ou « une tendance civilisée » compromettait sérieusement le développement de la collectivité souhaitée. En particulier, les Galiciens (Ukrainiens) et les doukhobors [V. Peter Vasil’evich Verigin*] ne pouvaient pas être « des citoyens de ce pays comme nous aurions souhaité qu’ils le soient ». La « population slave » constituait une « meule de moulin […] accrochée à nos cous ». Pour des raisons semblables, Oliver appuyait pleinement les efforts de la Colombie-Britannique pour restreindre l’immigration chinoise et japonaise : « Vous ne voulez pas que vos fils aillent en Colombie-Britannique et entrent en compétition avec des hommes qui vivent […] comme des cochons. » Selon ses dires, les Japonais, même si on devait peut-être les préférer aux Chinois, « ne sont pas des nôtres, ils n’appartiennent pas à notre civilisation, ils ne renforcent pas notre pays, et nous sommes ici pour nous-mêmes et non pour eux ». Le gouvernement, insistait-il, devait mettre en œuvre des politiques d’immigration beaucoup plus sélectives.

 

Pour en savoir plus sur les préjugés contre les immigrants chinois durant la vie de sir John Alexander Macdonald et sur la discrimination dont souffrirent les autres immigrants, nous vous invitons à consulter les biographies suivantes.

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